BESTOFCLASSIC - Page 5

  • DECCA SOUND

    Autant j'ai été plus que dubitatif sur l'utilité des deux coffrets que Deutsche Grammophon a publiés à l'occasion de son... 111e anniversaire (ça ne s'invente pas !), autant je trouve que le très beau coffret de 50 CD publié par DECCA sous le titre "The DECCA Sound" est d'une totale pertinence.

    Pas véritablement d'inédit, mais des enregistrements qui, pour certains, étaient devenus difficiles à trouver, et surtout, pour les gravures les plus anciennes (fin des années 50, début 60) un magnifique remastering qui permet de redécouvrir la somptuosité légendaire des prises de son Decca de l'époque... sans le souffle de bande qu'on avait oublié de gommer sur les premiers CD réédités.

    Des galettes avec pochette originale, mais copieusement complétées par rapport aux LP d'origine.

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    CD 1 ANSERMET Falla: Le tricorne • Debussy: Images 

    CD 2 ARGENTA España • Tchaikovski: Concerto pour violon

    CD 3 ASHKENAZY Rachmaninov: Concerto 3 (dir. Fistoulari) • Sonate n°2

    CD 4 ASHKENAZY Sibelius Symphonie n°1 • Moussorgski (orch.Ashkenazy!) : Tableaux d'une exposition

    CD 5 BARTOLI (avec Andras Schiff) : Chansons italiennes

    CD 6 BELL Concertos Barber, Bloch, Walton  

    CD 7 BLOMSTEDT R. Strauss: Eine Alpensinfonie 

    CD 8 BÖHM Bruckner 4 

    CD 9 BOSKOVSKY: New Year’s Day Concert 1979 

    CD 10 BRITTEN War Requiem 

    CD 11 CHAILLY Messiaen: Turangalîla-symphonie 

    CD 12 Kyung Wha CHUNG Bruch & Mendelssohn Concertos, Bruch Fantaisie écossaise

    CD 13 CURZON Mozart: Piano Concertos 20 & 27 (dir. Britten)

    CD 14 DOHNÁNYI Schoenberg, Berg & Webern 

    CD 15 DORATI Stravinsky: L’Oiseau de feu • Le Sacre du printemps 

    CD 16 DUTOIT Ravel: Ma Mère l’oye • Boléro

    CD 17 FLEMING Opera scenes (dir. Solti)

    CD 18 FREIRE Brahms: Concerto 1 • Schumann: Carnaval 

    CD 19 HAITINK Chostakovich Symphonies 5 & 9 

    CD 20 HOGWOOD Purcell: Dido and Aeneas 

    CD 21 Janine JANSEN Britten & Beethoven Concertos violon

    CD 22 KARAJAN Holst: The Planets 

    CD 23 KATCHEN Bartók & Prokofiev Concertos 3 • Ravel sol M

    CD 24 KERTÉSZ Dvorák: Symphonies 8 et 9

    CD 25 KING’S COLLEGE CHOIR & ST JOHN’S COLLEGE CHOIR Haydn: Nelson Mass & Paukenmesse 

    CD 26 LARROCHA Granados: Goyescas • Falla: Noches en los jardines de España 

    CD 27 LEMPER Berlin Cabaret Songs 

    CD 28 LUPU Beethoven: Moonlight, Pathétique & Waldstein Sonatas

    CD 29 MAAG Mendelssohn: A Midsummer Night’s Dream • Symphony 3 

    CD 30 MAAZEL Respighi: Feste Romane • Pini di Roma • Rimsky-Korsakov Shéhérazade

    CD 31 MACKERRAS Janácek: Sinfonietta, Tara Bulba The Cunning Little Vixen Suite 

    CD 32 MARRINER Tchaikovski: Serenade  • Souvenir de Florence 

    CD 33 MARTINON Ibert: Divertissement • Borodine Symphonie 2 

    CD 34 MEHTA Varèse Amériques • Ives symphonie 2 

    CD 35 MONTEUX Ravel: Daphnis et Chloë • Elgar: Enigma Variations 

    CD 36 MÜNCHINGER Bach: Magnificat • Cantatas 10 & 140 

    CD 37 NILSSON: Wagner: Der Ring des Nibelungen – scenes

    CD 38 PAVAROTTI The Three Tenors in Concert 1990 

    CD 39 PAVAROTTI Puccini: Turandot – highlights 

    CD 40 PICKETT Susato: Dansereye 

    CD 41 ROGÉ Saint-Saëns:  Concertos 2, 4 & 5 (dir. Dutoit)

    CD 42 ROUSSET Pergolesi: Stabat Mater 

    CD 43 SCHIFF Bach: Goldberg Variations 

    CD 44 SOLTI Romantic Russia • Suppé 4 Ouvertures

    CD 45 SOLTI Mahler 8 

    CD 46 SUTHERLAND/PAVAROTTI/HORNE Live from Lincoln Center 

    CD 47 TAKÁCS QUARTETT Beethoven: Quatuors opp.95, 130 & 133 

    CD 48 TEBALDI Puccini: La fanciulla del West – highlights

    CD 49 WIENER OKTETT Mendelssohn: Octuor • Beethoven: Septuor

    CD 50 WINCHESTER CATHEDRAL CHOIR / BRYN TERFEL Walton: Belshazzar’s Feast 

  • BRAHMS : PREMIER CONCERTO POUR PIANO

     

    Hélène Grimaud jouait ce samedi soir à Liège le 1er concerto de Brahms (avec l'Orchestre national de Belgique et Walter Weller). Oeuvre longue (plus de 50 minutes) et redoutable. Hélène Grimaud est d'ailleurs l'une des seules femmes pianistes que je connaisse qui surmonte les difficultés de ce concerto. Elle en a d'ailleurs laissé un très bel enregistrement avec le regretté Kurt Sanderling. J'ai beau chercher, je ne trouve dans la discographie aucune autre version féminine !

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    Comme l'a expliqué Jean-Marc Onkelinx sur son blog, l'oeuvre pose de multiples problèmes à ses interprètes. Ce qui peut expliquer qu'en concert on reste souvent frustré en tant qu'auditeur.

    Au disque, les très bonnes versions ne sont pas légion non plus. Dans l'ordre de mes préférences :

    L'indétrônable George Szell survolté, avec un Clifford Curzon souverain (et une prise de son parfaite)

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    Le même George Szell a laissé deux autres enregistrements passionnants, avec deux pianistes légendaires, Rudolf Serkin et Leon Fleisher.

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    J'évoque le chef d'orchestre en premier, tant le discours orchestral est essentiel (et sûrement pas réduit à un rôle d'accompagnement) dans cette vaste "symphonie concertante".

    Autre version phénoménale, celle d'Arrau et Giulini captée au début des années 1960 (préférable au "remake" d'Arrau avec Haitink) :

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    On sautera sur l'occasion de trouver, rassemblés en un coffret tout récent, tous les concertos enregistrés par Radu Lupu pour Decca, et notamment un 1er de Brahms où le pianiste roumain est pleinement à son affaire.

    Autre immense pianiste, contemporain de Lupu, Stephen Kovacevich (ex-Bishop) qui, à vingt ans d'intervalle, a gravé deux versions racées, nerveuses, magnifiquement accompagné par Colin Davis et Wolfgang Sawallisch.

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    On ne peut faire l'impasse sur la version hautaine, granitique et puissante de Gilels, qui bénéficie du formidable "accompagnement" de Jochum, Brahmsien d'exception :

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    J'aurais aimé recommander sans réserve les versions toutes récentes de pianistes que j'aime beaucoup, Cédric Tiberghien (chez Harmonia Mundi) et Nicholas Angelich (Virgin). Ils ne bénéficient malheureusement ni l'un ni l'autre de partenaires à la hauteur de leur inspiration (Belohlavek pour Tiberghien, Paavo Järvi pour Angelich).

