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  • HOGWOOD L'OUBLIÉ

    J'ai un peu l'impression que le chef britannique, Christopher Hogwood, qui a autant sinon plus fait au Royaume-Uni que le plus célèbre John Eliot Gardiner pour la musique des 17e et 18e siècles, est un peu oublié, négligé, alors que son corpus discographique avec son Academy of ancient music et à peu près tous les solistes qui ont compté dans les années 1980/90 est considérable.

    C'est en Italie (sur www.amazon.it) qu'on trouve de formidables coffrets vraiment indispensables à toute discothèque. Je recommande, en particulier, l'intégrale inachevée des Symphonies de Haydn, pour moi la plus belle réalisation sur instruments "d'époque".

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  • VIOLON : UNE DISCOTHEQUE IDEALE

    Je critique assez souvent les “majors” du disque pour ne pas saluer haut et fort un coffret de 12 CD qui risque de passer complètement inaperçu au milieu de tas d’autres du même genre.

    Une “compil”, un “best of” de plus? Oui, mais pour une fois les deux titres français et anglais de couverture sont absolument justifiés : VIOLON LA DISCOTHEQUE IDEALE / VIOLIN THE PERFECT COLLECTION. 

    Un conseil, amis lecteurs, précipitez-vous sur ce coffret SONY à moins de 20 € si vous êtes en France (ou commandez le par correspondance) : ici pas de plage écourtée, pas d’oeuvre mal saucissonnée, des concertos, des sonates dans leur intégralité (ou dans des extraits joués par les plus grands en tant que tels). Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’auteur de cette compilation ne s’est pas moqué de nous, et a sélectionné la crème de la crème, et pas les fonds de tiroir comme souvent, des catalogues CBS, RCA, BMG, Deutsche Harmonia Mundi, etc.

    La seule liste des violonistes sélectionnés est impressionnante, les versions mythiques côtoient des références beaucoup plus récentes. De Bach et Haendel à Chostakovitch etKhatchaturian, le répertoire est vaste. Qu’on en juge :

    CD 1 BACH Chaconne de la partita n°2 (Kuijken), concerto la m (Kuijken, Petite Bande) + VIVALDI concerto RV 273 (Carmignola), Eté et Hiver des Quatre saisons (Accardo), concerto 4 vl. RV 580 (Mintz, Shaham, Vengerov, Schreuer)

    CD 2 HAENDEL Sonate HWV 373 (Gitlis) + MOZART, Rondo K 373 et Adagio K 261 (Suk), concerto n°3 (Kavakos, camerata Salzbourg) + HAENDEL/HALVORSEN Passacaille (Oleg)

    CD 3 BEETHOVEN Concerto (Tetzlaff, Zinman, Tonhalle Zurich), Sonate vl.piano n°5 “Le printemps” (Zukerman, Neikrug)

    CD 4 MENDELSSOHN Concerto (Takezawa, Flor, Bamberg) + TCHAIKOVSKI Concerto (Francescatti, Bernstein, New York), Souvenir d’un lieu cher (Bell, Tilson Thomas, Berlin)

    CD 5 BRAHMS Concerto (Heifetz, Reiner, Chicago), sonate n°2 (Szeryng, Rubinstein), sonate n°3 (Milstein, Horowitz)

    CD 6 FRANCK Sonate + FAURÉ Sonate n°1 (Korcia, Luisada) + POULENC Sonate (Blacher, Le Sage)

    CD 7 SIBELIUS Concerto (Kremer, Rojdestvenski, Londres) + LALO Symphonie espagnole (Stern, Ormandy, Philadelphie) + DEBUSSY Sonate (Friedman, Previn)

    CD 8 PAGANINI Concerto n°1 (Ughi, Santa Cecilia) + SAINT-SAENS Concerto n°3 (Rachlin, Mehta, Israël) + DVORAK Romance (Perlman, Leinsdorf, Boston)

    CD 9 BLOCH Nigun (Korcia, Pludermacher) + PROKOFIEV Concerto n°2 (Znaider, Jansons, Radio bavaroise) + CHOSTAKOVITCH Concerto n°1 (Oistrakh, Mitropoulos, New York)

    CD 10 BRUCH Concerto n°1 (Midori, Jansons, Berlin) + BARBER Concerto (Hahn, Wolff, St Paul) + RAVEL Sonate (Skride) + RAVEL Tzigane (Perlman, Previn, Londres)

    CD 11 CHAMINADE Sérénade espagnole (Gitlis) + CHAUSSON Poème (Friedman, Sargent, Londres) + MASSENET Méditation de Thaïs (Spivakov) + BUSONI Sonate n°2 (Zimmermann, Pace) + TARTINI Le trille du diable (Szeryng, Reiner) + KREISLER Liebesleid (Kreisler)

    CD 12 KHATCHATURIAN Concerto (Kogan, Monteux, Boston) + BARTOK Concerto n°2 (Menuhin, Dorati, Dallas)

  • LA SYMPHONIE "PATHETIQUE"

    À l'occasion de la sortie en DVD du film-culte de Ken Russell, Music Lovers (La Symphonie pathétique) - voir http://rousseaumusique.blog.com/2013/09/21/pathetique/ - j'ai promis de faire un point sur la discographie surabondante de la 6e symphonie "Pathétique" de Tchaikovski.

