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  • HAYDN : SYMPHONIES (13)

    La 13e symphonie de Haydn date de 1763 (on est certain de la date, puisqu'indiquée par le compositeur lui-même sur une partition autographe), est en Ré majeur et en quatre mouvements : Allegro molto / Adagio cantabile / Menuet et Trio / Finale, allegro molto.

    La particularité de ce dernier mouvement est qu'il débute par les mêmes quatre notes que le finale de la 41e symphonie de Mozart, postérieure de 25 ans !

    Haydn :

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    Mozart :

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    J'ai découvert cette 13e symphonie de Haydn par un 33 tours (déniché en 1989 dans un phénoménal magasin de disques d'Ann Arbour aux Etats-Unis) et à ma connaissance jamais réédité en CD :

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    Leslie Jones et son "Little Orchestra of London" avaient réalisé plusieurs enregistrements presque pionniers pour Nonesuch au mitan des années 1960.

    En CD, on retrouve l'excellent Roy Goodman et son Hanover Band :

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    Antal Dorati dans son intégrale Decca a bien réussi cette série.

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    En CD séparé, on trouve aussi une version bien molle et terne du vétéran Helmut Müller-Brühl et de son orchestre de chambre de Cologne. On s'en dispensera !

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  • HAYDN : SYMPHONIES (9,10,11,12)

    Quatre symphonies différentes et plutôt éloignées dans le temps de leur composition, après la trilogie "Matin" "Midi" et "Soir".

    La 9e symphonie de Haydn, en Do majeur, date de 1762 et ne comporte que 3 mouvements, dont un inhabituel "menuet" final sans trio.

    La 10e symphonie, en Ré mejeur, a pu être composée en 1757, en trois brefs mouvements (allegro/andante/presto)

    La 11e symphonie, en Mi bémol majeur, date de 1760 et revient à la forme en quatre mouvements (adagio cantabile/allegro/menuetto/presto)

    La 12e symphonie, en Mi majeur (1763) revient à trois mouvements (allegro, adagio sur un rythme de sicilienne, presto).

    Deux enregistrements à écouter :    

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    Sauf erreur de ma part, Roy Goodman et son Hanover Band ne sont pas allés au bout de l'intégrale des Symphonies de Haydn qu'ils avaient envisagées, mais tous les CD séparés disponibles sont de première main.

    Autre couplage vraiment singulier, ce disque très réussi de Günther Herbig avec la Staatskapelle de Berlin (1973) réédité par Eterna :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (6,7,8)

    Ecrites en 1761 à la demande du prince Pal Anton Esterhazy, l'employeur de Haydn, les symphonies 6, 7, 8 forment une sorte de trilogie. Leurs sous-titres leur ont valu une célébrité durable : "Le matin", "Le midi", "Le soir". Etrangement, la forme est plutôt archaïque, on revient au "concerto grosso", un petit orchestre avec quelques instruments solistes (violon, violoncelle).

    Beaucoup de versions pour ces premières symphonies à titre de Haydn. Bien sûr les intégrales Dorati et Fischer. Mais aussi plusieurs versions isolées données par ordre de préférence :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (3,4,5)

    Pour les 3e et 4e symphonies de Haydn, comme pour les deux premières, on en restera à l'intégrale d'Adam Fischer parue chez BRILLIANT CLASSICS.

    La 5e symphonie est un peu mieux lotie, puisqu'on trouve une excellente version séparée (cf. ci-dessous). C'est aussi la première des symphonies de Haydn en quatre mouvements, mais dans un ordre inhabituel : 1. Adagio ma non troppo 2. Allegro 3. Menuet 4.Presto.

    Berlin Classics a republié une gravure déjà ancienne (1967) de Kurt Masur avec l'Orchestre symphonique de la radio de Berlin (Est) :

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    Un disque très court (49 minutes) offrant l'avantage d'un couplage original, avec une autre symphonie peu connue de Haydn et un air de concert attribué à Haydn. Seul problème : Masur ne respecte pas l'ordre voulu par Haydn et inverse les deux premiers mouvements. Une version à connaître néanmoins.

  • NAN MERRIMAN (1920-2012)

     

    On a appris le décès à 92 ans, le 22 juillet dernier, de la mezzo-soprano américaine Nan Merriman née à Pittsburgh le 28 avril 1920. Lite à son sujet la notice (en anglais) de Wikipedia, et quelques anecdotes amusantes : Nan_Merriman

    J'évoque ici cette chanteuse et cette voix, parce que, bien qu'elle ait laissé peu d'enregistrements et arrêté sa carrière relativement tôt, à 45 ans, Nan Merriman - comme Maureen Forrester, Kathleen Ferrier - a un timbre qui m'émeut profondément.

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    C'est la Dorabella du légendaire Cosi fan tutte enregistré après guerre par Karajan.

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    Elle sera aussi celle de Jochum, aux côtés d'une Irmgard Seefried déjà à la peine :

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    Merriman est de l'équipe du tout aussi légendaire Falstaff de Verdi enregistré - dans la toute première stéréo - en 1956 par Karajan (et dans celui de Toscanini)

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    Testalent a édité un disque de mélodies françaises et espagnoles, que je ne connais pas, mais qui doit être de la meilleure eau :

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    Il y a aussi ces extraordinaires enregistrements réalisés par Herrmann Scherchen à Vienne à la fin des années 50 du Messie de Haendel et de la Messe en si de Bach, où Merriman bouleverse par sa simplicité

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     Mais elle reste pour moi définitivement liée à Mahler et à un bouleversant Lied von der Erde dirigé par Jochum, avec les couleurs inimitables du Concertgebouw des grandes années (1961) :

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    Il existe une autre version (complétée par les Lieder eines fahrenden Gesellen) captée plus tôt avec Eduard van Beinum, mais je ne la connais pas (elle est disponible en téléchargement)

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  • HAYDN : SYMPHONIES (2)

    La 2e symphonie de Haydn est censée avoir été composée entre 1757 et 1761. Elle est en Do majeur, en trois mouvements (Allegro/Andante/Presto), et dure moins de 10 minutes. 

    Comme pour la 1ere, la référence est à trouver dans l'intégrale d'Adam Fischer (Brilliant Classics) :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (1)

    Haydn a écrit le plus important corpus symphonique de l'histoire de la musique : 104 symphonies, et même un peu plus si l'on inclut la Symphonie concertante et quelques autres esquisses.

    J'ai décidé d'explorer chaque élément de cette somme et d'en proposer ma sélection des enregistrements.

    La 1ere symphonie est en Ré majeur, en trois mouvements : Presto / Andante / Presto, et d'une relative brièveté (10 minutes). Elle date de 1757, à l'époque Haydn est au service du comte Morzin.

    A ma connaissance, cette 1ere symphonie n'est pas disponible en dehors des intégrales. Mon premier choix pour cette oeuvre de jeunesse est Adam Fischer et son orchestre austro-hongrois (enregistré à Esterhazy) / BRILLIANT CLASSICS

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  • SOUNDS OF AMERICA

    EMI publie en un coffret "budget" de 20 CD  une magnifique collection, jusque là diffusée en CD séparés, d'oeuvres américaines du XXème siècle, joliment intitulé : IMAGINARY LANDSCAPES, Sounds of America.