  • RICHARD STRAUSS

    Deutsche Grammophon réédite en un coffret de 5 CD l'essentiel des enregistrements réalisés par Karajan des oeuvres symphoniques de Richard STRAUSS

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    On a sélectionné les versions les plus récentes de certaines oeuvres que le chef autrichien avait déjà enregistrées dans les années 1970. Prises de son supérieures et interprétations plus fouillées, moins clinquantes.

    CD 1 : Ainsi parlait Zarathoustra, Don Juan, Concerto pour hautbois (Lothar Koch)

    CD 2 : Don Quichotte (Antonio Meneses), Till Eulenspiegel, Danse des sept voiles de Salomé

    CD 3 : Une vie de héros, Mort et transfiguration

    CD 4 : Symphonie alpestre, Concerto pour cor n°2 (Norbert Hauptmann)

    CD 5 : Vier letzte Lieder, Die heiligen drei Könige, Scène finale de Capriccio (Anna Tomowa-Sintow), Métamorphoses

    La Philharmonie de Berlin est superlative. Très beau témoignage du dernier Karajan.

    Ce coffret ne détrône pas la somme léguée par Rudolf Kempe à la tête du plus straussien des orchestres, la Staatskapelle de Dresde.

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    On peut aimer la rigueur altière de Karl Böhm, plus souvent exceptionnel dans les opéras que dans le corpus symphonique de Richard Strauss.

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    P.S. Comme me le fait remarquer l'honorable commentateur ci-dessous, il manque à ce palmarès sans doute le plus grand straussien du XXème siècle, Fritz Reiner, dont les enregistrements légendaires - dans une somptueuse stéréo des années 50 - ont justement été réédités il y a quelques mois dans un coffret très bon marché :

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  • CHARLES MUNCH

    Dans la galerie des grands chefs du XXème siècle, Charles Munch n'occupe pas, à mon sens, toute la place qui devrait être la sienne. Une des premières. Et pas seulement pour le répertoire français - Berlioz, Debussy, Ravel - dans lequel il excellait bien sûr.

    On est heureux de voir son éditeur historique, RCA, ressortir une partie importante de son legs discographique, les Beethoven, Brahms, Dvorak, Tchaikovski, etc. Dans des prises de son d'anthologie.

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    CD 1 : WAGNER, extraits du Ring et de Tristan et Isolde (avec Eileen FARRELL)

    CD 2 : TCHAIKOVSKI, Symphonie n°4, Sérénade pour cordes

    CD 3 : TCHAIKOVSKI, Symphonie n°6, Roméo et Juliette

    CD 4 : TCHAIKOVSKI, Concerto pour violon (avec Henryk SZERYNG), Francesca da Rimini

    CD 5 : DVORAK, Symphonie n°8, Concerto pour violoncelle (avec Gregor PIATIGORSKI)

    CD 6 : MAHLER, Lieder eines fahrenden Gesellen, Kindertotenlieder (avec Maureen FORRESTER)

    CD 7 : R.STRAUSS, Till Eulenspiegel, Don Quichotte (avec Gregor PIATIGORSKI)

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    BRAHMS: Symphonies 1, 2, 4, Ouverture tragique, Concerto pour piano n°1 (avec Gary GRAFFMAN), Concerto pour piano N°2 (avec Artur RUBINSTEIN) MENDELSSOHN: Symphonies n°3,4,5, Concerto pour violon (avec Jasha HEIFETZ), SCHUBERT: Symphonies n°2, 8, 9, SCHUMANN : Symphonie n°1, ouvertures de Manfred, Genoveva.

     

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    Incontournable évidemment, le coffret Berlioz/Munch

  • LES SYMPHONIES DE BEETHOVEN, D'AUTRES INTEGRALES

    Les intégrales des symphonies de Beethoven ne se comptent plus, mais les critiques comme les guides discographiques en restent peu ou prou toujours aux mêmes "références", laissant de côté - injustement - des versions originales, moins célèbres, et pourtant de première qualité.

    Ainsi on pourrait proposer comme alternative aux Furtwängler, Toscanini, Karajan, Klemperer, Norrington, Gardiner, la liste suivante. Sans ordre particulier de préférence.

    PIERRE MONTEUX avec LONDRES et VIENNE (DECCA)

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    WALTER WELLER avec BIRMINGHAM (CHANDOS)

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    CHARLES MACKERRAS avec LIVERPOOL (EMI)

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    BRUNO WALTER (SONY)

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    THOMAS DAUSGAARD avec l'Orchestre de chambre suédois (SIMAX)

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    COLIN DAVIS avec la STAATSKAPELLE de DRESDE (reparution en septembre chez NEWTON Classics)

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    ANDRÉ CLUYTENS et BERLIN (EMI)

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    RICCARDO MUTI avec PHILADELPHIE (EMI)

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    HERBERT BLOMSTEDT avec DRESDE (BRILLIANT)

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  • SAINT-SAËNS CONCERTOS POUR PIANO

    L'avant-dernière Tribune des critiques de disques de France-Musique - l'émission est supprimée dans la grille de rentrée ! - diffusée le 27 juin dernier, était consacrée au 4e concerto pour piano de Saint-Saëns. François Hudry m'avait convié, avec Antoine Pecqueur et Rodolphe Bruneau-Boulmier, à l'écoute comparée de cette oeuvre.

    L'occasion de faire le point ici de la discographie des 5 concertos que Camille Saint-Saëns a écrits pour son instrument de prédilection : le compositeur français était lui-même un pianiste extrêmement virtuose.

    La version du 4e concerto qui nous a tous très heureusement surpris - virtuosité éclatante et poésie du pianiste, commentaire orchestral précis, raffiné et engagé - est celle de Jean-Philippe COLLARD et d'André PREVIN dirigeant le Royal Philharmonic. Prise de son de référence.

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    Immédiatement après, même si l'enregistrement sonne moins large et profond, une version justement remarquée à sa sortie, celle du fantastique pianiste anglais Stephen Hough et de l'orchestre de Birmingham dirigé par Sakari Oramo (Hyperion)

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    L'intégrale réalisée pour Decca par Pascal Rogé et Charles Dutoit est d'une neutralité insuffisante pour convaincre.

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    On ne peut malheureusement pas recommander les deux autres intégrales disponibles sur le marché, pour des raisons opposées d'ailleurs.

    La version longtemps citée comme une référence, d'Aldo Ciccolini et de Serge Baudo avec l'Orchestre de Paris, souffre d'une prise de son épouvantable, d'un orchestre qui sonne souvent faux et brouillon. Même problème de prise de son catastrophique à Toulouse, avec l'orchestre du Capitole pourtant dirigé avec sa fougue habituelle par Michel Plasson, mais un pianiste vraiment pâle et peu inspiré, Philippe Entremont.

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  • BACH AU PIANO

    Depuis des décennies, on nous présente les interprétations de Bach par Glenn Gould comme le nec plus ultra. Son éditeur (CBS puis SONY) ne sait plus comment "rhabiller" ce précieux fond de catalogue. Dernier avatar en date ce coffret :

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    Personnellement je n'ai jamais supporté ce jeu proche d'une machine à écrire, prétendument "objectif". 

    D'autres pianistes se sont risqués à enregistrer Bach sur un piano moderne, avec des bonheurs divers.

    On mettra en tête de liste la regrettée Tatiana Nikolaieva, l'une des rares Russes à s'être intéressée avec autant d'imagination que de talent à ce corpus formidable, notamment les deux livres du Clavier bien tempéré

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    Je ne partage pas du tout l'enthousiasme d'une certaine critique pour les Bach de Sviatoslav Richter, pourtant génial et immense interprète. Son intégrale du Clavier bien tempéré, maintes fois rééditée, est de surcroît très mal enregistrée.

    En revanche, même si les moyens techniques ne sont plus ce qu'ils étaient, les Bach que Wilhelm Kempff a gravés au soir de sa vie sont pure poésie.

