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  • BAMBERG 70 ANS

    L'Orchestre symphonique de Bamberg (Bamberger Symphoniker), aussi dénommée Bayerische Staatsphilharmonie, puisque soutenu et financé par le Land de Bavière, fête ses 70 ans d'existence. Une naissance en 1946 dans cette petite ville bavaroise, proche de Bayreuth, dans les circonstances particulières de l'après-guerre. Il est en grande part issu de l'Orchestre philharmonique allemand de Prague, contraint de se dissoudre à la fin de la Seconde Guerre mondiale (https://de.wikipedia.org/wiki/Bamberger_Symphoniker).

    Deutsche Grammophon a réuni une belle collection de 17 CD, souvent parus sous d'autres labels, avec un grand nombre d'inédits et de prises de concerts. À l'évidence, les Bamberger Symphoniker perpétuent une tradition d'excellence dans le répertoire germanique, aucune incursion du côté des Français ou des Russes, mais une sorte d'évidence dans Brahms, Bruckner, Mahler ou Mozart. Et à l'exception de l'actuel directeur musical, le Britannique Jonathan Nott, une fonction quasi exclusivement détenue par des chefs allemands.

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  • UTO UGHI ou LE SOLEIL DE L'ITALIE

    Certaines carrières sont étranges, comme si d'invisibles frontières cantonnaient de grands artistes à leurs patries d'origine ou d'adoption. Ainsi le violoniste italien Uto UGHI, qui a fêté ses 70 ans au début de cette année, n'a-t-il jamais eu, hors d'Italie et de quelques pays d'Europe centrale, la notoriété - relative - de son quasi-contemporain Salvatore ACCARDO. Et pourtant il a enregistré avec les plus grands comme Sawallisch ou Giulini. La branche italienne de SONY lui rend un bel hommage par un coffret de 18 CD à petit prix (disponible sur www.amazon.it) qui donne un superbe panorama d'une carrière constamment placée sous le signe de l'exigence et d'une sensualité toute latine.

    CD 1-2 BACH Sonates et partitas

    CD 3-4 VIVALDI Concertos op.8 (dont Les quatre saisons)*

    CD 5-7 MOZART Concertos pour violon*

    CD 8 BEETHOVEN Concerto violon (Sawallisch, OS Londres) + Sonate violon n°5 "Printemps" (Sawallisch, piano)

    CD 9-10 BEETHOVEN Sonates violon 7,9,10 (Sawallisch, piano) / MENDELSSOHN Concerto n°2 violon (Prêtre, OS Londres)

    CD 11-12 PAGANINI Concertos 1,2,4 / VIOTTI Concerto n°22*

    CD 13-14 SCHUMANN Concerto violon (Sawallisch, OS radio bavaroise), Sonates 1 et 2 (Sawallisch, piano) / DVORAK Concerto violon, Pièces romantiques, Romance (Slatkin, Philharmonia)

    CD 15-16 BRUCH concerto n°1 (Prêtre, OS Londres) / BRAHMS concerto (Sawallisch, Philharmonia) / TCHAIKOVSKI Concerto + Méditation (Sanderling, OS Londres) / SARASATE Fantaisie sur Carmen*, Airs bohémiens (Masi, piano)

    CD 17-18 "Le trille du diable" (Paganini, Brahms, Sarasate, Dvorak…) + "Le violon romantique" (Beethoven, Kreisler, Massenet, Dvorak, Wieniawski…)

    *Uto Ughi dirige l'orchestre de chambre de Santa Cecilia de Rome.

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  • BRAHMS : CONCERTO POUR PIANO N°1

    Passionnante séance d'ECOUTER LA MUSIQUE mercredi à Liège, autour de l'œuvre programmée dans les concerts de l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège (hier à Liège, samedi à Namur) : le 1er concerto pour piano de BRAHMS.

    Considérable est la difficulté de choisir parmi les dizaines de versions proposées de ce monument de la littérature concertante. Certains chefs et certains pianistes ayant, de surcroît, remis plusieurs fois l'ouvrage sur le métier : George Szell six fois, Claudio Arrau, Maurizio Pollini, Stephen Kovacevich, Rudolf Serkin, Arthur Rubinstein, et j'en oublie sûrement, au moins deux fois...

    Je m'en suis tenu à quatre versions, considérées à des titres divers, comme des références. Et les auditeurs n'ont pas été déçus, loin s'en faut. Précision utile : j'ai exclu de cette écoute la version de Nicholas ANGELICH - le soliste de ces concerts - non pas qu'elle ne me plaise pas, mais c'est un principe de nos séances de ne jamais inclure les disques de nos invités, pour ne pas fausser la comparaison.

    Première version écoutée, le mythique enregistrement, multi-réédité, de Claudio ARRAU avec le Philharmonia et Carlo-Maria GIULINI (EMI/Warner) : décevant, pianiste et chef semblent ne pas jouer la même partition.