    Dans l'ordre de mes préférences, qui ne sont pas forcément des références, mais des versions qui vont jusqu'au bout de leur propos.

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    Comme dans certaines de ses symphonies de Mahler (édition DGG), Bernstein, à quelques mois de sa mort, livre avec le New York Philharmonic (qu'il retrouve trente ans après une première version - 1958 - parue chez Sony), une version extrême, crépusculaire, désespérée. 

    En contraste absolu, une vision tout aussi suffocante et légendaire, celle de Mravinsky, captée à Londres en 1960 avec son Orchestre philharmonique de Leningrad (Deutsche Grammophon)                 

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    Tchaikovski a toujours réussi à Karajan - plusieurs versions chez EMI et DGG -, mais j'ai une tendresse particulière pour la toute dernière version, le vieux chef perclus de douleur avec des Wiener Philharmoniker qu'il laisse chanter éperdument, librement. Version heureusement incluse dans le gros coffret "symphonique" de l'orchestre viennois, mais que DGG serait bien inspiré de rééditer séparément.

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    Ensuite, des couples chefs-orchestres rarement cités comme des références et qui réservent bien des (bonnes) surprises. Quand les CD sont devenus difficiles à trouver, on trouve ces versions aisément sur les sites de téléchargement.

    Jean Martinon et le Philharmonique de Vienne

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    L'une des pépites de l'indispensable coffret EMI/Icon consacré au grand Constantin Silvestri est une "Pathétique" fiévreuse avec un Philharmonia des grands jours :

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    Mariss Jansons reste - pour l'ensemble des symphonies - une référence qui n'a pas pris une ride chez Chandos avec l'orchestre philharmonique d'Oslo

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    De manière incompréhensible, les magnifiques trois dernières symphonies de Tchaikovski, gravées par Claudio Abbado dans les années 70 avec les inimitables Wiener Philharmoniker ont été oubliées du récent coffret édité pour les 80 ans du chef italien (Claudio Abbado Symphony Edition). Cette "Pathétique" viennoise est, à mes oreilles, de loin préférable à la version ultérieure avec Chicago (Sony)

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    Les chefs français (outre Martinon), comme Monteux ou Munch valent plus qu'une oreille attentive. Visions moins tragiques, éplorées que les Russes ou Bernstein, mais bénéficiant des timbres somptueux et transparents de l'orchestre symphonique de Boston de la fin des années 50.

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    La réédition en collection économique de la belle version poétique de Vladimir Ashkenazy avec le Philharmonia est une aubaine.

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    On ne m'en voudra pas si je ne donne aucun autre Russe dans ce palmarès (Dieu sait si pourtant j'admire les Svetlanov, Rojdestvenski, mais ici je n'accroche pas).

    La palme de l'austérité - et du coup d'une poésie qui vient de l'absence totale d'effet - revient à Fritz Reiner et à son glorieux orchestre symphonique de Chicago :

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  • BEETHOVEN : SYMPHONIES JAPONAISES

     

    On sait que Tower Records à Tokyo reste la seule Mecque du disque classique dans le monde. On y trouve quantité d'éditions difficilement trouvables en Europe (ou dans les rayons "import" de certaines FNAC).

    Ainsi on a trouvé quatre intégrales (ou quasi-intégrales ) des Symphonies de BEETHOVEN, dont on ne comprend pas l'absence des bacs des disquaires européens. 

    Eugene Ormandy, patron pendant 50 ans (1938-1988) du légendaire Orchestre de Philadelphie, passe - à tort - pour un chef moyen. Son intégrale des Symphonies de Beethoven bénéficie d'abord d'un des plus beaux sons d'orchestre qui se puisse imaginer, d'une prise de son typique de la grande époque Columbia des années 60. Conception très équilibrée, "classique" sans doute, mais jamais pesante. 

    De+Vriend0003.jpgEnsuite, le grand Kurt Sanderling (disparu presque centenaire il y a deux ans) avait gravé pour EMI la première intégrale de l'ère digitale avec le Philharmonia. Partitions creusées, densité expressive, mais des tempi souvent trop retenus. Toute la grande tradition germanique, sans les éclairs de génie d'un Furtwängler.

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    Antal Dorati avec le Royal Philharmonic donne une intégrale - que j'ignorais - qui ne s'embarrasse ni d'empois ni de métaphysique, d'une allégresse, d'une vivacité jubilatoires. Souvent on se prend à penser à Harnoncourt ou Gardiner... qu'il a précédés d'une bonne décennie !

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    Une prise de son Decca et un orchestre au mieux de sa forme !