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    On n'a pas très envie de recommander l'intégrale du pianiste hongrois Andras Schiff, qui, tout à l'opposé de Glenn Gould, donne un Bach hyper-sophistiqué, presque romantique, manquant toujours de naturel et de simplicité.

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    Mais voici que le label néerlandais V.O.I.D. rassemble en un coffret de 20 CD à petit prix les gravures réalisées par le pianiste Ivo Janssen depuis une dizaine d'années et qui sont, en tous points, admirables. J'avais déjà signalé l'extraordinaire - pour moi la plus réussie - intégrale du Clavier bien tempéré, et lu avec plaisir que la critique française, anglaise et allemande avait partagé la même passion pour cet artiste qui est loin d'avoir la notoriété qu'il mérite.

    Une occasion à saisir absolument si l'on veut goûter l'oeuvre de Bach écrite pour le clavier !

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  • DANSES SYMPHONIQUES

    Je rebondis sur l'article que Jean-Marc Onkelinx consacre aux Danses Symphoniques de Rachmaninov sur son blog : http://jmomusique.skynetblogs.be/ .

    Dernier opus du pianiste/compositeur, cette symphonie qui ne dit pas son nom, en trois "mouvements", est un chef-d'oeuvre, d'une redoutable difficulté en concert. 

    La discographie de ces "Danses Symphoniques" est aujourd'hui relativement abondante, mais peu d'interprètes ont su traduire toutes les facettes de l'oeuvre. En tête de liste, les indétrônables Kondrachine et Jansons.

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    (Sur ce CD Melodia, une autre version de référence d'un autre chef-d'oeuvre de Rachmaninov Les Cloches)

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    Juste après, on placera Svetlanov et Temirkanov.

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    Pour ce qui est de la jeune génération, les Vladmir Jurowski, Vassily Petrenko ou Tugan Sokhiev, ils passent malheureusement à côté des aspects tragiques de l'oeuvre : il suffit de comparer le début de la 2e Danse, une sorte de valse lente, qui s'ouvre sur une terrible sonnerie de trompettes. Qui doit être tout sauf jolie et propre : ce doit être grinçant, glaçant. Comme le fait Kondrachine.

    On citera encore, mais pas au même niveau, les versions d'Ashkenazy (et du somptueux Concertgebouw d'Amsterdam) et d'Ormandy, l'interprète historique de Rachmaninov.

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    En dehors de ces versions orchestrales, il faut absolument écouter l'extraordinaire version pour 2 pianos due à Martha Argerich et Nelson Freire, captée "live" lors d'un récent festival de Salzbourg.

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    Et pour montrer, si besoin, qu'il n'y a pas de frontière entre les genres musicaux, on jettera une oreille à la délicieuse Night Waltz de cet autre chef-d'oeuvre qu'est la comédie musicale de Stephen Sondheim A little night music.

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    J'ignore si Sondheim s'est inspiré, consciemment ou non, de Rachmaninov, mais les parentés sont évidentes.

  • JOHANN STRAUSS EDITION

    Au nouveau directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Liège, Christian Arming, natif de Vienne, on posait la question il y a quelques jours : "Que veut dire être Viennois"? Et lui de répondre qu'il ne savait pas ce qu'était un Viennois "authentique", puisque Vienne a toujours été au carrefour des cultures et des influences germanique, tchèque, hongroise, tzigane, etc...

    S'il est un compositeur qui, plus que tout autre, illustre Vienne dans le monde entier, c'est Johann STRAUSS junior.

    Depuis une vingtaine d'années, NAXOS a entrepris de graver l'intégrale de l'oeuvre du roi de la valse viennoise (et du reste de sa famille d'ailleurs, le père Johann, les frères Josef et Eduard). En parcourant l'imposant booklet du coffret de 52 CD qui vient de paraître, on mesure l'incroyable célébrité de la dynastie Strauss dans le monde entier, et la diversité d'inspirations de celui, Johann junior, que Wagner, Brahms et bien d'autres admiraient profondément.          

    Comme dans toute intégrale, tout n'est pas de la même eau, et il y a longtemps que les valses et polkas les plus célèbres ont bénéficié de versions de référence (Kleiber, Böhm, Krauss, etc.). Mais l'essentiel de ces disques a été gravé par des chefs familiers de ce répertoire (Alfred Walter, Michael Dittrich, Peter Guth, Christian Pollack, Franz Bauer-Theussl, etc...) avec des orchestres d'excellent niveau, comme les phalanges slovaques.

    L'intérêt de ce coffret est aussi d'inclure les versions chantées, soit avec choeur d'hommes, soit par une soprano, de nombre de valses.                                                                                                                            

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  • BICENTENAIRE LISZT

    Les années 2010 et 2011 sont fastes pour les éditeurs de disques... et les discophiles. Chopin, Schumann, Mahler, et maintenant Liszt, le prototype du musicien romantique. 

    Beaucoup de rééditions prévues, chez tous les grands éditeurs. La première salve vient - comme souvent - de BRILLIANT Classics.                                                                                                                                                 

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    Tout n'est pas du même niveau, mais ce ooffret de 30 CD (+ 1 CDRom comprenant le livret) comporte bien des pépites, et même des versions de référence, comme les introuvables Etudes d'exécution transcendante de Vladimir Ovchinikov. Et, pour ce qui est des oeuvres d'orchestre, beaucoup de grandes versions hongroises depuis longtemps indisponibles.

    CD 1 : FAUST SYMPHONIE / Ferencsik

    CD 2 : DANTE SYMPHONIE + A la chapelle SIxtine / Haenchen

    CD 3-6 : Intégrale Poèmes Symphoniques / Joo

    CD 7 : 2 Episodes du Faust de Lenau + Mephisto Valse n°2 + Soszat und Hymnus Fantasie / Joo

    CD 8 : Oeuvre d'orgue / Kaiser

    CD 9 : Messe solenelle de Gran / Ferencsik

    CD 10 : Sonate + Sonnets de Pétrarque + Légende n°1 / Sun

    CD 11 : Etudes d'exécution transcendante / Ovchinikov

    CD 12-13 : Rhapsodies hongroises / Pizzaro

    CD 14 : Transcriptions de Wagner / Campanella

    CD 15 : Transcriptions de Verdi / Campanella

    CD 16 : Transcriptions / Campanella

    CD 17 : Malédiction + Fantaisie sur Lelio + De profundis / Lortie, Pehlivanian

    CD 18 : Concertos + Totentanz / Freire, Plasson

                Concerto n°3 op.posth. / Mayer, Vasary

    CD 19 : Oeuvres pour piano et orchestre / Lortie, Pehlivanian

    CD 20 à 30 Enregistrements historiques : Lazar Berman, Alfred Brendel, György Cziffra, Emil Gilels, Maria Yudina, Sviatoslav Richter, Vladimir Sofronitski, Earl Wild.

    Il faut rappeler l'aventure de toute une vie du pianiste anglais Leslie Howard et la publication par Hyperion d'un coffret de 99 CD (!!) de l'intégrale vraiment intégrale de l'oeuvre pour piano de Liszt :

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  • LE FREISCHÜTZ

    Les représentations ces jours-ci du Freischütz de Weber, dans la version en français de Berlioz, à l'Opéra-Comique de Paris (lire : http://rousseaumusique.blog.com/2011/04/08/un-freischutz-francais/ ) me donnent l'occasion de faire le point sur la discographie de cet opéra.

    Considéré comme le premier grand opéra romantique allemand, le Freischütz de Carl-Maria von Weber est un chef-d'oeuvre incontestable, qui a bénéficié d'une magnifique discographie. Ci-dessous mes références...dans l'ordre de mes préférences !

    D'abord Keilberth (1959) superbement enregistré, avec Berlin et la plus belle et émouvante Agathe qui soit, Elisabeth Grümmer (qui, elle, n'a pas la discographie qu'elle mérite !).

