BESTOFCLASSIC - Page 4

  • LE CHEVALIER À LA ROSE / DER ROSENKAVALIER

    Au programme cette semaine des concerts de Nouvel An de l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège (www.oprl.be) dirigé par Christian Arming, Friedrich Gulda (son concerto pour violoncelle), Johann, Josef Strauss... et Richard Strauss, la grande suite du Chevalier à la rose.

    L'occasion de faire le point de la discographie de l'opéra, et des diverses suites orchestrales qui en ont été tirées.

    Pour ce qui est de l'opéra, il n'y a, pour moi, que deux versions jamais dépassées, en CD et en DVD.

    En CD, la justement légendaire version Karajan de 1956, avec une distribution de rêve : Elisabeth SCHWARZKOPF (la Maréchale), Christa LUDWIG (Octavian), Teresa STICH-RANDALL (Sophie), Eberhard WAECHTER (Faninal), Otto EDELMANN (le Baron Ochs)..

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    En DVD, deux versions dirigées par Carlos KLEIBER, mais pour la jubilation, les sonorités uniques du Philharmonique de Vienne chauffé à blanc, et la Maréchale de Felicity LOTT (qu'on a vue deux fois sur scène, au Châtelet et à Bastille), et Anne-Sofie von OTTER, et Barbara BONNEY, une nette préférence pour celui-ci :

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    Pour les suites d'orchestre, le choix est plus complexe. Il faut d'abord distinguer les "suites de valses" de la "grande suite". Les premières reprennent, condensent les thèmes de valses qui parcourent toute la partition, et particulièrement celles du 2e acte. La "grande suite" est une sorte de résumé sans paroles de l'opéra.

    Pour les suites de valses, trois versions surclassent toutes les autres :

    - Rudolf KEMPE et la somptueuse Staatskapelle de DRESDE (EMI ou BRILLIANT)

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    - Fritz REINER et l'orchestre symphonique de CHICAGO (RCA)

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    Et, moins attendu, mais tout aussi somptueux, Eugen JOCHUM et le Concertgebouw d'Amsterdam (anc.PHILIPS, reparu en collection DGG/Eloquence):

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    Pour ce qui est de la "Grande suite", commençons par les versions à fuir, un "live" insupportable de lourdeur et de vulgarité de Lorin Maazel à New York (DGG téléchargement), un Georges Prêtre qui "rubatise", minaude tellement qu'on perd le fil de l'écoute avec l'orchestre de la SWR de Stuttgart (Hänssler). On aurait aimé citer Antal Dorati - qui a lui-même arrangé sa propre suite du Chevalier - mais la captation à Minneapolis d'un orchestre rugueux et sans charme ne rend pas justice à la partition.

    Trois belles versions retiennent l'attention pour cette suite de concert (celle que donnent Ch.Arming et l'OPRL), deux avec l'orchestre philharmonique de Vienne.

    - Christian THIELEMANN, Wiener Philharmoniker (DGG)

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    - André PREVIN, Wiener Philharmoniker (DGG)

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    Enfin Eugene ORMANDY nous rappelle ce qu'il a fait de l'orchestre de Philadelphie qu'il a dirigé de 1938... à 1988 (SONY)

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  • LE TOP 10 DES CONCERTS DE NOUVEL AN

    Après la déception unanime de l'édition 2013 du concert de Nouvel An de Vienne, ma sélection des meilleurs des concerts du 1er janvier avec les Wiener Philharmoniker (j'en ai la collection complète depuis 1979 !).

    Dans l'ordre de mes préférences :

    Carlos KLEIBER bien sûr, insurpassé, en 1989 et 1992 :

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    Decca a republié le dernier concert de Nouvel An de Willy BOSKOVSKY en 1979, un modèle de style authentiquement viennois :

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    À partir de 1980, c'est surtout Lorin MAAZEL, très irrégulier selon les années, et Claudio ABBADO, qui seront à la manoeuvre. L'édition 1988 avec les Petits Chanteurs de Vienne est à retenir.

    61JeRTy3hNL.jpg 51XjxxJa1wL._SL500_AA300_.jpgPour Maazel, on privilégiera les compilations réalisées par Deutsche Grammophon, de préférence aux éditions ultérieures (dans les années 90) parues sous étiquettes RCA

    L'édition 1987 fait figure d'événement puisque c'est le seul concert de Nouvel An dirigé par un Herbert von KARAJAN miné par la maladie, d'autant plus émouvant et lumineux dans un répertoire qu'il a toujours chéri, avec un orchestre à sa dévotion.

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    On aime beaucoup l'élégance, la souplesse... très viennoises, et l'originalité du répertoire, des éditions conduites par Riccardo MUTI en 1993, 1997, 2000 et 2004 :

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    On prêtera aussi une oreille attentive, même si le chef n'évite pas toujours une certaine lourdeur, voire une complaisance dans le son généreux des Viennois, à Nicolas HARNONCOURT en 2001 et 2003 :

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    Comme Lorin MAAZEL, Zubin MEHTA a été plusieurs fois abonné aux concerts de Nouvel An, sans atteindre toujours les sommets d'inspiration. 

    Mais il faut reconnaître, à regret, que, depuis Muti en 2004, nous n'avons plus jamais eu de concert vraiment mémorable, avec des erreurs manifestes de casting (Ozawa, Jansons, Barenboim, Welser-Moest). On accordera le bénéfice... de l'âge à Georges PRETRE (en 2008 et 2010). Je trouve personnellement ses minauderies, ses coquetteries rythmiques (des rubatos qui n'en finissent pas) insupportables, mais le public viennois adore (Prêtre a été le chef adulé des Wiener Symphoniker).

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  • LA FETE SUR BROADWAY

    En ce dernier jour de l'année 2012 que je passe à New York, je ne peux manquer de signaler deux coffrets incontournables pour les fans de comédies musicales et de shows sur Broadway. De quoi aborder 2013 dans la bonne humeur !

    BROADWAY IN A BOX comprend les 25 bandes originales des plus grands succès new yorkais des 70 dernières années (Sony)

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    EMI propose une autre très bonne affaire. Il ne s'agit plus ici de bandes originales mais de versions plus récentes, dues à des équipes de choc sous la houlette passionnée de John McGlinn (et dans les orchestrations originales)

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  • TCHAIKOVSKI : SYMPHONIE N°1 "REVES D'HIVER"

    J’ai toujours eu une affection particulière pour la mal-aimée et méconnue 1ere symphonie de Tchaikovski, intitulée “Rêves d'hiver“. Parce qu’elle nous raconte la Russie éternelle, fantasmée peut-être, immense et tragique à la fois.

    Elle est au programme du dernier concert de l’année, ce soir, de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège. Nous lui avons consacré une séance d’Ecouter la Musique mercredi dernier, en compagnie du chef d’orchestre Christoph Campestrini, de notre chère Tatiana Samouil, qui sait de quoi on parle quand on évoque les paysages de l’hiver russe, et de Jean-Marc Onkelinx.

    Il est toujours malaisé de faire une sélection parmi la multitude de versions disponibles, je m’étais limité, pour l’occasion, à des chefs russes, même si un incident technique nous a finalement empêché d’écouter la dernière version en date, celle de Valery Gergiev avec l’orchestre symphonique de Londres.