    Un superbe panorama de la musique américaine, où, bien évidemment, Gershwin, Copland, Barber se taillent la meilleure part, mais Carter, Cage, Glass, Adams ou les grands anciens, Sousa, Ives ou Joplin, ne sont pas négligés loin de là.

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    CD 1 : SOUSA Marches et danses (Foley, The Great American Main Street Band)

    CD 2 : IVES Songs (Nixon, McCabe), Sets 1 & 2 for small orchestra, Aeschylus and Sophocles, Set for theater (Metzmacher, Ensemble Modern)

    CD 3 : JOPLIN Rags and songs (Rifkin, Southland singers)

    CD 4 : GROFÉ Grand Canyon Suite, Mississipi Suite (Slatkin, Hollywood Bowl), Death Valley Suite (Grofé, Capitol symphony)

    CD 5 :  GERSHWIN An American in Paris, Catfish Row, Lullaby (Slatkin, St Louis Symphony), Rhapsody in Blue (Donohoe, Rattle, Birmingham), Cuban ouverture (Previn LSO)

    CD 6 : GERSHWIN Second Rhapsody, Variations sur I got rhythm, Two Waltzes, An American in Paris, Blue Monday (Katia et Marielle Labèque)

    CD 7 : GERSHWIN Ouvertures et Songs (Kanawa, McGlinn, New Princess Theater)

    CD 8 : GERSHWIN Pièces pour piano (Rodney Bennett), KERN Pièces pour piano (Tuckwell, Rodney Bennett)

    CD 9 : COPLAND Fanfare for a common man (Batiz, Mexico city), Appalachian spring (Slatkin, St Louis), El Salon Mexico (Mata, Dallas), Old american songs (Hubbard, Russel-Davies, St Luke)

    CD 10 : COPLAND Symphonie n°3, Danzon cubano (Mata, Dallas), Dance Symphony (Batiz, Mexico)

    CD 11 : COPLAND Dance panels, Concerto clarinette, Music for the theater, Quiet city (Shifrin, Schwarz, New York chamber symphony)

    CD 12 : CARTER Three occasions, Concerto violon, Concerto pour orchestre (Böhn, Knussen, London sinfonietta)

    CD 13 : BARBER Adagio, Knoxville Summer of 1915 (Hendricks, Tilson Thomas, LSO), Concerto violon, The School of Scandal, Essay for orchestra No.1, Medea's Dance of Vengeance (Oliveira, Slatkin, St Louis)

    CD 14 : BARBER Sonate violoncelle, Excursions, Canzone, Nocturne, Summer Music (Margalit, Drucker, Stepansky...)

    CD 15 : BARBER Quatuor, Serenade (Quatuor Endellion), Songs (Allen, Vignoles)

    CD 16 : CAGE Concerto piano Musique de chambre 

    CD 17 : BERNSTEIN Candide ouverture, Facsimile, On the town (Slatkin, St Louis), West side story danses symphoniques (P.Järvi, Birmingham), Prelude fugue and riffs (Rattle, London sinfonietta)

    CD 18 : BERNSTEIN Wonderful Town (Rattle, Birmingham)

    CD 19 : REICH Vermont Counterpoint, Eight Lines, New York Counterpoint, Four Organs / GLASS Façades, Company (Warren-Green, OC Londres)

    CD 20 : ADAMS Grand Pianola Music, Shaker Loops (Warren-Green, OC Londres), The Chairman dances, Short ride in a fast machine (Rattle, Birmingham)





  • EMI : LE SCANDALE

    Je m'apprêtais à louer une heureuse initiative d'EMI qui présente un nouveau coffret de 6 CD avec 100 ouvertures ou préludes. A regarder la liste des interprètes, à une ou deux exceptions près, c'est de l'excellent fond de catalogue (Muti, Giulini, Marriner, Kempe, etc.).

    On déchante vite quand on écoute ces CD l'un après l'autre... et on se met vite en colère.

    Une véritable honte que ce massacre à la tronçonneuse de quasiment toutes les ouvertures (ou préludes d'opéras) présentés dans ce coffret. Pour peu que Rossini, Weber, Mozart, Wagner, Offenbach et quelques autres compositeurs d'aussi peu d'importance aient eu l'idée de commencer par une introduction lente ou lyrique, on fait sauter - ce doit être considéré comme ennuyeux ou inutile - et on passe directement au passage rapide et enlevé. Hallucinant ! Bien entendu, il n'est nulle part fait mention de ce charcutage, ou qu'il s'agit d'extraits.

    Autant je peux comprendre, dans le cas de compilations de ce type, qu'on ne présente que des mouvements d'oeuvres (ou des airs d'opéras), autant il est parfaitement ridicule d'abréger des pièces qui n'excèdent pas 10 minutes au maximum.

    Non seulement le droit d'auteur est allègrement bafoué - mais après tout puisque ces oeuvres appartiennent au domaine public, un label aussi sérieux qu'EMI estime sans doute qu'on peut s'asseoir dessus - mais les droits des interprètes, qui pour la plupart sont toujours vivants et en activité, sont purement et simplement ignorés.

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  • BEAUTES BAROQUES

    Quelle aubaine que ces coffrets à prix très doux réédités par SONY à partir des très riches collections de la DEUTSCHE HARMONIA MUNDI ! Tout est à consommer sans aucune modération

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  • LE ROI DE LA VALSE

    Ce n'est pas de saison, tant pis ! Mais on peut parler de la valse viennoise autrement qu'un 1er janvier et se réjouir de la parution d'un coffret EMI de 11 CD à petit prix, assez bizarrement intitulé: BALLROOM CLASSICS.517rk3vtozL._SL500_AA300_.jpg

                                                                                         

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On n'a jamais fait mieux dans ce répertoire que l'ancien violon solo "historique" du Philharmonique de Vienne, Willi Boskovsky. Le chic, l'élégance, sans empois, sans lourdeur, tout sonne toujours juste et beau.

    On connaissait déjà les deux anthologies consacrées à la famille Strauss, la première parue chez DECCA, la seconde enregistrée dans les années 80 avec un orchestre d'occasion formé des meilleurs éléments du Philharmonique et du Symphonique de Vienne, le Johann Strauss Orchester.51tDtVUOehL._SL500_AA300_.jpg

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    Le nouveau coffret EMI reprend les 6 CD du coffret Strauss mais regroupe quantité d'enregistrements parus séparément et aujourd'hui difficilement trouvables d'autres compositeurs contemporains ou épigones des Strauss: Lanner, Ziehrer, Millöcker, Lehar, Waldteufel, Suppé, Zeller, Komzak...

    En inconditionnel de cette musique, je croyais avoir fait le tour de la discographie de Boskovsky, et je suis heureux de retrouver dans ce coffret des enregistrements que j'ignorais. On a donc vraiment ici une malle aux trésors. Et contrairement à l'habitude, un livret qui ne fait pas dans le cliché ou l'approximation mais qui décrit un contexte historique et musical, et n'use pas de la langue de bois concernant par exemple la dynastie Strauss.