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    Ensuite, pour la fougue extraordinaire, la somptuosité de la Staatskapelle de Dresde, et le génie du chef Carlos Kleiber, la version enregistrée en 1973 (DGG) avec Gundula Janowitz

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    Enfin, Jochum et l'orchestre de la radio bavaroise, plus "classique" avec Irmgard Seefried, émouvante mais un peu tendue dans Agathe et surtout la merveilleuse Ännchen de Rita Streich (DGG)

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  • CARMINA BURANA

    Tandis que l'Orchestre philharmonique de Liège programme le "tube" de Carl Orff à la Salle philharmonique de Liège, on peut essayer de faire une sélection parmi les innombrables versions de CARMINA BURANA. A vrai dire, il n'est pas si aisé de réussir cette fresque, qui requiert non seulement des choeurs de premier plan, mais aussi trois solistes d'exception.

    Les récentes versions de Daniel Harding et Simon Rattle sont décevantes. 

    J'en reviens, pour ma part, toujours à mes quatre versions favorites, celle de Jochum en tête :

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    Jochum y est souverain, à la tête des forces de l'opéra de Berlin, et les solistes insurpassés : Gundula Janowitz, Gerhard Stolze et Dietrich Fischer-Dieskau.

    Exceptionnelle aussi, mais bien oubliée aujourd'hui, la version de Michael Tilson-Thomas, qui accentue la modernité de cette musique

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    Autres grandes réussites, à peu près contemporaines, celles de Riccardo Muti et d'Antal Dorati :

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  • BEECHAM EDITION

    Il n'a pas la notoriété d'un Toscanini ou d'un Furtwängler ses contemporains. Pourtant Thomas Beecham, disparu il y a 50 ans, est un chef qui, dans ses répertoires de prédilection, reste insurpassé. Mélange d'élégance british, de raffinement, et toujours de justesse stylistique. Un grand amoureux de la musique française de surcroît : c'est toujours à sa version de Carmen de Bizet qu'on revient.

    EMI publie plusieurs coffrets qu'il faut acquérir d'urgence, si on n'a pas déjà plusieurs versions de référence.

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    Tout dans ce coffret de 6 CD est absolument admirable : des versions de référence des Symphonies de Franck, Lalo, Bizet, de la Symphonie fantastique de Berlioz (petit détail amusant : quand on écoute au casque le 2e mouvement Un bal on entend distinctement un téléphone qui sonne dans la pièce à côté...), et Gounod, Saint-Saëns, Fauré, Delibes, etc.

    Autre incontournable, sans doute plus exotique pour nos oreilles continentales, le coffret consacré à la musique anglaise, essentiellement Frederic Delius - un compositeur original qui a passé l'essentiel de son existence.. en France, auquel je consacrerai un billet sur rousseaumusique.blog.com )

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    Autre coffret plus composite, avec quelques joyaux :

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    Des versions très "modernes" de la 2e et de la 7e symphonies de Beethoven, de la rare Messe en do majeur et de la musique de scène des Ruines d'Athènes, surtout de parfaites 3e, 5e et 6e symphonies de Schubert, un magnifique Heldenleben de Richard Strauss, une grandiose Faust-Symphonie de Liszt, ou encore un beau couplage Brahms (2e symphonie, Chant du destin, ouverture académique)

    Enfin, on doit mentionner un coffret Haydn/Mozart, les symphonies "londoniennes", les Saisons, les dernières symphonies de Mozart. Toujours élégant et stylé, mais pas indispensable.

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  • LE COFFRET OPL 50 BIENTOT REEDITE

    Le coffret regroupant la quasi-intégrale des enregistrements de l'OPL paru en novembre 2010 ayant été rapidement épuisé, CYPRES et l'OPL ont décidé de le rééditer pour répondre aux nombreuses demandes insatisfaites.

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    Si vous voulez être informé en priorité de la réédition de ce coffret (50 ans, 50 CD, 50 euros !), inscrivez vous sur :

    http://www.opl.be/news-article.html?tx_ttnews%5BbackPid%5D=18&tx_ttnews%5Btt_news%5D=415&cHash=a143ec2fe8

     

  • L'ENTENTE PARFAITE

    Je ne peux pas résister au plaisir de parler de ce qui n'est pas encore une intégrale (mais qui va le devenir j'en suis sûr) des SONATES POUR PIANO ET VIOLON de BEETHOVEN. Captée "live" lors de récitals donnés au célèbre Wigmore Hall au début de l'année 2010 par Cédric TIBERGHIEN et Alina IBRAGIMOVA.

    Le premier volume, très généreux (plus de 80 minutes de musique !) comportait 4 sonates (op.12/1, op.23, op.30/2 et 3), le second qui vient de sortir comprend l'opus 26 (le Printemps), l'opus 12/2 et l'opus 96. 

    C'est, à mes yeux (et à mes oreilles !), l'une des plus belles réussites au disque de ce corpus essentiel.. et si difficile de Beethoven. La prise de risque, la virtuosité des deux interprètes, leur parfaite entente, le rayonnement de leur jeu, sont en tous points admirables. 

    Précipitez vous sur ces précieux disques (vendus à petit prix de surcroît). 

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  • LES SYMPHONIES DE SCHUMANN

    Un point sur l'abondante discographie des Symphonies de SCHUMANN, avant que ne s'achève l'année du bicentenaire de sa naissance. Pour une fois on fera un classement, très subjectif, des versions à garder dans une "discothèque idéale", et de celles qu'on peut éviter même si elles sont signées d'illustres chefs.

    Les Anglais republient au compte-gouttes les légendaires bandes Westminster, gravées à Londres au milieu des années 50. Une stéréo parfaite, un rendu un peu sec, voire acide. Dans ce cadre on (re)découvre une intégrale des symphonies de Schumann due à Adrian Boult, qu'on n'attend pas vraiment dans ce répertoire. Tout à fait étonnant, des tempi légers, souvent très rapides (peut-être les plus vifs de toute la discographie). Rien de pesant, ni de "germanique".

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    On aime beaucoup les deux versions Bernstein, avec une préférence pour les gravures new-yorkaises (notamment une 3e Rhénane d'anthologie).

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    Grandeur et pudeur se côtoient dans la très belle vision d'Armin Jordan et de son Orchestre de la Suisse Romande (qu'on trouve soit sous étiquette WARNER/APEX soit sous CASCAVELLE)                                                                                                                                                                     

    J'aime beaucoup la fraîcheur de la vision du jeune Zubin Mehta et la sonorité inimitable des Wiener Philharmoniker

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    En revanche, quelle raideur, quelle énergie sans poésie chez Solti avec les mêmes Philharmoniker

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    Autre déception, Karajan, qui monumentalise ces symphonies, leur donnant un poids et un empois qui n'ont rien de fébrile ni de romantique

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    A force de tenir toujours une sorte de juste milieu, Kubelik nous ennuie vite

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    Reste Sawallisch, sauvé par la somptuosité de la Staatskapelle de Dresde, trop souvent prévisible et un peu timoré. Même si le tout a de l'allure, et en particulier l'Ouverture, Scherzo et Finale, dont on a ici la version de référence.

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  • MAHLER PAR INTERNET

    Il me semble que c'est une première : DEUTSCHE GRAMMOPHON publie un coffret de l'intégrale des symphonies de MAHLER composée d'après les votes des internautes ! THE MAHLER PEOPLE'S EDITION.

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    Abonné à la newsletter d'Universal, je me rappelle avoir été sollicité, il y a quelques mois, de faire mon choix parmi les nombreuses versions du catalogue DGG/DECCA/PHILIPS. Je n'ai pas voté, mais ce coffret ne manque pas d'originalité ni de pertinence. A ce prix, c'est une aubaine.. et un beau cadeau pour les fêtes de fin d'année.