    Pas trop de regret à avoir, ces trois premières symphonies n’étant vraiment pas du meilleur Gergiev, pas d’élan, peu de poésie, et une sécheresse rédhibitoire de la prise de son.

    En revanche, pas de surprise quant à la version sortie première haut la main de cette écoute comparée (toujours anonyme) : il n’est pas une tribune, pas une émission, sur les symphonies de Tchaikovski en général, dont Mariss Jansons et l’OrchestrePhilharmonique d’Oslo ne soient les grands vainqueurs depuis la parution de leur intégrale chez Chandos à la fin des années 1990. Tout y est décidément, la qualité purement orchestrale, l’esprit de ces partitions, la beauté de la prise de son…

     

    L’autre bonne surprise c’est une version un peu oubliée, d’un chef dont personne n’a songé à célébrer le centenaire, Igor Markevitch, né à Kiev en 1912, des symphonies de Tchaikovski au burin, plus “stravinskiennes” que nature, et pourtant poétiques et rêveuses, enregistrées dans les années 60 avec un orchestre symphonique de Londres pas toujours très en place. Intégrale parue jadis chezPhilips, heureusement republiée récemment par Newton Classics.

     

    Autre grand chef russe, lui toujours en activité – qui a comblé le public et la critique du Théâtre des Champs-Elysées il y a un mois avec “son” orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg – Yuri Temirkanov. Une belle intégrale, là encore réalisée à Londres, avec le Royal Philharmonic Orchestra. 

    Vision très controversée, intrigante, d’un très grand pianiste qui ne convainc pas tout le monde comme chef d’orchestre, celle deMikhail Pletnev et de son Orchestre national de Russie.

    Grande déception en revanche pour Rostropovitch, très inégal, souvent relâché, dans une intégrale sans doute réalisée un peu trop rapidement toujours à Londres dans les années 70.

  • HAYDN : L'INTEGRALE INACHEVEE

    On a trouvé sur le site italien d'Amazon un coffret de 32 CD à bas prix, regroupant toutes les symphonies de Haydn enregistrées dans les années 1980 et 1990 par Christopher Hogwood et son Academy of ancient music pour Oiseau Lyre.                                                       

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    La présentation est trompeuse : il ne s'agit pas d'une intégrale des symphonies (comme Dorati ou Adam Fischer).

    Les dernières symphonies (les "Parisiennes", les 88 à 92, et les "Londoniennes" à l'exception des 94,96,100 et 104) en sont absentes, le projet initial n'ayant pas été mené à son terme. Mais tout le reste est passionnant, notamment toutes les premières symphonies, celles de la période "Sturm und Drang", et à ce prix, on ne se privera pas de redécouvrir cette somme, qu'on ne trouvait plus que sporadiquement et en petits coffrets séparés.

  • KLEMPERER EN MAJESTÉ

    Enfin trois fabuleux coffrets pour rendre un hommage plus que justifié à l'un des monuments de la direction d'orchestre au XXème siècle : Otto KLEMPERER, mort il y a 40 ans, en 1973, à 88 ans.

    Je sais bien qu'on objectera que le Klemperer des dernières années n'est que l'ombre du chef fougueux de l'entre-deux-guerres. Et quand bien même il serait plus lent, plus solennel, il reste un extraordinaire maître du discours, de l'architecture, de la grandeur. Rien n'est jamais anodin, banal. On ne décroche jamais à écouter Klemperer.

    Par exemple, dans Bruckner, Otto Klemperer est rarement cité comme une référence. Et pourtant il faut écouter ces cathédrales sonores si majestueuses, jamais pesantes ni vulgaires.

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    Les Beethoven de Klemperer sont connus et respectés depuis longtemps : on s'étonne juste qu'EMI n'ait pas placé dans ce coffret de 10 CD la plus extraordinaire version de la Missa Solemnis que je connaisse ni son Fidelio légendaire. En revanche, on trouve ici tout le Beethoven symphonique, parfois en double ou triple ! Ainsi on peut entendre trois versions de la 7e symphonie (toutes en stéréo, 1955, 1960 et 1968. Absolument passionnant et magnifiquement enregistré au Kingsway Hall.

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    Quant au troisième coffret - tous les trois sont vendus à tout petit prix - c'est un patchwork assez (d)étonnant, avec un répertoire qu'on n'attend pas forcément de Klemperer, et où il se révèle passionnant, voire surprenant : Tchaikovski (les trois dernières symphonies), Dvorak (la "Nouveau Monde"), Franck, les quatre symphonies de Schumann (mais pas celles de Brahms rééditées par ailleurs), les versions les plus lumineuses, aériennes de l'Italienne et surtout du Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn, les 5,8 et 9 de Schubert, une Fantastique de Berlioz, et quelques valses de Strauss :

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  • TOUT CHOSTAKOVITCH

    La très bonne surprise de cet automne, c'est la parution d'une quasi-intégrale de l'oeuvre de Dmitri CHOSTKOVITCH en 51 CD chez BRILLIANT CLASSICS. Jusqu'à présent, pour Rachmaninov, Rimski-Korsakov par exemple, les coffrets de ce genre étaient de valeur assez inégale, mêlant références et versions plus banales.

    Ici on n'a que du premier choix, interprètes, prises de son, et la plupart des versions de référence absolues.

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    CD 1-11 : Symphonies / Barchai WDR

    CD 12-13 : Symphonies de chambre / Barchai Milan

    CD 14 : Concertos piano + Danses fantastiques / Ortiz, Berglund, Bournemouth

    CD 15 : Concertos violon / Oistrakh, Mravinski, Rojdestvenski

    CD 16 : Concertos violoncelle / Ivachkine, Polianski, Symph.Moscou

    CD 17-21 : Quatuors / Rubio

    CD 22 : Quintette + trio n°2 piano / Auer, Rosenfeld...

    CD 23 : Sonates violon et alto / Van Keulen, Brautigam

    CD 24 : Sonates piano + violoncelle / Würtz, Rosler

    CD 25 : Oeuvres piano / Petruchanski

    CD 26-27 : Préludes et fugues op.87 / Rubackyte

    CD 28-32 : Mélodies / Ploujnikov, Buriakova, Sumatchova...

    CD 33 : Ouverture de fête, Suite sur des sonnets de Michelange, entractes de Katerina Ismailova / Rojdestvenski, min.cult. URSS

    CD 34 : Choeurs a capella / Popov, académie chorale Russie

    CD 35-37 : Suites de jazz, Le Boulon, Le ruisseau limpide, L'âge d'or, Le taon, Hamlet / Kuchar, ON Ukraine

    CD 38-43 : Musiques de film (La Nouvelle Babylone, Cinq jours cinq nuits, Le roi Lear, Zoya, La chute de Berlin, Les montagnes d'or, Maxime, Seule) / Judd, Jurowski, Radio Berlin

    CD 44 : La femme et le houligan / Gorenstein, symph.Russie

    CD 45 : Le violon de Rothschild (opéra de Benjamin Fleischman, achevé et orchestré par Chostakovitch) / Rojdesvenski min.culture URSS

    CD 46 :  Les Joueurs / Chistiakov, Bolchoi, Kurpe, Gluboky, Pochapski, Arkhipov

    CD 47-48 : Lady Macbeth de Mzensk / Rostropovitch, phil. Londres, Vichnievskaia, Gedda, Petrov, Krenn, Tear, Finnilä, Haugland...