    Pour ce prix, un coffret INDISPENSABLE !

  • HOMMAGE à ARMIN JORDAN

    Armin JORDAN, disparu le 20 septembre 2006, aurait eu 80 ans ce 9 avril. Sauf erreur de ma part, aucun hommage particulier n'est prévu de la part de son éditeur historique, Erato, une des marques de Warner. On ne demande pas ce qu'EMI a fait pour un Karajan, la réédition intégrale en deux gros coffrets du symphonique d'une part, du lyrique d'autre part. Mais ça aurait de la gueule tout de même de proposer des rééditions économiques de manière plus systématique que les publications sporadiques que propose Warner.

    Sans prétendre à une quelconque exhaustivité, on aimerait retrouver dans ces hypothétiques coffrets les grands domaines de prédilection du chef suisse, la musique française et Mozart. Mais aussi Mahler, Schumann, Mendelssohn, Prokofiev...

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    Il manque bon nombre de références aujourd'hui introuvables. En matière lyrique, Warner a un peu mieux travaillé en rééditant à petit prix pratiquement tous les opéras dont Armin Jordan a laissé des versions de référence :

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  • MAGNIFICAT : CINQ SIÈCLES DE MUSIQUE SACRÉE

    On aurait aimé saluer sans réserve la parution de ce gros coffret de 50 CD à petit prix, intitulé : MAGNIFICAT, CINQ SIECLES DE MUSIQUE SACREE.

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    Comme on le lira ci-dessous, la sélection est particulièrement pertinente, il n'y a que des oeuvres intégrales dans des versions de référence, récentes pour la plupart. Mais que vient faire dans un coffret de musique sacrée le tube de Carl Orff "Carmina Burana" ? Qui est certes sous-titré "Cantate scénique", mais depuis Bach et d'autres, on sait que les cantates peuvent aussi être profanes, et en l'occurrence Carl Orff a adapté un recueil de chansons plutôt paillardes du Moyen Âge ! Même interrogation sur la 8e symphonie de Mahler qui contient certes un "Veni Creator"...

    Pour le reste que du très bon :

    CD 1 : Oeuvres de ALLEGRI, LOTTI, BYRD, PALESTRINA, VICTORIA, TALLIS (The Sixteen, Gabrieli Consort, King's College Cambridge)

    CD 2 : OCKEGHEM, Requiem, PALESTRINA, Missa Papae Marcelli (Westminster Abbey, Preston)

    CD 3 : BYRD, Messes et fantaisies (The Cardinall's Musik)

    CD 4 : VICTORIA, Officium defunctorum (Gabrieli Consort, McCreesh)

    CD 5-6 : MONTEVERDI, Vêpres de la Vierge (Gardiner), PERGOLESE, Stabat Mater (Scholl, Bonney, Rousset talens lyriques)

    CD 7 : SCHÜTZ, Vêpres de Noël (Gabrieli Consort, McCreesh)

    CD 8 : CHARPENTIER, Te Deum, Messe de Minuit (Minkowski, Musiciens du Louvre)

    CD 9 : PURCELL, Ode à Ste Cécile, musique funèbre de la Reine Mary (Gabrieli Consort, McCreesh)

    CD 10 : VIVALDI, Gloria, Nulla in mondo (Kirkby, Preston, Academy of ancient music), BACH Magnificat (Schreier, orch.CPE Bach)

    CD 11 : BACH, cantates BWV 106,140,147 (Gardiner)

    CD 12-13 : BACH, Passion selon St Matthieu (Chailly, Gewandhaus Leipzig)

    CD 14-15 : BACH, Passion selon St Jean (Gardiner)

    CD 16-17 : BACH, Messe en si (Gardiner)

    CD 18-19 : HAENDEL, Israël en Egypte, Coronation Anthems (Gardiner)

    CD 20-21 : HAENDEL, Messie (Hogwood)

    CD 22 : MOZART, Messe en ut, Messe du Couronnement (Hogwood)

    CD 23 : MOZART, Requiem (Marriner), Ave verum corpus (Schreier)

    CD 24 : HAYDN, Messe Nelson, Te Deum (Pinnock)

    CD 25-26 : HAYDN, La Création (Gabrieli Consort, McCreesh)

    CD 27 : BEETHOVEN, Missa Solemnis (Gardiner)

    CD 28 : ROSSINI, Stabat Mater (Giulini)

    CD 29-30 : MENDELSSOHN, Elijah (Paul Daniel)

    CD 31-32 : BERLIOZ, L'enfance du Christ (Dutoit)

    CD 33 : SCHUBERT, Messe D167 (Abbado), BRUCKNER, Te Deum (Jochum)

    CD 34 : BRAHMS, Ein deutsches Requiem (Gardiner)

    CD 35-36 : VERDI, Requiem, Pezzi sacri (Solti)

    CD 37 : FAURÉ, DURUFLÉ, Requiem (Chung)

    CD 38 : STAINER, Crucifixion (Guest, Cambridge)

    CD 39-40 : WALTON, Belshazzar's Feast (Litton), ELGAR, The Dream of Gerontius (Britten), PARRY, Jerusalem (Hill)

    CD 41 : MAHLER, Symphonie n°8 (Solti)

    CD 42 : JANACEK, Messe glagolithique (Kempe), KODALY Missa brevis (Heltay)

    CD 43 : RACHMANINOV, Vêpres (Krainev)

    CD 44 : STRAVINSKY, symphonie de psaumes (Boulez), BERNSTEIN, Chichester psalms (Bernstein)

    CD 45 : ORFF, Carmina burana (Thielemann)

    CD 46 : POULENC, Gloria, Stabat Mater, Litanies à la Vierge Noire (Dutoit)

    CD 47 : BRITTEN, War Requiem (Britten)

    CD 48 : TIPPETT, A Child of our time (Davis)

    CD 49 : WHITACRE, Light and Gold (Laudibus, King's Singers)

    CD 50 : Oeuvres chorales de LIGETI, MESSIAEN, PÂRT, GORECKI, DURUFLÉ, TAVENER, BARBER (Guest) 

  • KEMPFF ENFIN !

    On désespérait de voir enfin rendu à l'un des plus grands musiciens/pianistes du XXème siècle l'hommage qui lui est dû. Deutsche Grammphon pubie enfin dans un beau boitier l'intégrale des enregistrements pour piano solo de Wilhelm KEMPFF (1895-1991). 

    Certes on pouvait déjà trouver en coffrets à petit prix les Sonates de SCHUBERT, celles de BEETHOVEN (la version stéréo), ses SCHUMANN. Mais ici on a tout : des Bach miraculeux, des Mozart d'une tendresse infinie, des Liszt irréels, des Brahms et des Chopin (parus sous étiquette Decca) d'une sobriété qui n'interdit pas le romantisme.

    On espère que DGG ne restera pas en si bon chemin et publiera les concertos de Mozart, Beethoven, même Schumann (tardif)  qu'il a dans ses archives.

    A chaque fois que j'écoute Kempff, je rends les armes, il EST la musique, la simplicité, la poésie, la culture allemande dans son arbre généalogique.