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    Deuxième version, un enregistrement rarement cité parmi les références, une excellente surprise : tout y est admirable, la conception alerte, romantique, du chef comme du soliste, la beauté de l'orchestre et du piano, la précision de la prise de son. Stephen KOVACEVICH avec Wolfgang SAWALLISCH et l'Orchestre Philharmonique de Londres (1991).

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    Troisième version, un  cran nettement en-dessous de la deuxième, même si orchestre et soliste sont admirables, mais la vision paraît moins creusée, plus uniforme : Nelson FREIRE et Riccardo CHAILLY à la tête du Gewandhaus de Leipzig (2006/Decca)

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    La version de 1962 de Clifford CURZON et George SZELL avec le London Symphony (Decca) reste une des plus impressionnantes et des plus poétiques à la fois, l'Adagio central est pris très lentement, mais Szell lui donne une densité formidable. Une référence indétrônée !

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    Bien entendu, il faut écouter le disque de Nicholas ANGELICH, surtout après l'extraordinaire concert d'hier soir.

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  • L'AUTRE STRAUSS

    Belle aubaine pour les discophiles, le sesquicentenaire de la naissance de Richard STRAUSS (1864-1949) - aucun lien de parenté avec la famille Johann, Josef, Eduard STRAUSS à l'honneur du Concert de Nouvel An - a déjà provoqué de magnifiques rééditions à prix cassé.

    Il y a plusieurs mois déjà, BRILLIANT CLASSICS a ouvert le feu avec un coffret de 35 CD particulièrement bien composé, avec beaucoup de versions de référence :

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     CD 1-9 : Oeuvres concertantes et orchestrales dans la fameuse version de Rudolf KEMPE et la Staatskapelle de Dresde

    CD 10-14 : Toute la musique de chambre avec les solistes de l'opéra de Bavière et un pianiste de choc, Wolfgang SAWALLISCH

    CD 15-18 : Musique pour piano et harmonium, mélodrames autour de la pianiste Begonia MRONGOVIA

    CD 19 : Oeuvres chorales dir. Michel PLASSON

    CD 20-22 : Le Chevalier à la Rose dans la version légendaire de KARAJAN/Philharmonia/SCHWARZKOPF/LUDWIG/STICH-RANDALL/EDELMANN

    CD 23-24 : Elektra - SINOPOLI/Vienne/MARC, VOIGT, SCHWARZ, RAMEY, JERUSALEM

    CD 25-26 : Salomé - BÖHM/opéra Hambourg/JONES, FISCHER-DIESKAU, CASSILLY, DUNN

    CD 27-28 : Ariane à Naxos - SINOPOLI/Dresde/VOIGT, DESSAY, von OTTER, HEPPNER

    CD 29-31 : La Femme sans ombre - KEILBERTH/opéra Bavière/THOMAS, BJONER, MÖDL, BORKH, FISCHER-DIESKAU

    CD 32 : Jour de Paix (Friedenstag) - SINOPOLI/Dresde/VOIGT, DOHMEN

    CD 33 : Mélodies / SHIRAI, HÖLL

    CD 34 : Mélodies accompagnées par Richard STRAUSS 

    CD 35 : Vier letzte Lieder + Mélodies / MARGIONO, DE WAART

    WARNER - nouvelle appellation d'EMI Classics ! - a puisé, pour une grande partie, dans le même fonds exceptionnel, pour deux coffrets tout aussi remarquables.

    L'intégrale de l'oeuvre symphonique et concertante dans la même version KEMPE/DRESDE a fait, nous dit-on, l'objet d'une remasterisation. A ce prix, c'est un INDISPENSABLE de toute discothèque

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    Même réussite pour un coffret d'opéras extrêmement complet (22 CD), et avec un choix de versions légèrement différent du coffret Brilliant, mais de tout premier plan également :

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    Karajan pour Le Chevalier à la Rose et Salomé, Kempe pour Ariane à Naxos, Haitink pour Daphné, Janowski pour La Femme silencieuse, et Sawallisch et ses troupes munichoises pour tout le reste, c'est-à-dire Elektra, Intermezzo, Capriccio, La Femme sans ombre et Jour de Paix !

    Pour le moment, on ne trouve qu'en Allemagne un excellent coffret de 8 CD de l'oeuvre orchestrale puisé dans le fonds Deutsche Grammophon et Decca pour l'essentiel :

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    Les grands chefs et orchestres straussiens sont à l'honneur, Vienne, Berlin, Dresde avec Böhm, Sinopoli, Maazel, Previn.

    Karajan, autre magicien de l'orchestre straussien, a déjà bénéficié d'une réédition en coffret économique de ses Strauss :

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    2014 verra fleurir encore d'autres éditions et rééditions, mais avec ces premières salves, on a vraiment de quoi constituer une discothèque idéale de l'oeuvre de Richard STRAUSS