    CD 49 : Concertos piano, Danses fantastiques, Préludes et fugues / Chostakovitch, Cluytens (1957)

    CD 50 : Concerto violon 1 / Kogan, Kondrachine, phil. Moscou + Concerto violoncelle 1 / Rostropovitch, Rojdestvenski, URSS

    CD 51 : Symphonie 5 / Mravinski, phil. Leningrad + Sonate violoncelle / Chafran, Chostakovitch.



  • SACRÉ HAYDN

    Haydn reste - heureusement - à la mode chez les éditeurs, à un rythme certes moins soutenu qu'en 2009, bicentenaire de la mort du compositeur autrichien.

    EMI publie un coffret de 9 CD - à tout petit prix - qui, pour n'être pas exhaustif, contient de très belles versions des oratorios de la  maturité, Les Saisons et la Création, ainsi que la version chorale des Sept dernières paroles du Christ, le bref Te Deum, et les plus belles messes, magnifiquement servies par les meilleurs interprètes du genre.

    Contenu de ce coffret :

    CD 1 & 2 : Die Schöpfung / Marriner, orch. Radio Stuttgart / Bonney, Wiens, Rootering, Blochwitz

    CD 3 & 4 : Die Jahreszeiten / Gönnenwein, orch.Etat Bavière / Mathis, Gedda, Crass

    CD 5 : Messe n°5 "Ste Cécile" / Wilhelm, Speiser, Watts, Equiluz, Nimsgern

    CD 6 : Messe n° 9 "in tempore belli" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Marshall, Watkinson, Lewis, Holl  +  Messe n° 13 "Création" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Hendricks, Murray, Blochwitz, Hölle

    CD 7 : Messe n° 10 "Heiligmesse" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Vaness, Schellenberger, Soffel, Lewis + Messe n°11 "Nelson" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Marshall, Schönknecht, Watkinson, Lewis, Holl

    CD 8 : Messe n° 7 "St Jean de Dieu" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Hendricks + Messe n°12 "Theresienmesse" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Vaness, Soffel, Lewis, Salomaa

    CD 9 : Les Sept dernières paroles du Christ en croix (version chorale) + Responsoria de Venerabili / Bernius, orch.chambre Württemberg / Nielsen, Schreckenbach, Hill, Hölle + Te Deum / Forster, orch.symph.Berlin, ch. cathédrale Ste Edwige

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    Le génie de Haydn, son invention permanente, éclatent dans chacune de ces pages. Que ceux qui pensent que ses Messes sont des oeuvres austères, destinées à la liturgie, écoutent quelques mesures de l'une ou l'autre, ils en seront pour leurs préjugés. De surcroît, Marriner et sa somptueuse phalange dresdoise (comme les choeurs de la radio de Leipzig), ses solistes idéaux, sont d'une joie communicative. 

    On rappellera aussi un très beau coffret dû à un autre "haydnien" de génie, Leonard Bernstein (12 CD comprenant les Symphonies Parisiennes et Londoniennes avec New York, La Création et 4 Messes). On signale que la totalité de ce coffret est disponible en téléchargement sur IStore pour....9,99 € !

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  • SOLTI CENTENAIRE

    Pour commémorer le centenaire de la naissance du grand chef hongrois, Georg SOLTI (mort en 1997), DECCA, sa maison de disques de toujours, a bien fait les choses, et surtout de manière intelligente.

    Je n'ai jamais beaucoup aimé Solti comme chef symphonique. D'ailleurs, en dehors de ses Mahler, ses enregistrements des symphonies de Brahms, Bruckner, Beethoven, Haydn, Mozart, Schubert ou même Schumann, n'ont pas laissé de traces mémorables. Trop univoque, trop raide, trop dans l'énergie, pas assez dans l'abandon. 

    Dans certains répertoires - Bartok - Solti est incontestablement plus légitime. Et bien évidemment dans le domaine lyrique, où il a laissé nombre de références, notamment dans Verdi où il est à son meilleur. C'est pourquoi on salue les coffrets proposés par DECCA, à prix minime. Rien à jeter, même si dans Mozart, un peu de tendresse n'eût pas nui à la vitalité parfois débordante de la direction du chef.

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     Contient 18 CD :

    Così fan tutte (1978) Pilar Lorengar, Teresa Berganza, Jane Berbié, Tom Krause, London Philharmonic

    Don Giovanni (1985) Margaret Price, Lucia Popp, Bernd Weikl, Stuart Burrows, Kurt Moll, London Philharmonic

    Die Entführung aus dem Serail / Edita Gruberova, Kathleen Battle, Gösta Winbergh, Heinz Zednik, Martti Talvela, Will Quadflieg, Wiener Philharmoniker

    Le nozze di Figaro / Kiri Te Kanawa, Lucia Popp, Frederica von Stade, Thomas Allen, Samuel Ramey, London Philharmonic Orchestra

    Die Zauberflöte (1969) Pilar Lorengar, Christina Deutekom, Stuart Burrows, Hermann Prey, Martti Talvela, Wiener Philharmoniker

    CD Bonus Solti Kulenkampff dans la Sonate KV 454 (1948) / Quatuors avec piano Solti et Melos ensemble

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    Contient 37 CD et 10 intégrales de la fameuse Tétralogie réalisée à Vienne entre 1958 et 1964, le Vaisseau Fantôme, les Maîtres Chanteurs, Lohengrin, Tristan et Isolde, Tannhäuser, Parsifal ainsi que des extraits d'une enregistrement de 1982 de Tristan

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    Sans doute le coffret (16 CD) le plus riche en références, Aida, Don Carlo notamment... et quelles distributions !  

    Aida (1961) Leontyne Price, Jon Vickers, Rita Gorr,Neil Griffiths, opéra de Rome 

    Un ballo in maschera (1963) Birgit Nilsson, Giulietta Simionato, Carlo Bergonzi, Orchestra dell'Accademia Nazionale di Santa Cecilia

    Don Carlo (1965) Renata Tebaldi, Grace Bumbry, Carlo Bergonzi, Dietrich Fischer-Dieskau, Orchestra of the Royal Opera House, Covent Garden

    Falstaff /Geraint Evans, Mirella Freni, Robert Merrill, Giulietta Simionato, RCA Italiana

    Otello / Margaret Price, Carlo Cossutta, Gabriel Bacquier, Wiener Philharmoniker 

    Simon Boccanegra / Kiri Te Kanawa, Leo Nucci, Scala di Milano

    La traviata / Angela Gheorghiu, Frank Lopardo, Leo Nucci, Orchestra of the Royal Opera House, Covent Garden

    Choeurs d'opéras avec le choeur et l'orchestre symphonique de Chicago

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    16 CD dans le coffret Richard Strauss avec des versions de référence d'Arabella, d'Elektra et de Salomé.