    Détail du coffret :

    CD 1 Symphonie n°1 / Kubelik orch.radio bavaroise

    CD 2 Symphonie n°2 / Cotrubas, Ludwig, Mehta, orch.phil. Vienne

    CD 3-4 Symphonie n°3 / Larsson Abbado orch.phil. Berlin

    CD 5 Symphonie n°4 / Mathis, Karajan orch.phil. Berlin

    CD 6 Symphonie n°5 / Bernstein orch.phil. Vienne

    CD 7-8 Symphonie n°6 / Bernstein orch.phil. Vienne

    CD 9 Symphonie n°7 / Bernstein orch.phil.Vienne

    CD 10 Symphonie n° 8 / Auger, Harper, Minton, Popp, Watts, Kollo, Shirley-Quirk, Talvela, Solti orch.symph. Chicago

    CD 11-12 Symphonie n°9 / Giulini orch.symph.Chicago

    CD 13 Symphonie n°10 / Chailly orch.radio Berlin 


     


  • VIEUXTEMPS : LES SEPT CONCERTOS POUR VIOLON

     

    Les sorties se suivent et ne se ressemblent pas. Quoique...

    Après le coffret des 50 CD de l'OPL - qui devrait être disponible cette semaine dans tous les points de vente habituels après un peu de retard dans la distribution - sort un coffret de 3 CD des CONCERTOS POUR VIOLON de VIEUXTEMPS.

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    Cette publication est originale à plus d'un titre.

    On y trouve les sept concertos qu'Henry Vieuxtemps(1820-1881) a écrits pour son instrument et qui lui valurent non seulement la célébrité en Europe (et en Amérique) mais aussi l'admiration de ses contemporains comme Berlioz. Vieuxtemps est un peu passé de mode dans les salles de concert et au répertoire des violonistes.

    Au cours d'un déjeuner à l'été 2009 avec Bernard de Launoit, président du comité exécutif de la Chapelle musicale Reine Elizabeth, celui-ci me fait part d'un projet un peu fou : faire enregistrer à la "crème" des violonistes élèves ou anciens élèves de la Chapelle l'intégrale des concertos de Vieuxtemps. Il me parle d'un orchestre étranger avec lequel il est en contact. Je lui réponds que je ne vois aucun autre orchestre plus qualifié que l'orchestre de Liège pour cette entreprise ! Nous trouvons une période - juillet 2010 -, nous nous mettons d'accord sur le chef capable (et disponible !) de mener à bien un projet délicat, la plupart des solistes ayant très peu d'expérience.

    Augustin Dumay parraine le projet et viendra personnellement superviser l'enregistrement. En juillet, dans le cloître du Musée de la Vie Wallonne à Liège, on donnera deux des sept concertos dans le cadre de "L'orchestre l'été". 

    Aline Blondiau, aux commandes de la prise de son, a une fois de plus réalisé des prodiges.

    Voici le détail des oeuvres et des interprètes

    Henri Vieuxtemps
    Concerto n° 1 en mi majeur, pour violon et orchestre, op. 10
     Vineta Sareika, violon

    Henri Vieuxtemps
    Concerto n° 2 en fa dièse mineur, pour violon et orchestre, op. 19
     Hrachya Avanesyan, violon

    Henri Vieuxtemps
    Concerto n° 3 en la majeur, pour violon et orchestre, op. 25
     Nikita Boriso-Glebsky, violon

    Henri Vieuxtemps
    Concerto n° 4 en ré mineur, pour violon et orchestre, op. 31
     Lorenzo Gatto, violon

    Henri Vieuxtemps
    Concerto n° 5 en la mineur, pour violon, op. 37
     Yossif Ivanov, violon

    Henri Vieuxtemps
    Concerto n° 6, pour violon et orchestre
     Jolente De Maeyer, violon

    Henri Vieuxtemps
    Concerto n° 7, pour violon et orchestre, op. 49
     Harriet Langley, violon

    L'orchestre philharmonique royal de Liège est dirigé par Patrick Davin.

  • OPL 50 ANS

    Cyprès publie ces jours-ci un imposant coffret de 50 CD marquant le 50ème anniversaire de l'Orchestre philharmonique de Liège et comprenant la quasi-totalité des enregistrements parus en disques et en CD.

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    Beaucoup d'inédits ou d'enregistrements indisponibles depuis longtemps. Un répertoire impressionnant.

    Le détail de ce coffret :

    CD 1 : JONGEN Concerto pour harpe (Flour/Quinet), FRANCK, Le chasseur maudit, les Eolides, Variations symphoniques, les Djinns (Ciccolini/Strauss)

    CD 2 : FRANCK Psyché, JONGEN Troisième suite (Strauss)

    CD 3/4 : JONGEN Passacaille et gigue (Quinet), GOSSEC, Grande messe des morts, Symphonie à 17 parites (Houtmann)

    CD 5 : BRAHMS 21 danses hongroises, KODALY Hary Janos (Strauss)

    CD 6/7 : KERSTERS Ulenspiegel de Geus (Doneux), GRETRY Danses villageoises, Céphale et Procris, etc. (Strauss)

    CD 8 : MARCHES CELEBRES, ENESCO Rhapsodies roumaines 1 et 2 (Strauss)

    CD 9 : DE GREEF, GRIEG, Concertos pour piano (Vanden Eynden/Bartholomée)

    CD 10 : FRANCK Symphonie, VILLA LOBOS, Chôrôs XII (Bartholomée)

    CD 11 : SCHUBERT Symphonie n°10 (Bartholomée)

    , JONGEN, symph.concertante orgue (Schoonbroodt/Defossez)

    CD 12 : Richard STRAUSS Eine Alpensinfonie (Bartholomée)

    CD 13 : MAGNARD Hymne à la Justice, BUSONI Nocturne symphonique, DUPUIS Macbeth, SIBELIUS Tapiola (Bartholomée)

    CD 14 : POUSSEUR Couleurs croisées, ROBERT Aquatilis (Bartholomée)

    CD 15 : LEKEU Barberine, 1ere étude symphonique, 2e étude symphonique, fantaisie sur deux airs populaires angevins, adagio (Bartholomée)

    CD 16 : LEKEU 2e étude symphonique, fantaisie sur des cramignons liégeois (Strauss) Ophélie, Epithalame, Larghetto pour violoncelle, fantaisie sur des cramignons liégeois, Chant lyrique pour choeur et orchestre (Bartholomée)

    CD 17 : LEKEU Andromède, introductions symphoniques aux Burgraves (Bartholomée)

    CD 18 : TOURNEMIRE symphonie n°7 (Bartholomée)

    CD 19 : TOURNEMIRE symphonie n°3, BRAHMS/SCHOENBERG quatuor op.25 (Bartholomée)

    CD 20 : BRAHMS danses hongroises 1,3,10, TOURNEMIRE symphonie n°6 (Bartholomée)

    CD 21 : TOURNEMIRE symphonies n° 5 et 8 (Bartholomée)

    CD 22 : VAN ROSSUM concertos violon 1 et 2, Epitaphe (Zazofsky/Bartholomée)

    CD 23/24/25 : MOZART, concertos violon, symphonie concertante, adagio, rondos (Pasquier/Bartholomée), DVORAK, symphonie n°7 (Bartholomée)

    CD 26 : SIBELIUS Légendes op.22, concerto violon (Pasquier/Bartholomée)

    CD 27 : POUSSEUR Dichterliebesreigentraum (Bartholomée)

    CD 28 : BIARENT Trenmor, Symphonie, Sonnets pour violoncelle (Dewez/Bartholomée)

    CD 29 : VIERNE Symphonie, poème pour piano (Kerdoncuff/Bartholomée)

    CD 30 : VIEUXTEMPS Concertos pour violon n°6 et 7, Greeting to America (Poulet/Bartholomée)

    CD 31 : VIEUXTEMPS Fantasia appassionata violon (Jongen/Cartigny), LEDUC ouverture d'été, le printemps, symphonie op.29 (Bartholomée)

    CD 32 : BOESMANS Concerto pour violon, Concerto pour piano, Conversions (Piéta, Mercenier / Bartholomée)

