byron janis

  • RACHMANINOV ET MARILYN

    https://www.youtube.com/watch?v=pCiwEO_6xS0

    L'exclamation extatique de Marilyn Monroe ("Rachmaninov"!) sur fond de Deuxième concerto pour piano de Rachmaninov, dans Sept ans de réflexion, a sans doute contribué à renforcer la célébrité d'une oeuvre qui a pu éclipser les autres pièces concertantes du compositeur russe (1873-1943).

    Pour faire le point sur la discographie des 4 concertos de Rachmaninov, je me suis essayé à une sorte de "tribune participative" sur Facebook, en demandant à mes "amis", dont plusieurs sont d'illustres signatures de la presse musicale, leurs préférences, leurs références. Qui rejoignent pour l'essentiel les miennes, avec quelques propositions originales.

    Mon classement est subjectif, il met en valeur des versions parfois restées dans l'ombre ou moins célébrées que d'autres. Hors catégorie d'abord, la version du compositeur lui-même au piano (RCA)

    1. Zoltan KOCSIS / Edo DE WAART, San Francisco Symphony (Philips/Decca 1990). Souvent plus proche de Bartok ou Prokofiev, loin des alanguissements romantiques, une vision très moderne, électrique, fouillée. Un régal

     

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    2. Rafael OROZCO / Edo DE WAART, Royal Philjharmonic (Philips/Decca 1973). L'un des plus grands virtuoses du XXème siècle, trop tôt disparu, l'édition du centenaire, avec le même chef. 

    3. Earl WILD / Jasha HORENSTEIN, Royal Philharmonic (Chandos/Brilliant 1964). Une fougue partagée, un romantisme assumé.

    4. Agustin ANIEVAS / Atzmon, Ceccato (Warner 1971). Un pianiste new yorkais - 81 ans - dont les mélomanes conservent précieusement les très beaux disques Chopin, Liszt et Rachmaninov réalisés au début des années 70.

    5. Peter RÖSEL / Kurt SANDERLING, Berliner Sinfonie-Orchester (Berlin Classics, 1981. Sans doute la vision la plus proche de celle du compositeur, pas d'épanchement inutile, un très grand pianiste (est-allemand) méconnu et le grand chef rachmaninovien. Magnifique prise de son.

    Citées également les versions à connaître de Stephen HOUGH / Andrew LITTON (Hyperion), Howard SHELLEY/Bryden THOMSON (Chandos), Vladimir ASHKENAZY / Andre PREVIN (Decca).

    Bien sûr une quantité impressionnante de versions séparées (Byron JANIS, pour les 1,2,3 par exemple), et pour moi la plus extraordinaire, fabuleuse d'énergie, de virtuosité, d'élan, du 2e concerto et de la Rhapsodie Paganini, Julius KATCHEN avec, plus électrique que jamais, Georg SOLTI (Concerto) et Adrian BOULT (Rhapsodie)

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