    Arabella / Lisa della Casa, Hilde Gueden, George London, Anton Dermota, Wiener Philharmoniker 
    Ariadne auf Naxos / Leontyne Price, Edita Gruberova, Tatiana Troyanos, René Kollo, Walter Berry, London Philharmonic
    Elektra / Birgit Nilsson, Regina Resnik, Marie Collier, Gerhard Stolze, Tom Krause, Wiener Philharmoniker 
    Die Frau ohne Schatten / Julia Varady, Plácido Domingo, José van Dam, Hildegard Behrens, Reinhild Runkel, Wiener Philharmoniker 
    Der Rosenkavalier / Régine Crespin, Yvonne Minton, Helen Donath, Manfred Jungwirth, Luciano Pavarotti, Wiener Philharmoniker
    Salome / Birgit Nilsson, Grace Hoffman, Gerhard Stolze, Eberhard Wächter, Wiener Philharmoniker

    J'ajoute, pour Strauss comme pour Wagner, l'atout-maître que constitue le Philharmonique de Vienne et ses sonorités inimitables.

  • INDISPENSABLE SERKIN

    SONY/RCA continue d'explorer une malle aux trésors apparemment inépuisable. Dans les parutions de ces jours-ici, un coffret de 11 CD qui doit absolument figurer dans toute discothèque, d'autant qu'il contient des enregistrements indisponibles ou difficiles à trouver depuis plusieurs années.

    Sobrement intitulé RUDOLF SERKIN PLAYS BEETHOVEN, ce coffret carton à tout petit prix contient rien moins qu'une quasi-intégrale des Sonates de Beethoven, d'extraordinaires Variations Diabelli, un Triple concerto d'anthologie capté à Marlboro en 1960 et un miraculeux "live" de 1974, toujours à Marlboro, du 4e concerto (sous la baguette d'Alexander Schneider). Et bien sûr les versions les plus enthousiasmantes, les plus vivantes, les plus jubilatoires de toute la discographie des 3 et 5e concertos et de la Fantaisie chorale avec Bernstein

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  • HAYDN : SYMPHONIES (13)

    La 13e symphonie de Haydn date de 1763 (on est certain de la date, puisqu'indiquée par le compositeur lui-même sur une partition autographe), est en Ré majeur et en quatre mouvements : Allegro molto / Adagio cantabile / Menuet et Trio / Finale, allegro molto.

    La particularité de ce dernier mouvement est qu'il débute par les mêmes quatre notes que le finale de la 41e symphonie de Mozart, postérieure de 25 ans !

    Haydn :

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    Mozart :

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    J'ai découvert cette 13e symphonie de Haydn par un 33 tours (déniché en 1989 dans un phénoménal magasin de disques d'Ann Arbour aux Etats-Unis) et à ma connaissance jamais réédité en CD :

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    Leslie Jones et son "Little Orchestra of London" avaient réalisé plusieurs enregistrements presque pionniers pour Nonesuch au mitan des années 1960.

    En CD, on retrouve l'excellent Roy Goodman et son Hanover Band :

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    Antal Dorati dans son intégrale Decca a bien réussi cette série.

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    En CD séparé, on trouve aussi une version bien molle et terne du vétéran Helmut Müller-Brühl et de son orchestre de chambre de Cologne. On s'en dispensera !

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  • HAYDN : SYMPHONIES (9,10,11,12)

    Quatre symphonies différentes et plutôt éloignées dans le temps de leur composition, après la trilogie "Matin" "Midi" et "Soir".

    La 9e symphonie de Haydn, en Do majeur, date de 1762 et ne comporte que 3 mouvements, dont un inhabituel "menuet" final sans trio.

    La 10e symphonie, en Ré mejeur, a pu être composée en 1757, en trois brefs mouvements (allegro/andante/presto)

    La 11e symphonie, en Mi bémol majeur, date de 1760 et revient à la forme en quatre mouvements (adagio cantabile/allegro/menuetto/presto)

    La 12e symphonie, en Mi majeur (1763) revient à trois mouvements (allegro, adagio sur un rythme de sicilienne, presto).

    Deux enregistrements à écouter :    

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    Sauf erreur de ma part, Roy Goodman et son Hanover Band ne sont pas allés au bout de l'intégrale des Symphonies de Haydn qu'ils avaient envisagées, mais tous les CD séparés disponibles sont de première main.

    Autre couplage vraiment singulier, ce disque très réussi de Günther Herbig avec la Staatskapelle de Berlin (1973) réédité par Eterna :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (6,7,8)

    Ecrites en 1761 à la demande du prince Pal Anton Esterhazy, l'employeur de Haydn, les symphonies 6, 7, 8 forment une sorte de trilogie. Leurs sous-titres leur ont valu une célébrité durable : "Le matin", "Le midi", "Le soir". Etrangement, la forme est plutôt archaïque, on revient au "concerto grosso", un petit orchestre avec quelques instruments solistes (violon, violoncelle).

    Beaucoup de versions pour ces premières symphonies à titre de Haydn. Bien sûr les intégrales Dorati et Fischer. Mais aussi plusieurs versions isolées données par ordre de préférence :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (3,4,5)

    Pour les 3e et 4e symphonies de Haydn, comme pour les deux premières, on en restera à l'intégrale d'Adam Fischer parue chez BRILLIANT CLASSICS.

    La 5e symphonie est un peu mieux lotie, puisqu'on trouve une excellente version séparée (cf. ci-dessous). C'est aussi la première des symphonies de Haydn en quatre mouvements, mais dans un ordre inhabituel : 1. Adagio ma non troppo 2. Allegro 3. Menuet 4.Presto.

    Berlin Classics a republié une gravure déjà ancienne (1967) de Kurt Masur avec l'Orchestre symphonique de la radio de Berlin (Est) :

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    Un disque très court (49 minutes) offrant l'avantage d'un couplage original, avec une autre symphonie peu connue de Haydn et un air de concert attribué à Haydn. Seul problème : Masur ne respecte pas l'ordre voulu par Haydn et inverse les deux premiers mouvements. Une version à connaître néanmoins.

  • NAN MERRIMAN (1920-2012)

     

    On a appris le décès à 92 ans, le 22 juillet dernier, de la mezzo-soprano américaine Nan Merriman née à Pittsburgh le 28 avril 1920. Lite à son sujet la notice (en anglais) de Wikipedia, et quelques anecdotes amusantes : Nan_Merriman

    J'évoque ici cette chanteuse et cette voix, parce que, bien qu'elle ait laissé peu d'enregistrements et arrêté sa carrière relativement tôt, à 45 ans, Nan Merriman - comme Maureen Forrester, Kathleen Ferrier - a un timbre qui m'émeut profondément.

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    C'est la Dorabella du légendaire Cosi fan tutte enregistré après guerre par Karajan.