    CD 33 : BIARENT Poème héroïque, Rhapsodie wallonne pour piano, Contes d'orient (Andersen/Bartholomée)

    CD 34 : BARTHOLOMEE Fredons et tarabusts, Humoresque (Bartholomée)

    CD 35 : SOURIS Danceries de la Renaissance française, Symphonies, le marchand d'images (Baton)

    CD 36 : MATHIEU Freyhir (Haeck), RENS Espace-temps (Bartholomée)

    CD 37 : KELTERBORN concerto pour violoncelle (Monighetti/Krenz) DUTILLEUX, Tout un monde lointain, CAPLET Epiphanie (Coppey/Rophé)

    CD 38 : ESCAICH concerto orgue, 1ere symphonie, fantaisie concertante piano (Latry, Le Guay/ Rophé)

    CD 39 : LALO ouverture du Roi d'Ys, concerto violoncelle, symphonie sol mineur (Cohen/Haeck)

    CD 40 : JONGEN Comala, Clair de Lune (Haeck), MERNIER An die Nacht (Delcampe/Davin)

    CD 41 : SCHUMANN concerto violoncelle (Gastinel/Langrée), LISZT concertos pour piano (Le Guay/Langrée)

    CD 42 : POULENC concerto piano, concerto 2 pianos, Aubade (Le Sage, Braley / Denève)

    CD 43 : MOZART oeuvres pour cor et orchestre (De Marchi/ Haeck)

    CD 44 : DUPUIS Pour un drame, Macbeth, concerto, légende, poème pour violoncelle, suite en ré majeur, prélude et danse pour violon (Piéta,Cohen / Haeck)

    CD 45 : FRANCK, CHAUSSON Symphonies (Langrée)

    CD 46 : RAVEL concertos piano, SCHULHOFF concerto piano n°2 (Le Guay/Langrée)

    CD 47 : MOZART concerto clarinette, WEBER concerto clarinette n°1, ROSSINI Introduction et variations (Votano/Langrée), BRUCH double concerto alto clarinette - extrait - (Votano,Thorette/Rophé)

    CD 48 : JONGEN symphonie concertante orgue, SAINT-SAENS, symphonie n°3 (Latry/Rophé)

    CD 49 : MILHAUD Le Carnaval d'Aix, concerto clarinette, concerto batterie, Scaramouche (Meyer,Le Sage, Verschraegen, Moretti/Meyer), DUSAPIN Uncut, solo n°7 (Rophé)

    CD 50 : Léo FERRE muet, Génération2001/Rap Odyssée, Miam Monster Miam (L'origine du monde)/Haeck



  • MACKERRAS ET LA MUSIQUE TCHEQUE

    On trouve encore à Praque quelques (rares) magasins de disques, bien pourvus en musique "nationale". SUPRAPHON a eu la bonne idée de rendre hommage au grand chef australien Charles MACKERRAS, récemment disparu. Le chef, né en 1925 et mort le 14 juillet dernier, nourrissait depuis sa jeunesse une authentique passion pour le répertoire tchèque, il avait eu la chance de se former à Prague auprès de Vaclav Talich.

    On sait qu'il a fait oeuvre de pionnier en enregistrant pour DECCA, et avec le Philharmonique de Vienne, des versions de référence de la plupart des opéras de Janacek.

    Dans les vingt dernières années, il avait noué une relation particulière avec les orchestres pragois (une intégrale des symphonies de Mozart avec l'orchestre de chambre de Prague) et singulièrement la Philharmonie tchèque. En est résultée toute une série de magnifiques disques consacrés à Dvorak, Smetana, Martinu et Janacek. SUPRAPHON vient de rééditer ce legs en deux coffrets.

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    Ce coffret contient :

    CD 1 : DVORAK Danses slaves

    CD 2 : DVORAK Variations symphoniques, symphonie n°6

    CD 3 : DVORAK symphonies 8 et 9

    CD 4 : DVORAK Légendes, scherzo cappricioso, Dans la nature

    CD 5 : DVORAK L'ondin, la sorcière de midi, le rouet d'or, la colombe

    CD 6 : SMETANA, Ma Patrie

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    Ce second coffret comprend :

    CD 1 : JANACEK, Jalousie, suite de la Petite renarde rusée, Sarka, Taras Bulba

    CD 2 : JANACEK, suite de Katia Kabanova, Schluck und Jau, Sinfonietta

    CD 3 : JANACEK, Messe glagolithique, Amarus

    CD 4 : MARTINU, suite de Juliette, Messe militaire, double concerto, les Fresques de Piero della Francesca

    DVD  JANACEK, Messe glagolithique, Jalousie, Taras Bulba

  • LA MALLE AUX TRESORS (II)

    Toujours dans les récents coffrets à tout petit prix proposés par SONY/BMG, deux incontournables.

    Les symphonies de Bruckner  dans une grande version, ample et noble, moins contrastée et emportée qu'un Jochum, celle de Günter WAND, avec l'orchestre de la radio de Cologne (West Deutscher Rundfunk).

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    Beaucoup moins connu en Europe, surtout dans ce répertoire, on se réjouit de retrouver les enregistrements du jeune James Levine (à Londres, Chicago ou Philadelphie) de la plupart des symphonies de Mahler (seules manquent les 2e et 8e symphonies). Versions souvent extraverties (mais moins que Bernstein par exemple), bénéficiant d'orchestres et de prises de son somptueux.

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  • LA MALLE AUX TRESORS (I)

    Après EMI et UNIVERSAL (DECCA, DEUTSCHE GRAMMOPHON), le groupe SONY s'est - enfin !- résolu à une exploitation raisonnée et intelligente de son extraordinaire catalogue classique, provenant des fonds CBS, SONY, RCA, DEUTSCHE HARMONIA MUNDI. Cela nous vaut une pluie de coffrets à tout petit prix (moins de 2 euros le CD !). 

    Et parmi ceux-ci nombre d'interprétations qui n'étaient plus (ou n'ont jamais été en Europe) disponibles. A saisir d'urgence et/ou à offrir en cadeau.

    Je commence par les premiers coffrets issus du catalogue RCA.

    D'abord l'immense Artur RUBINSTEIN dans CHOPIN - inégalé - et dans BRAHMS - moins connu et pourtant génial -

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    (Une quasi-intégrale, sauf les Etudes que Rubinstein n'a jamais osé enregistrer !)

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    (Les deux concertos bien sûr, notamment le 1er que Rubinstein a toujours préféré au second, les Trios avec piano enregistrés au soir de sa vie avec Szeryng et Fournier, ainsi que les quatuors et quintette avec piano - sublimes - avec le tout jeune quatuor Guarneri, des pièces pour piano seul...)

    Toujours dans cette première livraison de coffrets, l'insurpassable Fritz Reiner dans des interprétations anthologiques de Richard Strauss

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    (Ainsi parlait Zarathoustra, Une vie de héros, Don Quichotte, le Bourgeois gentilhomme, Don Juan, Sinfonia domestica, et des extraits de Salomé avec l'incandescente Inge Borkh, le tout dans des prises de son légendaires de la fin des années 50)

    Dans une prochaine chronique, j'évoquerai les Bruckner de Wand, les Mahler de Levine, et encore bien d'autres trésors

  • ARGERICH COLLECTION

    Deutsche Grammophon vient de compléter la série des coffrets (à prix doux) consacrés à Martha Argerich. Le label jaune avait d'abord réédité les disques en solo de la pianiste argentine, puis les concertos, et maintenant la musique de chambre.

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    Dans ce troisième coffret, on ne trouve pas tout ce que Martha Argerich a gravé avec Gidon Kremer (sonates de Beethoven, Prokofiev, etc.) -. En revanche, on retrouve avec énormément de bonheur ce CD gravé avec Nicolas Economou, magnifique pianiste grec disparu dans un accident à l'âge de 39 ans (dont une transcription pour 2 pianos du Casse-Noisette de Tchaikovski).