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  • DEBUSSY : MELODIES

    Stéphanie d'Oustrac, Wolfgang Holzmair et Philippe Cassard viennent d'offrir au public liégeois une trentaine de mélodies de Debussy, couvrant toute sa période créatrice. De pures merveilles.

    Qu'en est-il de la discographie de ce répertoire raffiné, sensuel, exigeant ?

    Pour retrouver Philippe Cassard - qui est bien plus qu'un "accompagnateur" - on essaiera de retrouver un disque naguère réalisé avec Véronique Dietschy. J'aurais beaucoup plus de mal à recommander le dernier CD publié avec Natalie Dessay EMI). Pour les mêmes raisons d'allergie au timbre et à la diction, on évitera les Debussy de Barbara Hendricks.

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    Sandrine Piau et Jos van Immerseel (enregistrés d'ailleurs dans la Salle Philharmonique) offrent un superbe bouquet chez Naïve.

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    Pour qui cherche un timbre plus ombré, Nathalie Stutzmann est idéale, avec une partenaire d'exception en la personne de Catherine Collard, trop tôt disparue.

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    Il faut aussi (re)découvrir l'art de la grande Elly Ameling, qui fêtera ses 80 ans l'an prochain, et à qui EMI consacre un coffret de 8 CD dans sa collection ICON. On peut y entendre une quinzaine des plus belles mélodies de Debussy.

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    Dans les voix d'hommes, c'est d'abord l'inoubliable Bernard Kruysen qui a mes faveurs, même si ses disques sont devenus difficilement trouvables (Naïve serait bien inspiré de rééditer tout ce que Kruysen a laissé chez Valois, les Debussy bien sûr, mais les Duparc, Poulenc, etc.)

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    On ne saurait négliger Gérard Souzay, interprète exceptionnel de la mélodie française, mais dont le maniérisme peut parfois irriter.

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  • KARAJAN 60's

    J'ignore pourquoi ce coffret de 82 CD n'a jamais été disponible en Europe, alors qu'il est remarquablement composé et passionnant à plus d'un titre. Ce sont les Japonais qui ont publié la totalité des enregistrements réalisés par Karajan pour la célèbre marque jaune dans les années 60, avec les pochettes microsillon d'origine.

    41OOaKKKUxL._SS400_.jpgPar rapport à tout ce qui a été déjà réédité (notamment en 2008, l'année du centenaire de la naissance du chef autrichien), assez peu d'inédits, mais plutôt amusants (comme des Marches ou la Musique pour un ballet de cavaliers de Beethoven).

    Evidemment les premières intégrales des Symphonies de Beethoven et Brahms, les légendaires symphonies 4 à 7 de Sibelius, les concertos pour violon de Bach, Beethoven, Brahms, Sibelius, Tchaikovski avec l'incandescent et lumineux Christian Ferras.

    Beaucoup de Mozart, mais à part les symphonies 29 et 33, surtout des Divertimenti où Karajan voulait manifestement prouver l'extraordinaire virtuosité d'ensemble de "ses" Berlinois", comme dans des Sonates pour cordes de Rossini. 

    Comme souvent, c'est dans des répertoires où il est moins attendu que Karajan fait des étincelles. Ainsi dans Stravinsky, un premier Sacre du printemps (qu'il refera en 1977), Apollon Musagète ou la Symphonie en ut, une 5e symphonie de Prokofiev à mettre en tête de la discographie pourtant abondante de cette oeuvre, idem pour une 10e symphonie de Chostakovitch, donnée en URSS puis enregistrée en présence du compositeur (comme pour le Sacre, Karajan réenregistrera l'oeuvre en "digital" au début des années 80), ou encore les versions les plus poignantes des 2e et 3e symphonies d'Arthur Honegger.

    On peut se procurer ce très beau coffret sur les sites de vente par correspondance (il faut faire jouer la concurrence, le prix pouvant varier du simple au double !)

  • WAND LE VETERAN

    SONY a publié il y a un an un formidable coffret reprenant tous les enregistrements de Symphonies réalisés par Leonard Bernstein pour CBS : BERNSTEIN, THE SYMPHONY EDITION (en 60 CD !

    515v%2BWBCLaL._SS400_.jpgLe même éditeur propose, à l'occasion du centenaire du grand chef allemand, Günter WAND, un coffret de même format, mais 28 CD seulement et 1 DVD, intitulé : Günter WAND, The great recordings.

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    Le chef, né en 1912 et décédé quasiment en activité en 2002, est l'archétype du Kapellmeister, dans son acception la plus noble. Il a très peu dirigé en dehors de son Allemagne natale, et de ses orchestres (la radio de Cologne, la radio de Hambourg, quelques invitations à la radio bavaroise, à Berlin...). 

    Le contenu de ce beau coffret (à moins de 60 €), les intégrales des Symphonies de Beethoven et Brahms (NDR Hambourg), Bruckner et Schubert (WDR Cologne), de Mozart les trois dernières symphonies, quelques danses allemandes et la Sérénade Posthorn (NDR Hambourg), de Schumann les symphonies n°3 et 4, de Tchaikovski les symphonies n°5 et 6 (NDR Hambourg), Pulcinella de Stravinsky, les Tableaux d'une exposition de Moussorgski, les fragments symphoniques du Martyre de Saint-Sébastien de Debussy, la Petite symphonie concertante de Frank Martin, les 5 pièces op.10 de Webern.

    Il y a eu plusieurs autres versions, notamment avec Berlin, des "live" de telle ou telle symphonie de Bruckner ou Schubert. 

    On a cependant ici un beau panorama de l'art d'un chef qui privilégie la clarté, l'équilibre, sans lourdeur ni pathos, mais avec un sens de la grandeur et de l'architecture qui convient idéalement à Brahms et Bruckner.

    J'ai personnellement le souvenir d'un premier disque Bartok jadis paru sous étiquette Musidisc. Apparemment disponible en téléchargement :

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    Ou fugitivement reparu en France, un enregistrement des débuts de la stéréo (1957) des 5e et 7e symphonies de Beethoven, toujours à Cologne.

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  • SVETLANOV EN MAJESTÉ

     

    On n'a pas fini d'apprécier le talent de l'un des chefs les plus originaux du XXème siècle, le Russe Evgueni Svetlanov (1928-2002). Physique d'apparatchik soviétique, il n'a jamais eu, en Occident, l'aura d'un Kondrachine ou d'un Mravinski. Et pourtant il a laissé un prodigieux legs discographique - il avait l'ambition d'enregistrer toute la musique symphonique russe et il y est presque parvenu ! - L'essentiel a déjà été réédité notamment dans le cadre d'une Svetlanov Edition (Warner).

    Pour l'heure je retiens deux coffrets particulièrement intéressants. Le premier est la réédition de versions majeures des trois grands ballets de Tchaikovski (Melodia) Casse-Noisette, Le lac des cygnes, La belle au bois dormant.

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    Un souffle, une poésie qui ont peu d'équivalents.