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    Elle sera aussi celle de Jochum, aux côtés d'une Irmgard Seefried déjà à la peine :

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    Merriman est de l'équipe du tout aussi légendaire Falstaff de Verdi enregistré - dans la toute première stéréo - en 1956 par Karajan (et dans celui de Toscanini)

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    Testalent a édité un disque de mélodies françaises et espagnoles, que je ne connais pas, mais qui doit être de la meilleure eau :

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    Il y a aussi ces extraordinaires enregistrements réalisés par Herrmann Scherchen à Vienne à la fin des années 50 du Messie de Haendel et de la Messe en si de Bach, où Merriman bouleverse par sa simplicité

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     Mais elle reste pour moi définitivement liée à Mahler et à un bouleversant Lied von der Erde dirigé par Jochum, avec les couleurs inimitables du Concertgebouw des grandes années (1961) :

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    Il existe une autre version (complétée par les Lieder eines fahrenden Gesellen) captée plus tôt avec Eduard van Beinum, mais je ne la connais pas (elle est disponible en téléchargement)

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  • HAYDN : SYMPHONIES (2)

    La 2e symphonie de Haydn est censée avoir été composée entre 1757 et 1761. Elle est en Do majeur, en trois mouvements (Allegro/Andante/Presto), et dure moins de 10 minutes. 

    Comme pour la 1ere, la référence est à trouver dans l'intégrale d'Adam Fischer (Brilliant Classics) :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (1)

    Haydn a écrit le plus important corpus symphonique de l'histoire de la musique : 104 symphonies, et même un peu plus si l'on inclut la Symphonie concertante et quelques autres esquisses.

    J'ai décidé d'explorer chaque élément de cette somme et d'en proposer ma sélection des enregistrements.

    La 1ere symphonie est en Ré majeur, en trois mouvements : Presto / Andante / Presto, et d'une relative brièveté (10 minutes). Elle date de 1757, à l'époque Haydn est au service du comte Morzin.

    A ma connaissance, cette 1ere symphonie n'est pas disponible en dehors des intégrales. Mon premier choix pour cette oeuvre de jeunesse est Adam Fischer et son orchestre austro-hongrois (enregistré à Esterhazy) / BRILLIANT CLASSICS

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  • SOUNDS OF AMERICA

    EMI publie en un coffret "budget" de 20 CD  une magnifique collection, jusque là diffusée en CD séparés, d'oeuvres américaines du XXème siècle, joliment intitulé : IMAGINARY LANDSCAPES, Sounds of America.

    Un superbe panorama de la musique américaine, où, bien évidemment, Gershwin, Copland, Barber se taillent la meilleure part, mais Carter, Cage, Glass, Adams ou les grands anciens, Sousa, Ives ou Joplin, ne sont pas négligés loin de là.

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    CD 1 : SOUSA Marches et danses (Foley, The Great American Main Street Band)

    CD 2 : IVES Songs (Nixon, McCabe), Sets 1 & 2 for small orchestra, Aeschylus and Sophocles, Set for theater (Metzmacher, Ensemble Modern)

    CD 3 : JOPLIN Rags and songs (Rifkin, Southland singers)

    CD 4 : GROFÉ Grand Canyon Suite, Mississipi Suite (Slatkin, Hollywood Bowl), Death Valley Suite (Grofé, Capitol symphony)

    CD 5 :  GERSHWIN An American in Paris, Catfish Row, Lullaby (Slatkin, St Louis Symphony), Rhapsody in Blue (Donohoe, Rattle, Birmingham), Cuban ouverture (Previn LSO)

    CD 6 : GERSHWIN Second Rhapsody, Variations sur I got rhythm, Two Waltzes, An American in Paris, Blue Monday (Katia et Marielle Labèque)

    CD 7 : GERSHWIN Ouvertures et Songs (Kanawa, McGlinn, New Princess Theater)

    CD 8 : GERSHWIN Pièces pour piano (Rodney Bennett), KERN Pièces pour piano (Tuckwell, Rodney Bennett)

    CD 9 : COPLAND Fanfare for a common man (Batiz, Mexico city), Appalachian spring (Slatkin, St Louis), El Salon Mexico (Mata, Dallas), Old american songs (Hubbard, Russel-Davies, St Luke)

    CD 10 : COPLAND Symphonie n°3, Danzon cubano (Mata, Dallas), Dance Symphony (Batiz, Mexico)

    CD 11 : COPLAND Dance panels, Concerto clarinette, Music for the theater, Quiet city (Shifrin, Schwarz, New York chamber symphony)

    CD 12 : CARTER Three occasions, Concerto violon, Concerto pour orchestre (Böhn, Knussen, London sinfonietta)

    CD 13 : BARBER Adagio, Knoxville Summer of 1915 (Hendricks, Tilson Thomas, LSO), Concerto violon, The School of Scandal, Essay for orchestra No.1, Medea's Dance of Vengeance (Oliveira, Slatkin, St Louis)

    CD 14 : BARBER Sonate violoncelle, Excursions, Canzone, Nocturne, Summer Music (Margalit, Drucker, Stepansky...)

    CD 15 : BARBER Quatuor, Serenade (Quatuor Endellion), Songs (Allen, Vignoles)

    CD 16 : CAGE Concerto piano Musique de chambre 

    CD 17 : BERNSTEIN Candide ouverture, Facsimile, On the town (Slatkin, St Louis), West side story danses symphoniques (P.Järvi, Birmingham), Prelude fugue and riffs (Rattle, London sinfonietta)

    CD 18 : BERNSTEIN Wonderful Town (Rattle, Birmingham)

    CD 19 : REICH Vermont Counterpoint, Eight Lines, New York Counterpoint, Four Organs / GLASS Façades, Company (Warren-Green, OC Londres)

    CD 20 : ADAMS Grand Pianola Music, Shaker Loops (Warren-Green, OC Londres), The Chairman dances, Short ride in a fast machine (Rattle, Birmingham)





  • EMI : LE SCANDALE

    Je m'apprêtais à louer une heureuse initiative d'EMI qui présente un nouveau coffret de 6 CD avec 100 ouvertures ou préludes. A regarder la liste des interprètes, à une ou deux exceptions près, c'est de l'excellent fond de catalogue (Muti, Giulini, Marriner, Kempe, etc.).

    On déchante vite quand on écoute ces CD l'un après l'autre... et on se met vite en colère.

    Une véritable honte que ce massacre à la tronçonneuse de quasiment toutes les ouvertures (ou préludes d'opéras) présentés dans ce coffret. Pour peu que Rossini, Weber, Mozart, Wagner, Offenbach et quelques autres compositeurs d'aussi peu d'importance aient eu l'idée de commencer par une introduction lente ou lyrique, on fait sauter - ce doit être considéré comme ennuyeux ou inutile - et on passe directement au passage rapide et enlevé. Hallucinant ! Bien entendu, il n'est nulle part fait mention de ce charcutage, ou qu'il s'agit d'extraits.

    Autant je peux comprendre, dans le cas de compilations de ce type, qu'on ne présente que des mouvements d'oeuvres (ou des airs d'opéras), autant il est parfaitement ridicule d'abréger des pièces qui n'excèdent pas 10 minutes au maximum.

    Non seulement le droit d'auteur est allègrement bafoué - mais après tout puisque ces oeuvres appartiennent au domaine public, un label aussi sérieux qu'EMI estime sans doute qu'on peut s'asseoir dessus - mais les droits des interprètes, qui pour la plupart sont toujours vivants et en activité, sont purement et simplement ignorés.