    Beau couplage également du 1er quatuor avec piano de Brahms avec les Fantasiestücke op.88 de Schumann avec des partenaires qui ont nom Kremer, Bashmet, Maisky !

    Fantastiques "live" de 2004 du festival de Salzbourg avec Mikhail Pletnev et une lecture prodigieuse du "Cendrillon" de Prokofiev, et de 2009 avec Nelson Freire (une "Valse" de Ravel à tomber !)

    Encore deux trios de Tchaikovski (op.50) et de Chostakovitch (le n°2) avec Kremer et Maisky.

     

  • SEIJI OZAWA

    DECCA publie, à l'occasion des 75 ans du chef, un coffret très intéressant consacré à Seiji OZAWA. Lauréat du Concours international de jeunes chefs d'orchestre de Besançon en 1959, on sait quelle trajectoire éblouissante le chef japonais a depuis lors parcourue. Même si ces dernières années ont été ternies par de graves problèmes de santé. 

    J'ai personnellement toujours regretté que nul n'ait jamais songé à proposer à Ozawa, interprète particuiièrement éclairé de la musique française, un poste à sa mesure à Paris (où, entre nous, il aurait eu beaucoup plus sa place qu'à la tête de l'opéra de Vienne !). Lui qui fut, durant 23 ans, le successeur de Charles Munch à la direction de l'orchestre symphonique de Boston.

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    Beaucoup de "live" et d'inédits dans ce coffret de 11 CD emblématique des goûts et de la curiosité de Seiji Ozawa :

    CD 1 : BARTOK / Musique pour cordes, Concerto pour orchestre (Saito Kinen Orchestra)

    CD 2 : BERLIOZ / Symphonie fantastique

              RAVEL / Pavane pour une infante défunte (Saito Kinen)

    CD 3 : TAKEMITSU (Saito Kinen)

    CD 4 : MAHLER / Symphonie n°2 (Kanawa, Horne, OS Boston)

    CD 5 : BACH / Transcriptions de Stokovski, Schönberg, Stravinsky, Webern, etc.

    CD 6 : POULENC / Gloria, concerto pour orgue, concerto pour clavecin (Battle, Preston, Pinnock, OS Boston)

    CD 7 : RIMSKI-KORSAKOV, Shéhérazade, la grande pâque russe (OP Vienne)

    CD 8 : R.STRAUSS / Fanfare pour les Philharmoniker, Eine Alpensinfonie, Entrée solennelle (OP Vienne)

    CD 9 : TCHAIKOVSKI / Symphonie n°5, Ouverture 1812 (OP Berlin)

    CD 10 : WAGNER / préludes et extraits symphoniques (OP Berlin)

    CD 11 : BERLIOZ, TCHAIKOVSKI, PROKOFIEV / Roméo et Juliette

                BERNSTEIN, West side story, suite  (OS San Francisco)

  • 50 ANS A SALZBOURG

    Pour célébrer les 50 ans du Grosses Festspielhaus de Salzbourg inauguré en 1960, Deutsche Grammophon édite un somptueux coffret de 25 CD, pour un prix à peine plus élevé que le chiffre anniversaire.

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    L'éditeur ne s'est pas moqué de l'acheteur. Que des "live" évidemment du festival de Salzbourg, certains déjà bien connus des discophiles, d'autres vraiment inédits. Le coffret est organisé thématiquement et chronologiquement. Les opéras d'abord, les concerts symphoniques puis les récitals.

    Liste des enregistrements ci-dessous :

    OPERAS

    CD 1-2-3 : Richard STAUSS, Le Chevalier à la rose (1960)

    Karajan, Vienne, Della Casa, Edelmann, Jurinac, Güden, Kunz

    CD 4-5 : MOZART, Idoménée (1961)

    Fricsay, Vienne, Kmentt, Haefliger, Grümmer, Lorengar, Capeccchi, Waechter

    CD 6-7 : JANACEK, De la maison des morts (1992)   INEDIT

    Abbado, Vienne, Ghiaurov, Szmytka, McCauley, Nikolov, Novak

    CD 8-9 : VERDI, la Traviata (2005)

    Rizzi, Vienne, Netrebko, Villazon, Hampson, Picher, Schneidermann

    CD 10-11 : TCHAIKOVSKI, Eugène Onéguine (2007)  INEDIT

    Barenboim, Vienne, Samuil, Gubanova,Morloo, Sarkissian, Mattei, Kaiser, Furlanetto

     

    SYMPHONIQUE

    CD 12 : MOZART, symphonies 40 et 41  (1966)

    Böhm, Vienne

    CD 13 : SCHUBERT, symphonie n°3 / R. STRAUSS, Une vie de héros  (1967)   INEDIT

    Mehta, Vienne

    CD 14-15 : MAHLER, symphonie n°8  (1975)

    Bernstein, Vienne, Margaret Price, Blegen, Zeumer, Schmidt, Baltsa, Riegel, Prey, Van Dam

    CD 16 : HAYDN, les Sept dernières paroles du Christ  (1982)

    Muti, Vienne

    CD 17 : WAGNER, Siegfried Idyll, ouv.Tannhäuser, Tristan, prélude et mort d'Isolde  (1987)

    Karajan, Vienne, Norman

    CD 18 : TCHAIKOVSKI, concerto pour violon  (1988)

    Karajan, Vienne, Mutter

    CD 19-20 : BEETHOVEN, Missa solemnis  (1991)

    Levine, Vienne, Studer, Norman, Domingo, Moll

    CD 21 : BERLIOZ, symphonie fantastique, LISZT, les Préludes   (1992)

    Solti, Chicago

    CD 22 : TCHAIKOVSKI, la Tempête, symphonie n°6   (1994)    INEDIT

    Abbado, Berlin

    CD 23 : STRAVINSKY, le Sacre du printemps, BOULEZ, Notations I-IV, BARTOK, Pièces op.12  (1997)    INEDIT

    Boulez, Gustav Mahler Jugendorchester

    CD 24 :  HAYDN, sonate n°20, BEETHOVEN, sonate n°31, SCHUBERT, impromptu D 935/1, MOZART, sonate K 457     (2007)   INEDIT

    Alfred Brendel

    CD 25 : BRAHMS, Variations Haydn, RACHMANINOV, Danses symphoniques, SCHUBERT, Grand Rondeau D 951, RAVEL, la Valse  (2009)

    Martha Argerich / Nelson Freire


  • GIULINI IN AMERICA

    Deutsche Grammophon publie au milieu de l'été un coffret intitulé GIULINI IN AMERICA, dont on pourrait imaginer logiquement qu'il regroupe tous les enregistrements effectués par le grand italien pour la marque jaune avec les orchestres américains qu'il a souvent dirigés, Los Angeles et Chicago.

    En réalité, il ne s'agit ici que des enregistrements SYMPHONIQUES réalisés à Los Angeles. Pourquoi les Schubert et Mahler par exemple faits à Chicago ont-ils été omis? Mystère. Sur certains sites comme www.amazon.com on précise "Vol.1", ce qui laisse entendre qu'il y aura un ou d'autres coffrets.

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    Ce coffret de 6 CD est néanmoins passionnant, puisqu'il permet de retrouver des enregistrements pour certains jamais réédités en CD. Même si Giulini a souvent repris (et réenregistré) les mêmes oeuvres.

    Détails des oeuvres :

    BEETHOVEN : Symphonies 3, 5, 6

    BRAHMS : Symphonies 1, 2

    DEBUSSY : La Mer

    RAVEL : Rhapsodie espagnole, Ma Mère l'Oye

    SCHUMANN : Manfred, Symphonie n°3

    TCHAIKOVSKI : Symphonie n°6

    Carlo Maria Giulini a été directeur musical du Los Angeles Philharmonic de 1978 à 1984. Pour Beethoven et Brahms, ses conceptions n'ont guère varié entre les versions réalisées à Londres dans les années 60 ou à Vienne plus tardivement dans les années 90. Tout est toujours extrêmement chantant, souvent trop placide, voire lent.