    Scribendum (http://www.silveroakmusic.com/silveroak.html) propose un coffret de 20 CD regroupant des enregistrements déjà parus séparément sous ce label ou d'autres étiquettes, avec des références et des raretés dans le répertoire de Svetlanov, qui avait une curiosité sans limite. Qu'on en juge :

    BEETHOVEN : Symphonies 3 et 5

    BRAHMS : Symphonies (4)

    BRUCKNER : Symphonie n°8

    CHOSTAKOVITCH : Symphonie n°7 (deux versions studio et live 1978)

    DVORAK : Symphonie n°9

    ELGAR : Sea Pictures / Symphonie n°2

    FRANCK : Symphonie

    KHRENNIKOV : Symphonies 1-3

    MOSSOLOV : Fonderies d'acier

    RACHMANINOV : Symphonie n°2

    RESPIGHI : Les pins de Rome / Les fontaines de Rome / Fêtes romaines

    SAINT-SAENS : Symphonie n°3 "avec orgue"

    STRAVINSKY : Le sacre du printemps

    TCHAIKOVSKI : Symphonies (6) / Francesca da Rimini / La tempête / Roméo et Juliette / Ouverture 1812 / Marche slave / Sérénade pour cordes / Capriccio italien


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  • Le Roi Art(h)ur

    Il n'aimait pas qu'on mît un "h" à son prénom, orthographié à la polonaise. Son pays natal. Artur RUBINSTEIN est sans doute l'artiste qui m'a vraiment donné le goût de la musique dans mes jeunes années. Par ses mémoires, le film que Reichenbach lui a consacré en 1970, et bien sûr ses interprétations souvent inégalées de Chopin et de tant d'autres.

    Aujourd'hui SONY/RCA publie un somptueux coffret de 144 CD et DVD, présenté comme The complete album collection.

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    Certes on a cédé à la mode des pochettes d'origine (et donc de disques très courts), mais l'ensemble est tellement exceptionnel et à un prix des plus raisonnables (moins de 200 euros !) qu'on ne va pas bouder son plaisir.

    Un très bel ouvrage richement illustré de beaucoup de documents personnels, le détail complet des lieux, circonstances et dates d'enregistrement. Evidemment plusieurs doublons, ce qui permet de mesurer à la fois la permanence et l'évolution de l'art du pianiste. 

    Artur Rubinstein reste un modèle absolu de "naturel" - si tant est que cette notion ait un sens en musique - qui est à la fois respect de la partition et liberté souveraine des phrasés et des nuances. Pour Chopin, il demeure insurpassé. 

    C'est seulement sur le tard que Rubinstein s'est laissé convaincre d'enregistrer les chefs-d'oeuvre de la musique de chambre avec piano. Que d'émotion dans les Beethoven, Brahms et Schubert gravés avec Szeryng et Fournier, quelle splendeur dans les Mozart, Fauré, Dvorak, Brahms, Schumann captés avec les tout jeunes Guarneri, parfois d'une traite ! 

    De précieux inédits aussi, 3 CD d'extraits de récitals donnés au Carnegie Hall en 1961. Son dernier récital en et pour Israël. 

    Le plus beau des cadeaux de cette fin d'année !

  • LE CONCERTO POUR VIOLON DE KORNGOLD

     

    Etrange et passionnante personnalité que celle d'Erich Wolfgang KORNGOLD (1897-1957). Enfant prodige à l'instar de son homonyme Wolfgang.... Amadeus Mozart, il compose dès l'âge de 12 ans et remporte un triomphe, à 23 ans, avec son opéra Die tote Stadt

    Comme tant d'autres, Korngold fuira Vienne et l'Europe devant la montée du nazisme et trouvera refuge à Hollywood, où ses dons exceptionnels vont apporter un éclat nouveau à la musique de film (Robin des Bois, L'aigle des mers, etc.). Mais le compositeur n'oubliera jamais la musique "sérieuse" et c'est pour le grand Jasha Heifetz qu'il écrit en 1945 un concerto pour violon qui porte le même numéro d'opus (35) et a la même tonalité - ré majeur - que celui de Tchaikovski !

    Ce concerto pour violon est joué cette semaine par Alina Pogostkina et l'OPRL dirigé par Domingo Hindoyan et a été enregistré pour Naïve par Laurent Korcia, l'OPRL et Jean-Jacques Kantorow (un CD récompensé par un DIAPASON D'OR)

    L'occasion de faire le point sur la discographie qui s'est considérablement enrichie ces dernières années.

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    Evidemment, la version du dédicataire et créateur est à écouter. 

    Dans l'ordre de mes préférences, à la fois pour la pureté et la chaleur du jeu, je place les versions suivantes :

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    Magnifique Gil Shaham dans un couplage finalement assez évident entre deux concertos "américains".

    Même couplage, avec le concerto de Walton en prime, sous l'archet rigoureux et lumineux de James Ehnes :

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    Association plutôt surprenante de Brahms et Korngold dans la version très sensible de deux Russes, Nicolai Znaider et Valery Gergiev :        

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    Les autres versions disponibles suscitent toutes des réserves. Anne-Sophie Mutter en fait des tonnes dans une oeuvre qui peut justement verser dans le cliché hollywoodien (DGG), Vadim Gluzman est un fabuleux et passionnant violoniste, accompagné à la va-vite par un Neeme Järvi peu soigneux (BIS), notre cher Renaud Capuçon ne nous a pas convaincu - et encore moins l'accompagnement terne et sans relief de Yannick Nézet-Séguin - dans un couplage audacieux, Beethoven et Korngold (VIRGIN).

    Je n'ai pas écouté la récente version du violoniste tchèque qui monte, Pavel Sporcl, qui donne aussi le trop rare concerto de Richard Strauss (Supraphon), mais connaissant d'autres disques de ce talentueux artiste, celui-ci doit mériter un coup d'oreille !

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  • DECCA SOUND

    Autant j'ai été plus que dubitatif sur l'utilité des deux coffrets que Deutsche Grammophon a publiés à l'occasion de son... 111e anniversaire (ça ne s'invente pas !), autant je trouve que le très beau coffret de 50 CD publié par DECCA sous le titre "The DECCA Sound" est d'une totale pertinence.

    Pas véritablement d'inédit, mais des enregistrements qui, pour certains, étaient devenus difficiles à trouver, et surtout, pour les gravures les plus anciennes (fin des années 50, début 60) un magnifique remastering qui permet de redécouvrir la somptuosité légendaire des prises de son Decca de l'époque... sans le souffle de bande qu'on avait oublié de gommer sur les premiers CD réédités.

    Des galettes avec pochette originale, mais copieusement complétées par rapport aux LP d'origine.