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  • BEAUTES BAROQUES

    Quelle aubaine que ces coffrets à prix très doux réédités par SONY à partir des très riches collections de la DEUTSCHE HARMONIA MUNDI ! Tout est à consommer sans aucune modération

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  • LE ROI DE LA VALSE

    Ce n'est pas de saison, tant pis ! Mais on peut parler de la valse viennoise autrement qu'un 1er janvier et se réjouir de la parution d'un coffret EMI de 11 CD à petit prix, assez bizarrement intitulé: BALLROOM CLASSICS.517rk3vtozL._SL500_AA300_.jpg

                                                                                         

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On n'a jamais fait mieux dans ce répertoire que l'ancien violon solo "historique" du Philharmonique de Vienne, Willi Boskovsky. Le chic, l'élégance, sans empois, sans lourdeur, tout sonne toujours juste et beau.

    On connaissait déjà les deux anthologies consacrées à la famille Strauss, la première parue chez DECCA, la seconde enregistrée dans les années 80 avec un orchestre d'occasion formé des meilleurs éléments du Philharmonique et du Symphonique de Vienne, le Johann Strauss Orchester.51tDtVUOehL._SL500_AA300_.jpg

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    Le nouveau coffret EMI reprend les 6 CD du coffret Strauss mais regroupe quantité d'enregistrements parus séparément et aujourd'hui difficilement trouvables d'autres compositeurs contemporains ou épigones des Strauss: Lanner, Ziehrer, Millöcker, Lehar, Waldteufel, Suppé, Zeller, Komzak...

    En inconditionnel de cette musique, je croyais avoir fait le tour de la discographie de Boskovsky, et je suis heureux de retrouver dans ce coffret des enregistrements que j'ignorais. On a donc vraiment ici une malle aux trésors. Et contrairement à l'habitude, un livret qui ne fait pas dans le cliché ou l'approximation mais qui décrit un contexte historique et musical, et n'use pas de la langue de bois concernant par exemple la dynastie Strauss.

    Pour ce prix, un coffret INDISPENSABLE !

  • HOMMAGE à ARMIN JORDAN

    Armin JORDAN, disparu le 20 septembre 2006, aurait eu 80 ans ce 9 avril. Sauf erreur de ma part, aucun hommage particulier n'est prévu de la part de son éditeur historique, Erato, une des marques de Warner. On ne demande pas ce qu'EMI a fait pour un Karajan, la réédition intégrale en deux gros coffrets du symphonique d'une part, du lyrique d'autre part. Mais ça aurait de la gueule tout de même de proposer des rééditions économiques de manière plus systématique que les publications sporadiques que propose Warner.

    Sans prétendre à une quelconque exhaustivité, on aimerait retrouver dans ces hypothétiques coffrets les grands domaines de prédilection du chef suisse, la musique française et Mozart. Mais aussi Mahler, Schumann, Mendelssohn, Prokofiev...

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    Il manque bon nombre de références aujourd'hui introuvables. En matière lyrique, Warner a un peu mieux travaillé en rééditant à petit prix pratiquement tous les opéras dont Armin Jordan a laissé des versions de référence :

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  • MAGNIFICAT : CINQ SIÈCLES DE MUSIQUE SACRÉE

    On aurait aimé saluer sans réserve la parution de ce gros coffret de 50 CD à petit prix, intitulé : MAGNIFICAT, CINQ SIECLES DE MUSIQUE SACREE.

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    Comme on le lira ci-dessous, la sélection est particulièrement pertinente, il n'y a que des oeuvres intégrales dans des versions de référence, récentes pour la plupart. Mais que vient faire dans un coffret de musique sacrée le tube de Carl Orff "Carmina Burana" ? Qui est certes sous-titré "Cantate scénique", mais depuis Bach et d'autres, on sait que les cantates peuvent aussi être profanes, et en l'occurrence Carl Orff a adapté un recueil de chansons plutôt paillardes du Moyen Âge ! Même interrogation sur la 8e symphonie de Mahler qui contient certes un "Veni Creator"...

    Pour le reste que du très bon :

    CD 1 : Oeuvres de ALLEGRI, LOTTI, BYRD, PALESTRINA, VICTORIA, TALLIS (The Sixteen, Gabrieli Consort, King's College Cambridge)

    CD 2 : OCKEGHEM, Requiem, PALESTRINA, Missa Papae Marcelli (Westminster Abbey, Preston)

    CD 3 : BYRD, Messes et fantaisies (The Cardinall's Musik)

    CD 4 : VICTORIA, Officium defunctorum (Gabrieli Consort, McCreesh)

    CD 5-6 : MONTEVERDI, Vêpres de la Vierge (Gardiner), PERGOLESE, Stabat Mater (Scholl, Bonney, Rousset talens lyriques)

    CD 7 : SCHÜTZ, Vêpres de Noël (Gabrieli Consort, McCreesh)

    CD 8 : CHARPENTIER, Te Deum, Messe de Minuit (Minkowski, Musiciens du Louvre)

    CD 9 : PURCELL, Ode à Ste Cécile, musique funèbre de la Reine Mary (Gabrieli Consort, McCreesh)

    CD 10 : VIVALDI, Gloria, Nulla in mondo (Kirkby, Preston, Academy of ancient music), BACH Magnificat (Schreier, orch.CPE Bach)

    CD 11 : BACH, cantates BWV 106,140,147 (Gardiner)

    CD 12-13 : BACH, Passion selon St Matthieu (Chailly, Gewandhaus Leipzig)

    CD 14-15 : BACH, Passion selon St Jean (Gardiner)

    CD 16-17 : BACH, Messe en si (Gardiner)

    CD 18-19 : HAENDEL, Israël en Egypte, Coronation Anthems (Gardiner)

    CD 20-21 : HAENDEL, Messie (Hogwood)

    CD 22 : MOZART, Messe en ut, Messe du Couronnement (Hogwood)

    CD 23 : MOZART, Requiem (Marriner), Ave verum corpus (Schreier)

    CD 24 : HAYDN, Messe Nelson, Te Deum (Pinnock)

    CD 25-26 : HAYDN, La Création (Gabrieli Consort, McCreesh)

    CD 27 : BEETHOVEN, Missa Solemnis (Gardiner)

    CD 28 : ROSSINI, Stabat Mater (Giulini)

    CD 29-30 : MENDELSSOHN, Elijah (Paul Daniel)

    CD 31-32 : BERLIOZ, L'enfance du Christ (Dutoit)

    CD 33 : SCHUBERT, Messe D167 (Abbado), BRUCKNER, Te Deum (Jochum)

    CD 34 : BRAHMS, Ein deutsches Requiem (Gardiner)

    CD 35-36 : VERDI, Requiem, Pezzi sacri (Solti)

    CD 37 : FAURÉ, DURUFLÉ, Requiem (Chung)

    CD 38 : STAINER, Crucifixion (Guest, Cambridge)

    CD 39-40 : WALTON, Belshazzar's Feast (Litton), ELGAR, The Dream of Gerontius (Britten), PARRY, Jerusalem (Hill)

    CD 41 : MAHLER, Symphonie n°8 (Solti)

    CD 42 : JANACEK, Messe glagolithique (Kempe), KODALY Missa brevis (Heltay)

    CD 43 : RACHMANINOV, Vêpres (Krainev)

    CD 44 : STRAVINSKY, symphonie de psaumes (Boulez), BERNSTEIN, Chichester psalms (Bernstein)

    CD 45 : ORFF, Carmina burana (Thielemann)

    CD 46 : POULENC, Gloria, Stabat Mater, Litanies à la Vierge Noire (Dutoit)

    CD 47 : BRITTEN, War Requiem (Britten)

    CD 48 : TIPPETT, A Child of our time (Davis)

    CD 49 : WHITACRE, Light and Gold (Laudibus, King's Singers)

    CD 50 : Oeuvres chorales de LIGETI, MESSIAEN, PÂRT, GORECKI, DURUFLÉ, TAVENER, BARBER (Guest) 

  • KEMPFF ENFIN !