    En revanche, l'ouverture de Manfred et la 3e symphonie de Schumann sont d'une puissance, d'une vigueur et d'une ampleur exceptionnelles. La Mer est à la fois très détaillée - quelle précision orchestrale ! - souple et fluide.

    A acquérir pour de beaux témoignages de l'art de ce grand chef disparu il y a tout juste 5 ans.

  • GLAZOUNOV PAR SVETLANOV

    Glazounov n'a pas connu la célébrité des Tchaikovski, Rimski-Korsakov, Borodine, Moussorgski. Ses symphonies et ses ballets, ne méritent pas pourtant l'oubli ou l'indifférence dans lesquels ils sont tombés.

    La réédition en un boîtier Warner de 6 CD de l'intégrale des Symphonies gravées par le grand Svetlanov avec "son" orchestre symphonique de l'URSS est une aubaine.

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    Ecouter en premier la 5e symphonie, la plus intéressante. 

    Mais ce coffret contient aussi des poèmes symphoniques, encore plus rares au concert et au disque que les symphonies : Ouverture sur des thèmes grecs, Stenka Razine, Printemps, Kremlin, Fantaisie finlandaise.

    Et toujours ce souffle immense d'un chef hautement inspiré.

  • MAHLER THE COMPLETE WORKS

    Après DGG et sa "complete edition", EMI propose un coffret de 16 CD, très intelligemment conçu et à tout petit prix.

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    CD 1 : Das klagende Lied / Rattle, Birmingham, Döse, Hodgson, Tear, Rea

                Quatuor avec piano la m / Domus

    CD 2 : Lieder eines fahrenden Gesellen / Fischer-Dieskau, Furtwängler, Philharmonia

                Symphonie n°1 / Giulini, Chicago

    CD 3 : Symphonie n°2 "Résurrection" / Klemperer, Philharmonia, Rössel-Majdan, Schwarzkopf

    CD 4 : Lieder / Bostridge, Ludwig, Carneus, Fassbaender, Coote, Fischer-Dieskau

                Symphonie n° 3 (1er mvt) / Rattle, Birmingham

    CD 5 : Symphonie n°3 (2e partie) / Rattle, Birmingham, Remmert

                Blumine / P.Järvi / radio Francfort

    CD 6 : Symphonie n°4 / Horenstein, OP Londres, M.Price

    CD 7 : Symphonie n°5 / Tennstedt, OP Londres

    CD 8 : Kindertotenlieder / Ferrier, Walter, Vienne

                Rückert-Lieder / Baker, Barbirolli, New Philharmonia

                Symphonie n° 6 (1er mvt) / Barbirolli, New Philharmonia

    CD 9 : Symphonie n° 6 (mvts.2,3,4) / Barbirolli, New Philharmonia

    CD 10 : Symphonie n° 7 / Rattle, Birmingham

    CD 11 : Des Knaben Wunderhorn / Szell, OS Londres, Schwarzkopf, Fischer-Dieskau

    CD 11/12 : Symphonie n° 8 / Tennstedt, OP Londres, Connell, Wiens, Lott, Schmidt, Denize, Versalle, Hynninen, Sotin

    CD 13 : Das Lied von der Erde / Klemperer, Ludwig, Wunderlich

    CD 14 : Symphonie n°9 / Barbirolli, Berlin

    CD 15 : Symphonie n°10 / Rattle, Berlin

    CD 16 : Rückert Lieder / Hampson, Rieger

                 7 versions de "Ich bin der Welt abhanden gekommen" :  Baker/Barbirolli/Hallé - Ludwig/Moore - Ludwig/Klemperer - Fischer-Dieskau/Barenboim - Allen/Tate - Fassbaender/Gage -Karneus/Vignoles

                 Urlicht / Coote, Drake

                          




  • MAHLER COMPLETE EDITION

    DGG fait très fort en éditant une “Complete Edition” en 18 CD (proposée à la FNAC de Liège pour 42 euros!), qui reprend les meilleurs éléments de plusieurs intégrales qui figurent au catalogue Universal (DGG, Decca ou Philips). On pourra ergoter sur tel ou tel choix, je trouve personnellement cette sélection extrêmement bien faite et pertinente. Avec notamment, pour la 9e, le fameux et inoubliable “live” de Karajan à Berlin en 1982.


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    Détail du coffret :

    CD1 : Symphonie 1 “Titan”/ Kubelik, Radio bavaroise

    Blumine / Ozawa, OS Boston

    CD 2 : Symphonie 2 “Résurrection” / Mehta, OP Vienne, Ludwig, Cotrubas

    CD 3-4 : Symphonie 3 / Haitink, Concertgebouw Amsterdam, Procter

    CD 5 : Symphonie 4 / Boulez, Cleveland, Banse

    Totenfeier / Boulez, OS Chicago

    CD 6 : Symphonie 5 / Bernstein, OP Vienne

    CD 7 : Symphonie 6 / Abbado, OP Berlin

    CD 8-9 : Symphonie 7 / Sinopoli, Philharmonia

    CD 10 : Symphonie 8 / Solti, OS Chicago, Harper, Popp, Auger, Minton, Watts, Kollo, Shirley-Quirk, Talvela

    CD 11-12 : Symphonie 9 / Karajan, OP Berlin (live 1982)

    CD 13 : Symphonie 10 / Chailly, OS radio Berlin

    CD 14 : Das Lied von der Erde / Giulini, OP Berlin, Fassbaender, Araiza

    CD 15 : Des Knaben Wunderhorn / Abbado, OP Berlin, von Otter, Quasthoff

    CD 16 : Lieder eines fahrenden Gesellen / Kindertotenlieder / Rückert-Lieder / Hampson, Bernstein, OP Vienne

    CD 17 : Das klagende Lied / Chailly, OS radio Berlin, Dunn, Fassbaender, Hollweg, Schmidt

    CD 18 : Lieder aus der Jugendzeit / Weikl, Sinopoli, Philharmonia / von Otter, Gothoni / Hampson, Berio, Philharmonia / Hampson, Lutz


     

  • LE MEILLEUR DE SCHUMANN

    Après un coffret Brahms très complet, Deutsche Grammophon - bicentenaire oblige - publie une très belle boîte de 35 CD consacrée à SCHUMANN. Ce n'est pas une intégrale complète mais il ne manque que quelques oeuvres secondaires. 

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    Et comme pour Brahms, le choix des interprètes est particulièrement judicieux. 

    Pour le piano et les grandes oeuvres, essentiellement Pollini (qui est à écouter dans ce répertoire), mais aussi un rare Eschenbach (Scènes d'enfant, Abegg, Intermezzi), quelques Ashkenazy moyens.

    Pour la musique de chambre, les Hagen se taillent la part du lien, rejoints par Paul Gulda pour le quintette, le Beaux arts trio dans les..trios, Kremer/Argerich dans les sonates pour violon.

    Pour les Lieder, la belle équipe Mathis/Fischer-Dieskau/Schreier/Varady/Eschenbach.

    Les oeuvres chorales sont presque toutes l'apanage de Gardiner, de son Monteverdi Choir et de son Orchestre révolutionnaire et romantique (Paradis et Péri, requiem pour Mignon, Nachtlied), pour les Scènes de Faust la légendaire version de Benjamin Britten, pour Manfred une production que je ne connaissais pas, due à Gerd Albrecht et à des forces berlinoises.

    Pour les concertos, le choix est plus surprenant, quoique pas indigne : Lynn Harrel pour le violoncelle, Ashkenazy pour le piano, Szeryng pour le violon et A.S.Mutter pour la trop rare Fantaisie pour violon.

    Le symphonique est idéalement servi par Gardiner et son orchestre révolutionnaire et romantique. On dispose des deux versions (1841 et 1851) de la 4e symphonie. Mais il manque étrangement deux ou trois ouvertures comme Hermann et Dorothée ou La fiancée de Messine.