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    CD 1 ANSERMET Falla: Le tricorne • Debussy: Images 

    CD 2 ARGENTA España • Tchaikovski: Concerto pour violon

    CD 3 ASHKENAZY Rachmaninov: Concerto 3 (dir. Fistoulari) • Sonate n°2

    CD 4 ASHKENAZY Sibelius Symphonie n°1 • Moussorgski (orch.Ashkenazy!) : Tableaux d'une exposition

    CD 5 BARTOLI (avec Andras Schiff) : Chansons italiennes

    CD 6 BELL Concertos Barber, Bloch, Walton  

    CD 7 BLOMSTEDT R. Strauss: Eine Alpensinfonie 

    CD 8 BÖHM Bruckner 4 

    CD 9 BOSKOVSKY: New Year’s Day Concert 1979 

    CD 10 BRITTEN War Requiem 

    CD 11 CHAILLY Messiaen: Turangalîla-symphonie 

    CD 12 Kyung Wha CHUNG Bruch & Mendelssohn Concertos, Bruch Fantaisie écossaise

    CD 13 CURZON Mozart: Piano Concertos 20 & 27 (dir. Britten)

    CD 14 DOHNÁNYI Schoenberg, Berg & Webern 

    CD 15 DORATI Stravinsky: L’Oiseau de feu • Le Sacre du printemps 

    CD 16 DUTOIT Ravel: Ma Mère l’oye • Boléro

    CD 17 FLEMING Opera scenes (dir. Solti)

    CD 18 FREIRE Brahms: Concerto 1 • Schumann: Carnaval 

    CD 19 HAITINK Chostakovich Symphonies 5 & 9 

    CD 20 HOGWOOD Purcell: Dido and Aeneas 

    CD 21 Janine JANSEN Britten & Beethoven Concertos violon

    CD 22 KARAJAN Holst: The Planets 

    CD 23 KATCHEN Bartók & Prokofiev Concertos 3 • Ravel sol M

    CD 24 KERTÉSZ Dvorák: Symphonies 8 et 9

    CD 25 KING’S COLLEGE CHOIR & ST JOHN’S COLLEGE CHOIR Haydn: Nelson Mass & Paukenmesse 

    CD 26 LARROCHA Granados: Goyescas • Falla: Noches en los jardines de España 

    CD 27 LEMPER Berlin Cabaret Songs 

    CD 28 LUPU Beethoven: Moonlight, Pathétique & Waldstein Sonatas

    CD 29 MAAG Mendelssohn: A Midsummer Night’s Dream • Symphony 3 

    CD 30 MAAZEL Respighi: Feste Romane • Pini di Roma • Rimsky-Korsakov Shéhérazade

    CD 31 MACKERRAS Janácek: Sinfonietta, Tara Bulba The Cunning Little Vixen Suite 

    CD 32 MARRINER Tchaikovski: Serenade  • Souvenir de Florence 

    CD 33 MARTINON Ibert: Divertissement • Borodine Symphonie 2 

    CD 34 MEHTA Varèse Amériques • Ives symphonie 2 

    CD 35 MONTEUX Ravel: Daphnis et Chloë • Elgar: Enigma Variations 

    CD 36 MÜNCHINGER Bach: Magnificat • Cantatas 10 & 140 

    CD 37 NILSSON: Wagner: Der Ring des Nibelungen – scenes

    CD 38 PAVAROTTI The Three Tenors in Concert 1990 

    CD 39 PAVAROTTI Puccini: Turandot – highlights 

    CD 40 PICKETT Susato: Dansereye 

    CD 41 ROGÉ Saint-Saëns:  Concertos 2, 4 & 5 (dir. Dutoit)

    CD 42 ROUSSET Pergolesi: Stabat Mater 

    CD 43 SCHIFF Bach: Goldberg Variations 

    CD 44 SOLTI Romantic Russia • Suppé 4 Ouvertures

    CD 45 SOLTI Mahler 8 

    CD 46 SUTHERLAND/PAVAROTTI/HORNE Live from Lincoln Center 

    CD 47 TAKÁCS QUARTETT Beethoven: Quatuors opp.95, 130 & 133 

    CD 48 TEBALDI Puccini: La fanciulla del West – highlights

    CD 49 WIENER OKTETT Mendelssohn: Octuor • Beethoven: Septuor

    CD 50 WINCHESTER CATHEDRAL CHOIR / BRYN TERFEL Walton: Belshazzar’s Feast 

  • BRAHMS : PREMIER CONCERTO POUR PIANO

     

    Hélène Grimaud jouait ce samedi soir à Liège le 1er concerto de Brahms (avec l'Orchestre national de Belgique et Walter Weller). Oeuvre longue (plus de 50 minutes) et redoutable. Hélène Grimaud est d'ailleurs l'une des seules femmes pianistes que je connaisse qui surmonte les difficultés de ce concerto. Elle en a d'ailleurs laissé un très bel enregistrement avec le regretté Kurt Sanderling. J'ai beau chercher, je ne trouve dans la discographie aucune autre version féminine !

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    Comme l'a expliqué Jean-Marc Onkelinx sur son blog, l'oeuvre pose de multiples problèmes à ses interprètes. Ce qui peut expliquer qu'en concert on reste souvent frustré en tant qu'auditeur.

    Au disque, les très bonnes versions ne sont pas légion non plus. Dans l'ordre de mes préférences :

    L'indétrônable George Szell survolté, avec un Clifford Curzon souverain (et une prise de son parfaite)

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    Le même George Szell a laissé deux autres enregistrements passionnants, avec deux pianistes légendaires, Rudolf Serkin et Leon Fleisher.

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    J'évoque le chef d'orchestre en premier, tant le discours orchestral est essentiel (et sûrement pas réduit à un rôle d'accompagnement) dans cette vaste "symphonie concertante".

    Autre version phénoménale, celle d'Arrau et Giulini captée au début des années 1960 (préférable au "remake" d'Arrau avec Haitink) :

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    On sautera sur l'occasion de trouver, rassemblés en un coffret tout récent, tous les concertos enregistrés par Radu Lupu pour Decca, et notamment un 1er de Brahms où le pianiste roumain est pleinement à son affaire.

    Autre immense pianiste, contemporain de Lupu, Stephen Kovacevich (ex-Bishop) qui, à vingt ans d'intervalle, a gravé deux versions racées, nerveuses, magnifiquement accompagné par Colin Davis et Wolfgang Sawallisch.

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    On ne peut faire l'impasse sur la version hautaine, granitique et puissante de Gilels, qui bénéficie du formidable "accompagnement" de Jochum, Brahmsien d'exception :

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    J'aurais aimé recommander sans réserve les versions toutes récentes de pianistes que j'aime beaucoup, Cédric Tiberghien (chez Harmonia Mundi) et Nicholas Angelich (Virgin). Ils ne bénéficient malheureusement ni l'un ni l'autre de partenaires à la hauteur de leur inspiration (Belohlavek pour Tiberghien, Paavo Järvi pour Angelich).

  • RICHARD STRAUSS

    Deutsche Grammophon réédite en un coffret de 5 CD l'essentiel des enregistrements réalisés par Karajan des oeuvres symphoniques de Richard STRAUSS

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    On a sélectionné les versions les plus récentes de certaines oeuvres que le chef autrichien avait déjà enregistrées dans les années 1970. Prises de son supérieures et interprétations plus fouillées, moins clinquantes.

    CD 1 : Ainsi parlait Zarathoustra, Don Juan, Concerto pour hautbois (Lothar Koch)

    CD 2 : Don Quichotte (Antonio Meneses), Till Eulenspiegel, Danse des sept voiles de Salomé

    CD 3 : Une vie de héros, Mort et transfiguration

    CD 4 : Symphonie alpestre, Concerto pour cor n°2 (Norbert Hauptmann)

    CD 5 : Vier letzte Lieder, Die heiligen drei Könige, Scène finale de Capriccio (Anna Tomowa-Sintow), Métamorphoses

    La Philharmonie de Berlin est superlative. Très beau témoignage du dernier Karajan.

