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  • BRAHMS : CONCERTO POUR PIANO N°1

    Passionnante séance d'ECOUTER LA MUSIQUE mercredi à Liège, autour de l'œuvre programmée dans les concerts de l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège (hier à Liège, samedi à Namur) : le 1er concerto pour piano de BRAHMS.

    Considérable est la difficulté de choisir parmi les dizaines de versions proposées de ce monument de la littérature concertante. Certains chefs et certains pianistes ayant, de surcroît, remis plusieurs fois l'ouvrage sur le métier : George Szell six fois, Claudio Arrau, Maurizio Pollini, Stephen Kovacevich, Rudolf Serkin, Arthur Rubinstein, et j'en oublie sûrement, au moins deux fois...

    Je m'en suis tenu à quatre versions, considérées à des titres divers, comme des références. Et les auditeurs n'ont pas été déçus, loin s'en faut. Précision utile : j'ai exclu de cette écoute la version de Nicholas ANGELICH - le soliste de ces concerts - non pas qu'elle ne me plaise pas, mais c'est un principe de nos séances de ne jamais inclure les disques de nos invités, pour ne pas fausser la comparaison.

    Première version écoutée, le mythique enregistrement, multi-réédité, de Claudio ARRAU avec le Philharmonia et Carlo-Maria GIULINI (EMI/Warner) : décevant, pianiste et chef semblent ne pas jouer la même partition.

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    Deuxième version, un enregistrement rarement cité parmi les références, une excellente surprise : tout y est admirable, la conception alerte, romantique, du chef comme du soliste, la beauté de l'orchestre et du piano, la précision de la prise de son. Stephen KOVACEVICH avec Wolfgang SAWALLISCH et l'Orchestre Philharmonique de Londres (1991).

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    Troisième version, un  cran nettement en-dessous de la deuxième, même si orchestre et soliste sont admirables, mais la vision paraît moins creusée, plus uniforme : Nelson FREIRE et Riccardo CHAILLY à la tête du Gewandhaus de Leipzig (2006/Decca)

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    La version de 1962 de Clifford CURZON et George SZELL avec le London Symphony (Decca) reste une des plus impressionnantes et des plus poétiques à la fois, l'Adagio central est pris très lentement, mais Szell lui donne une densité formidable. Une référence indétrônée !

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    Bien entendu, il faut écouter le disque de Nicholas ANGELICH, surtout après l'extraordinaire concert d'hier soir.

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