    On désespérait de voir enfin rendu à l'un des plus grands musiciens/pianistes du XXème siècle l'hommage qui lui est dû. Deutsche Grammphon pubie enfin dans un beau boitier l'intégrale des enregistrements pour piano solo de Wilhelm KEMPFF (1895-1991). 

    Certes on pouvait déjà trouver en coffrets à petit prix les Sonates de SCHUBERT, celles de BEETHOVEN (la version stéréo), ses SCHUMANN. Mais ici on a tout : des Bach miraculeux, des Mozart d'une tendresse infinie, des Liszt irréels, des Brahms et des Chopin (parus sous étiquette Decca) d'une sobriété qui n'interdit pas le romantisme.

    On espère que DGG ne restera pas en si bon chemin et publiera les concertos de Mozart, Beethoven, même Schumann (tardif)  qu'il a dans ses archives.

    A chaque fois que j'écoute Kempff, je rends les armes, il EST la musique, la simplicité, la poésie, la culture allemande dans son arbre généalogique.

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  • DEBUSSY : MELODIES

    Stéphanie d'Oustrac, Wolfgang Holzmair et Philippe Cassard viennent d'offrir au public liégeois une trentaine de mélodies de Debussy, couvrant toute sa période créatrice. De pures merveilles.

    Qu'en est-il de la discographie de ce répertoire raffiné, sensuel, exigeant ?

    Pour retrouver Philippe Cassard - qui est bien plus qu'un "accompagnateur" - on essaiera de retrouver un disque naguère réalisé avec Véronique Dietschy. J'aurais beaucoup plus de mal à recommander le dernier CD publié avec Natalie Dessay EMI). Pour les mêmes raisons d'allergie au timbre et à la diction, on évitera les Debussy de Barbara Hendricks.

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    Sandrine Piau et Jos van Immerseel (enregistrés d'ailleurs dans la Salle Philharmonique) offrent un superbe bouquet chez Naïve.

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    Pour qui cherche un timbre plus ombré, Nathalie Stutzmann est idéale, avec une partenaire d'exception en la personne de Catherine Collard, trop tôt disparue.

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    Il faut aussi (re)découvrir l'art de la grande Elly Ameling, qui fêtera ses 80 ans l'an prochain, et à qui EMI consacre un coffret de 8 CD dans sa collection ICON. On peut y entendre une quinzaine des plus belles mélodies de Debussy.

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    Dans les voix d'hommes, c'est d'abord l'inoubliable Bernard Kruysen qui a mes faveurs, même si ses disques sont devenus difficilement trouvables (Naïve serait bien inspiré de rééditer tout ce que Kruysen a laissé chez Valois, les Debussy bien sûr, mais les Duparc, Poulenc, etc.)

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    On ne saurait négliger Gérard Souzay, interprète exceptionnel de la mélodie française, mais dont le maniérisme peut parfois irriter.

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  • KARAJAN 60's

    J'ignore pourquoi ce coffret de 82 CD n'a jamais été disponible en Europe, alors qu'il est remarquablement composé et passionnant à plus d'un titre. Ce sont les Japonais qui ont publié la totalité des enregistrements réalisés par Karajan pour la célèbre marque jaune dans les années 60, avec les pochettes microsillon d'origine.

    41OOaKKKUxL._SS400_.jpgPar rapport à tout ce qui a été déjà réédité (notamment en 2008, l'année du centenaire de la naissance du chef autrichien), assez peu d'inédits, mais plutôt amusants (comme des Marches ou la Musique pour un ballet de cavaliers de Beethoven).

    Evidemment les premières intégrales des Symphonies de Beethoven et Brahms, les légendaires symphonies 4 à 7 de Sibelius, les concertos pour violon de Bach, Beethoven, Brahms, Sibelius, Tchaikovski avec l'incandescent et lumineux Christian Ferras.

    Beaucoup de Mozart, mais à part les symphonies 29 et 33, surtout des Divertimenti où Karajan voulait manifestement prouver l'extraordinaire virtuosité d'ensemble de "ses" Berlinois", comme dans des Sonates pour cordes de Rossini. 

    Comme souvent, c'est dans des répertoires où il est moins attendu que Karajan fait des étincelles. Ainsi dans Stravinsky, un premier Sacre du printemps (qu'il refera en 1977), Apollon Musagète ou la Symphonie en ut, une 5e symphonie de Prokofiev à mettre en tête de la discographie pourtant abondante de cette oeuvre, idem pour une 10e symphonie de Chostakovitch, donnée en URSS puis enregistrée en présence du compositeur (comme pour le Sacre, Karajan réenregistrera l'oeuvre en "digital" au début des années 80), ou encore les versions les plus poignantes des 2e et 3e symphonies d'Arthur Honegger.

    On peut se procurer ce très beau coffret sur les sites de vente par correspondance (il faut faire jouer la concurrence, le prix pouvant varier du simple au double !)

  • WAND LE VETERAN

    SONY a publié il y a un an un formidable coffret reprenant tous les enregistrements de Symphonies réalisés par Leonard Bernstein pour CBS : BERNSTEIN, THE SYMPHONY EDITION (en 60 CD !

    515v%2BWBCLaL._SS400_.jpgLe même éditeur propose, à l'occasion du centenaire du grand chef allemand, Günter WAND, un coffret de même format, mais 28 CD seulement et 1 DVD, intitulé : Günter WAND, The great recordings.

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    Le chef, né en 1912 et décédé quasiment en activité en 2002, est l'archétype du Kapellmeister, dans son acception la plus noble. Il a très peu dirigé en dehors de son Allemagne natale, et de ses orchestres (la radio de Cologne, la radio de Hambourg, quelques invitations à la radio bavaroise, à Berlin...). 

    Le contenu de ce beau coffret (à moins de 60 €), les intégrales des Symphonies de Beethoven et Brahms (NDR Hambourg), Bruckner et Schubert (WDR Cologne), de Mozart les trois dernières symphonies, quelques danses allemandes et la Sérénade Posthorn (NDR Hambourg), de Schumann les symphonies n°3 et 4, de Tchaikovski les symphonies n°5 et 6 (NDR Hambourg), Pulcinella de Stravinsky, les Tableaux d'une exposition de Moussorgski, les fragments symphoniques du Martyre de Saint-Sébastien de Debussy, la Petite symphonie concertante de Frank Martin, les 5 pièces op.10 de Webern.

    Il y a eu plusieurs autres versions, notamment avec Berlin, des "live" de telle ou telle symphonie de Bruckner ou Schubert. 