    Ce coffret ne détrône pas la somme léguée par Rudolf Kempe à la tête du plus straussien des orchestres, la Staatskapelle de Dresde.

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    On peut aimer la rigueur altière de Karl Böhm, plus souvent exceptionnel dans les opéras que dans le corpus symphonique de Richard Strauss.

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    P.S. Comme me le fait remarquer l'honorable commentateur ci-dessous, il manque à ce palmarès sans doute le plus grand straussien du XXème siècle, Fritz Reiner, dont les enregistrements légendaires - dans une somptueuse stéréo des années 50 - ont justement été réédités il y a quelques mois dans un coffret très bon marché :

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  • CHARLES MUNCH

    Dans la galerie des grands chefs du XXème siècle, Charles Munch n'occupe pas, à mon sens, toute la place qui devrait être la sienne. Une des premières. Et pas seulement pour le répertoire français - Berlioz, Debussy, Ravel - dans lequel il excellait bien sûr.

    On est heureux de voir son éditeur historique, RCA, ressortir une partie importante de son legs discographique, les Beethoven, Brahms, Dvorak, Tchaikovski, etc. Dans des prises de son d'anthologie.

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    CD 1 : WAGNER, extraits du Ring et de Tristan et Isolde (avec Eileen FARRELL)

    CD 2 : TCHAIKOVSKI, Symphonie n°4, Sérénade pour cordes

    CD 3 : TCHAIKOVSKI, Symphonie n°6, Roméo et Juliette

    CD 4 : TCHAIKOVSKI, Concerto pour violon (avec Henryk SZERYNG), Francesca da Rimini

    CD 5 : DVORAK, Symphonie n°8, Concerto pour violoncelle (avec Gregor PIATIGORSKI)

    CD 6 : MAHLER, Lieder eines fahrenden Gesellen, Kindertotenlieder (avec Maureen FORRESTER)

    CD 7 : R.STRAUSS, Till Eulenspiegel, Don Quichotte (avec Gregor PIATIGORSKI)

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    BRAHMS: Symphonies 1, 2, 4, Ouverture tragique, Concerto pour piano n°1 (avec Gary GRAFFMAN), Concerto pour piano N°2 (avec Artur RUBINSTEIN) MENDELSSOHN: Symphonies n°3,4,5, Concerto pour violon (avec Jasha HEIFETZ), SCHUBERT: Symphonies n°2, 8, 9, SCHUMANN : Symphonie n°1, ouvertures de Manfred, Genoveva.

     

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    Incontournable évidemment, le coffret Berlioz/Munch

  • LES SYMPHONIES DE BEETHOVEN, D'AUTRES INTEGRALES

    Les intégrales des symphonies de Beethoven ne se comptent plus, mais les critiques comme les guides discographiques en restent peu ou prou toujours aux mêmes "références", laissant de côté - injustement - des versions originales, moins célèbres, et pourtant de première qualité.

    Ainsi on pourrait proposer comme alternative aux Furtwängler, Toscanini, Karajan, Klemperer, Norrington, Gardiner, la liste suivante. Sans ordre particulier de préférence.

    PIERRE MONTEUX avec LONDRES et VIENNE (DECCA)

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    WALTER WELLER avec BIRMINGHAM (CHANDOS)

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    CHARLES MACKERRAS avec LIVERPOOL (EMI)

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    BRUNO WALTER (SONY)

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    THOMAS DAUSGAARD avec l'Orchestre de chambre suédois (SIMAX)

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    COLIN DAVIS avec la STAATSKAPELLE de DRESDE (reparution en septembre chez NEWTON Classics)

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    ANDRÉ CLUYTENS et BERLIN (EMI)

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    RICCARDO MUTI avec PHILADELPHIE (EMI)

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    HERBERT BLOMSTEDT avec DRESDE (BRILLIANT)

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  • SAINT-SAËNS CONCERTOS POUR PIANO

    L'avant-dernière Tribune des critiques de disques de France-Musique - l'émission est supprimée dans la grille de rentrée ! - diffusée le 27 juin dernier, était consacrée au 4e concerto pour piano de Saint-Saëns. François Hudry m'avait convié, avec Antoine Pecqueur et Rodolphe Bruneau-Boulmier, à l'écoute comparée de cette oeuvre.

    L'occasion de faire le point ici de la discographie des 5 concertos que Camille Saint-Saëns a écrits pour son instrument de prédilection : le compositeur français était lui-même un pianiste extrêmement virtuose.

    La version du 4e concerto qui nous a tous très heureusement surpris - virtuosité éclatante et poésie du pianiste, commentaire orchestral précis, raffiné et engagé - est celle de Jean-Philippe COLLARD et d'André PREVIN dirigeant le Royal Philharmonic. Prise de son de référence.

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    Immédiatement après, même si l'enregistrement sonne moins large et profond, une version justement remarquée à sa sortie, celle du fantastique pianiste anglais Stephen Hough et de l'orchestre de Birmingham dirigé par Sakari Oramo (Hyperion)

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    L'intégrale réalisée pour Decca par Pascal Rogé et Charles Dutoit est d'une neutralité insuffisante pour convaincre.

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    On ne peut malheureusement pas recommander les deux autres intégrales disponibles sur le marché, pour des raisons opposées d'ailleurs.

    La version longtemps citée comme une référence, d'Aldo Ciccolini et de Serge Baudo avec l'Orchestre de Paris, souffre d'une prise de son épouvantable, d'un orchestre qui sonne souvent faux et brouillon. Même problème de prise de son catastrophique à Toulouse, avec l'orchestre du Capitole pourtant dirigé avec sa fougue habituelle par Michel Plasson, mais un pianiste vraiment pâle et peu inspiré, Philippe Entremont.

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  • BACH AU PIANO

    Depuis des décennies, on nous présente les interprétations de Bach par Glenn Gould comme le nec plus ultra. Son éditeur (CBS puis SONY) ne sait plus comment "rhabiller" ce précieux fond de catalogue. Dernier avatar en date ce coffret :

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    Personnellement je n'ai jamais supporté ce jeu proche d'une machine à écrire, prétendument "objectif". 

    D'autres pianistes se sont risqués à enregistrer Bach sur un piano moderne, avec des bonheurs divers.

    On mettra en tête de liste la regrettée Tatiana Nikolaieva, l'une des rares Russes à s'être intéressée avec autant d'imagination que de talent à ce corpus formidable, notamment les deux livres du Clavier bien tempéré

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    Je ne partage pas du tout l'enthousiasme d'une certaine critique pour les Bach de Sviatoslav Richter, pourtant génial et immense interprète. Son intégrale du Clavier bien tempéré, maintes fois rééditée, est de surcroît très mal enregistrée.

    En revanche, même si les moyens techniques ne sont plus ce qu'ils étaient, les Bach que Wilhelm Kempff a gravés au soir de sa vie sont pure poésie.

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    On n'a pas très envie de recommander l'intégrale du pianiste hongrois Andras Schiff, qui, tout à l'opposé de Glenn Gould, donne un Bach hyper-sophistiqué, presque romantique, manquant toujours de naturel et de simplicité.

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    Mais voici que le label néerlandais V.O.I.D. rassemble en un coffret de 20 CD à petit prix les gravures réalisées par le pianiste Ivo Janssen depuis une dizaine d'années et qui sont, en tous points, admirables. J'avais déjà signalé l'extraordinaire - pour moi la plus réussie - intégrale du Clavier bien tempéré, et lu avec plaisir que la critique française, anglaise et allemande avait partagé la même passion pour cet artiste qui est loin d'avoir la notoriété qu'il mérite.

    Une occasion à saisir absolument si l'on veut goûter l'oeuvre de Bach écrite pour le clavier !

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  • DANSES SYMPHONIQUES

    Je rebondis sur l'article que Jean-Marc Onkelinx consacre aux Danses Symphoniques de Rachmaninov sur son blog : http://jmomusique.skynetblogs.be/ .

    Dernier opus du pianiste/compositeur, cette symphonie qui ne dit pas son nom, en trois "mouvements", est un chef-d'oeuvre, d'une redoutable difficulté en concert. 

    La discographie de ces "Danses Symphoniques" est aujourd'hui relativement abondante, mais peu d'interprètes ont su traduire toutes les facettes de l'oeuvre. En tête de liste, les indétrônables Kondrachine et Jansons.

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    (Sur ce CD Melodia, une autre version de référence d'un autre chef-d'oeuvre de Rachmaninov Les Cloches)

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    Juste après, on placera Svetlanov et Temirkanov.

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    Pour ce qui est de la jeune génération, les Vladmir Jurowski, Vassily Petrenko ou Tugan Sokhiev, ils passent malheureusement à côté des aspects tragiques de l'oeuvre : il suffit de comparer le début de la 2e Danse, une sorte de valse lente, qui s'ouvre sur une terrible sonnerie de trompettes. Qui doit être tout sauf jolie et propre : ce doit être grinçant, glaçant. Comme le fait Kondrachine.

    On citera encore, mais pas au même niveau, les versions d'Ashkenazy (et du somptueux Concertgebouw d'Amsterdam) et d'Ormandy, l'interprète historique de Rachmaninov.

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    En dehors de ces versions orchestrales, il faut absolument écouter l'extraordinaire version pour 2 pianos due à Martha Argerich et Nelson Freire, captée "live" lors d'un récent festival de Salzbourg.

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    Et pour montrer, si besoin, qu'il n'y a pas de frontière entre les genres musicaux, on jettera une oreille à la délicieuse Night Waltz de cet autre chef-d'oeuvre qu'est la comédie musicale de Stephen Sondheim A little night music.

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    J'ignore si Sondheim s'est inspiré, consciemment ou non, de Rachmaninov, mais les parentés sont évidentes.

  • JOHANN STRAUSS EDITION

    Au nouveau directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Liège, Christian Arming, natif de Vienne, on posait la question il y a quelques jours : "Que veut dire être Viennois"? Et lui de répondre qu'il ne savait pas ce qu'était un Viennois "authentique", puisque Vienne a toujours été au carrefour des cultures et des influences germanique, tchèque, hongroise, tzigane, etc...

    S'il est un compositeur qui, plus que tout autre, illustre Vienne dans le monde entier, c'est Johann STRAUSS junior.

    Depuis une vingtaine d'années, NAXOS a entrepris de graver l'intégrale de l'oeuvre du roi de la valse viennoise (et du reste de sa famille d'ailleurs, le père Johann, les frères Josef et Eduard). En parcourant l'imposant booklet du coffret de 52 CD qui vient de paraître, on mesure l'incroyable célébrité de la dynastie Strauss dans le monde entier, et la diversité d'inspirations de celui, Johann junior, que Wagner, Brahms et bien d'autres admiraient profondément.          

    Comme dans toute intégrale, tout n'est pas de la même eau, et il y a longtemps que les valses et polkas les plus célèbres ont bénéficié de versions de référence (Kleiber, Böhm, Krauss, etc.). Mais l'essentiel de ces disques a été gravé par des chefs familiers de ce répertoire (Alfred Walter, Michael Dittrich, Peter Guth, Christian Pollack, Franz Bauer-Theussl, etc...) avec des orchestres d'excellent niveau, comme les phalanges slovaques.

    L'intérêt de ce coffret est aussi d'inclure les versions chantées, soit avec choeur d'hommes, soit par une soprano, de nombre de valses.                                                                                                                            

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  • BICENTENAIRE LISZT

    Les années 2010 et 2011 sont fastes pour les éditeurs de disques... et les discophiles. Chopin, Schumann, Mahler, et maintenant Liszt, le prototype du musicien romantique. 

    Beaucoup de rééditions prévues, chez tous les grands éditeurs. La première salve vient - comme souvent - de BRILLIANT Classics.                                                                                                                                                 

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    Tout n'est pas du même niveau, mais ce ooffret de 30 CD (+ 1 CDRom comprenant le livret) comporte bien des pépites, et même des versions de référence, comme les introuvables Etudes d'exécution transcendante de Vladimir Ovchinikov. Et, pour ce qui est des oeuvres d'orchestre, beaucoup de grandes versions hongroises depuis longtemps indisponibles.

    CD 1 : FAUST SYMPHONIE / Ferencsik

    CD 2 : DANTE SYMPHONIE + A la chapelle SIxtine / Haenchen

    CD 3-6 : Intégrale Poèmes Symphoniques / Joo

    CD 7 : 2 Episodes du Faust de Lenau + Mephisto Valse n°2 + Soszat und Hymnus Fantasie / Joo

    CD 8 : Oeuvre d'orgue / Kaiser

    CD 9 : Messe solenelle de Gran / Ferencsik

    CD 10 : Sonate + Sonnets de Pétrarque + Légende n°1 / Sun

    CD 11 : Etudes d'exécution transcendante / Ovchinikov

    CD 12-13 : Rhapsodies hongroises / Pizzaro

    CD 14 : Transcriptions de Wagner / Campanella

    CD 15 : Transcriptions de Verdi / Campanella

    CD 16 : Transcriptions / Campanella

    CD 17 : Malédiction + Fantaisie sur Lelio + De profundis / Lortie, Pehlivanian

    CD 18 : Concertos + Totentanz / Freire, Plasson

                Concerto n°3 op.posth. / Mayer, Vasary

    CD 19 : Oeuvres pour piano et orchestre / Lortie, Pehlivanian

    CD 20 à 30 Enregistrements historiques : Lazar Berman, Alfred Brendel, György Cziffra, Emil Gilels, Maria Yudina, Sviatoslav Richter, Vladimir Sofronitski, Earl Wild.

    Il faut rappeler l'aventure de toute une vie du pianiste anglais Leslie Howard et la publication par Hyperion d'un coffret de 99 CD (!!) de l'intégrale vraiment intégrale de l'oeuvre pour piano de Liszt :

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