    On a cependant ici un beau panorama de l'art d'un chef qui privilégie la clarté, l'équilibre, sans lourdeur ni pathos, mais avec un sens de la grandeur et de l'architecture qui convient idéalement à Brahms et Bruckner.

    J'ai personnellement le souvenir d'un premier disque Bartok jadis paru sous étiquette Musidisc. Apparemment disponible en téléchargement :

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    Ou fugitivement reparu en France, un enregistrement des débuts de la stéréo (1957) des 5e et 7e symphonies de Beethoven, toujours à Cologne.

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  • SVETLANOV EN MAJESTÉ

     

    On n'a pas fini d'apprécier le talent de l'un des chefs les plus originaux du XXème siècle, le Russe Evgueni Svetlanov (1928-2002). Physique d'apparatchik soviétique, il n'a jamais eu, en Occident, l'aura d'un Kondrachine ou d'un Mravinski. Et pourtant il a laissé un prodigieux legs discographique - il avait l'ambition d'enregistrer toute la musique symphonique russe et il y est presque parvenu ! - L'essentiel a déjà été réédité notamment dans le cadre d'une Svetlanov Edition (Warner).

    Pour l'heure je retiens deux coffrets particulièrement intéressants. Le premier est la réédition de versions majeures des trois grands ballets de Tchaikovski (Melodia) Casse-Noisette, Le lac des cygnes, La belle au bois dormant.

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    Un souffle, une poésie qui ont peu d'équivalents.

    Scribendum (http://www.silveroakmusic.com/silveroak.html) propose un coffret de 20 CD regroupant des enregistrements déjà parus séparément sous ce label ou d'autres étiquettes, avec des références et des raretés dans le répertoire de Svetlanov, qui avait une curiosité sans limite. Qu'on en juge :

    BEETHOVEN : Symphonies 3 et 5

    BRAHMS : Symphonies (4)

    BRUCKNER : Symphonie n°8

    CHOSTAKOVITCH : Symphonie n°7 (deux versions studio et live 1978)

    DVORAK : Symphonie n°9

    ELGAR : Sea Pictures / Symphonie n°2

    FRANCK : Symphonie

    KHRENNIKOV : Symphonies 1-3

    MOSSOLOV : Fonderies d'acier

    RACHMANINOV : Symphonie n°2

    RESPIGHI : Les pins de Rome / Les fontaines de Rome / Fêtes romaines

    SAINT-SAENS : Symphonie n°3 "avec orgue"

    STRAVINSKY : Le sacre du printemps

    TCHAIKOVSKI : Symphonies (6) / Francesca da Rimini / La tempête / Roméo et Juliette / Ouverture 1812 / Marche slave / Sérénade pour cordes / Capriccio italien


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  • Le Roi Art(h)ur

    Il n'aimait pas qu'on mît un "h" à son prénom, orthographié à la polonaise. Son pays natal. Artur RUBINSTEIN est sans doute l'artiste qui m'a vraiment donné le goût de la musique dans mes jeunes années. Par ses mémoires, le film que Reichenbach lui a consacré en 1970, et bien sûr ses interprétations souvent inégalées de Chopin et de tant d'autres.

    Aujourd'hui SONY/RCA publie un somptueux coffret de 144 CD et DVD, présenté comme The complete album collection.

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    Certes on a cédé à la mode des pochettes d'origine (et donc de disques très courts), mais l'ensemble est tellement exceptionnel et à un prix des plus raisonnables (moins de 200 euros !) qu'on ne va pas bouder son plaisir.

    Un très bel ouvrage richement illustré de beaucoup de documents personnels, le détail complet des lieux, circonstances et dates d'enregistrement. Evidemment plusieurs doublons, ce qui permet de mesurer à la fois la permanence et l'évolution de l'art du pianiste. 

    Artur Rubinstein reste un modèle absolu de "naturel" - si tant est que cette notion ait un sens en musique - qui est à la fois respect de la partition et liberté souveraine des phrasés et des nuances. Pour Chopin, il demeure insurpassé. 

    C'est seulement sur le tard que Rubinstein s'est laissé convaincre d'enregistrer les chefs-d'oeuvre de la musique de chambre avec piano. Que d'émotion dans les Beethoven, Brahms et Schubert gravés avec Szeryng et Fournier, quelle splendeur dans les Mozart, Fauré, Dvorak, Brahms, Schumann captés avec les tout jeunes Guarneri, parfois d'une traite ! 

    De précieux inédits aussi, 3 CD d'extraits de récitals donnés au Carnegie Hall en 1961. Son dernier récital en et pour Israël. 

    Le plus beau des cadeaux de cette fin d'année !

  • LE CONCERTO POUR VIOLON DE KORNGOLD

     

    Etrange et passionnante personnalité que celle d'Erich Wolfgang KORNGOLD (1897-1957). Enfant prodige à l'instar de son homonyme Wolfgang.... Amadeus Mozart, il compose dès l'âge de 12 ans et remporte un triomphe, à 23 ans, avec son opéra Die tote Stadt

    Comme tant d'autres, Korngold fuira Vienne et l'Europe devant la montée du nazisme et trouvera refuge à Hollywood, où ses dons exceptionnels vont apporter un éclat nouveau à la musique de film (Robin des Bois, L'aigle des mers, etc.). Mais le compositeur n'oubliera jamais la musique "sérieuse" et c'est pour le grand Jasha Heifetz qu'il écrit en 1945 un concerto pour violon qui porte le même numéro d'opus (35) et a la même tonalité - ré majeur - que celui de Tchaikovski !

    Ce concerto pour violon est joué cette semaine par Alina Pogostkina et l'OPRL dirigé par Domingo Hindoyan et a été enregistré pour Naïve par Laurent Korcia, l'OPRL et Jean-Jacques Kantorow (un CD récompensé par un DIAPASON D'OR)

    L'occasion de faire le point sur la discographie qui s'est considérablement enrichie ces dernières années.

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    Evidemment, la version du dédicataire et créateur est à écouter. 

    Dans l'ordre de mes préférences, à la fois pour la pureté et la chaleur du jeu, je place les versions suivantes :

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    Magnifique Gil Shaham dans un couplage finalement assez évident entre deux concertos "américains".

    Même couplage, avec le concerto de Walton en prime, sous l'archet rigoureux et lumineux de James Ehnes :

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    Association plutôt surprenante de Brahms et Korngold dans la version très sensible de deux Russes, Nicolai Znaider et Valery Gergiev :        

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    Les autres versions disponibles suscitent toutes des réserves. Anne-Sophie Mutter en fait des tonnes dans une oeuvre qui peut justement verser dans le cliché hollywoodien (DGG), Vadim Gluzman est un fabuleux et passionnant violoniste, accompagné à la va-vite par un Neeme Järvi peu soigneux (BIS), notre cher Renaud Capuçon ne nous a pas convaincu - et encore moins l'accompagnement terne et sans relief de Yannick Nézet-Séguin - dans un couplage audacieux, Beethoven et Korngold (VIRGIN).

    Je n'ai pas écouté la récente version du violoniste tchèque qui monte, Pavel Sporcl, qui donne aussi le trop rare concerto de Richard Strauss (Supraphon), mais connaissant d'autres disques de ce talentueux artiste, celui-ci doit mériter un coup d'oreille !

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