     

     

     

     

     

     

    Enfin, Igor Markevitch a gravé avec l'Orchestre Lamoureux de la grande époque (fin 50, début 60) plusieurs Ouvertures et symphonies, dont une impressionnante 9e. Le coffret DGG japonais contient aussi un live américain surprenant de la 6e "Pastorale", avec des tempi étonnamment modérés. Mais rien de ce que fait Markevitch ne laisse indifférent, surtout que le chef est à l'origine d'une édition moderne et révisée des symphonies de Beethoven, qu'il connaissait par coeur.

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  • L'ART DE SAWALLISCH

    Le grand chef bavarois Wolfgang SAWALLISCH né le 26 août 1923 à Munich est mort dans sa ville natale le 22 février dernier à presque 90 ans. Sa carrière discographique n'est pas négligeable, mais on est loin du vedettariat et de l'abondance de nombre de ses contemporains. Peu à peu les labels lui rendent hommage.

    Ainsi à la rentrée la collection Icon d'EMI repbliera les symphonies de Beethoven et de Brahms réalisées dans les années 80 et 90 respectivement avec l'orchestre du Concertgebouw et le London Philharmonic. Pas de découverte pour ces intégrales maintes fois rééditées, notamment par Brilliant Classics.

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    De la belle ouvrage mais pas de feu sacré comme on le trouve dans le coffret formidable publié par Universal Italie à tout petit prix. 

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    Trois intégrales : les Symphonies de Brahms, les ouvertures et les variations Haydn,, mais cette fois avec les Wiener Symphoniker au tout début des années 60 - fougueuses et puissantes -, les Symphonies de Schubert, une des premières intégrales d'ailleurs, avec les timbres somptueux de la Staatskapelle de Dresde et le sens des tempi justes, les Symphonies de Mendelssohn avec le New Philharmonia, une référence. S'y ajoutent un poignant Requiem allemand et la Rhapsodie pour contralto (avec l'exceptionnelle Aafje Heynis) à Vienne, un Elias de Mendelssohn de toute beauté à Leipzig, et trois symphonies londoniennes de Haydn qui sont un modèle de style, de légèreté d'avant Harnoncourt !

    Le coffret del'éditeur allemand Hänssler est un peu patchwork, mais tout aussi nécessaire :

    51KLWumx2OL._SY450_.jpgUn doublon avec Elias de Mendelssohn capté live à Munich, deux symphonies de Mozart, d'éblouissantes Saisons de Haydn, Sawallisch pianiste dans le Quintette "La Truite" de Schubert et une vraie rareté Antigone de Carl Orff.

    Carl Orff dont le chef n'a jamais gravé les célèbres Carmina Burana, mais a laissé une version anthologique de Der Mond et de Die Kluge (avec une distribution de rêve !)

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    Toujours chez EMI, on attend impatiemment (un prochain coffret) la réédition de ce que Sawallisch avait gravé à Philadelphie lorsqu'il en était le chef. Mais on a quelques belles références avec Dresde ou Leipzig ou encore le Philharmonia et les phalanges bavaroises.

    J'ai pour ma part découvert au disque La Flûte enchantée de Mozart par cette version de Sawallisch (1973) qui contient la plus furieuse Reine de la Nuit de toute la discographie, Edda Moser :

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    On trouvera aussi nombre de disques avec les plus grands chanteurs où Sawallisch se fait plus qu'accompagnateur au piano, partenaire à égalité d'inspiration. Et puis, réédité par Brilliant Classics, une somme vraiment originale, toute la musique de chambre avec piano de... Richard Strauss. Pas de chef-d'oeuvre oublié, mais l'art de faire de la musique entre amis ou en famille. Sawallisch s'est entouré de tous les solistes de l'orchestre de l'opéra d'Etat de Bavière dont il a été le patron de 1971 à 1992.

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  • CLAUDIO ABBADO 80 ans

    Le grand chef italien Claudio Abbado fête aujourd’hui ses 80 ans. C’est en soi un exploit, puisque nul ne peut ignorer qu’il est gravement malade depuis plus de dix ans, et que peu lui prédisaient une telle longévité. Qui ne ne souvient des images d’Abbado dirigeant le Requiem de Verdi le visage ravagé, diaphane, au sortir d’une première opération ?

    On est d’autant plus heureux de souhaiter à ce musicien qui a longtemps conservé (ou entretenu) une allure juvénile et séduisante, le meilleur des anniversaires !

    Pour la circonstance, son éditeur de longue date a plutôt bien fait les choses, avec un beau coffret de rééditions de l’imposant corpus symphonique que Claudio Abbado a enregistré en quarante ans de collaboration avec le label jaune.

    Ce n’est pas le lieu ni le moment de se livrer à une critique détaillée de ce coffret. Disons, pour faire bref, qu’on n’est pas très convaincu par les Mozart (tout récents, ceux qu’Abbado a gravés en Italie avec “son” orchestre Mozart), ou les Haydn (les 12 symphonies londoniennes) enregistrés “live” avec l’Orchestre de chambre d’Europe. Les Symphonies de Beethoven sont aussi les plus récentes – avec Berlin et en “live” – tout comme les Brahms, l’intégrale des symphonies de Mahler, souvent sous-estimée, me paraît le lot le plus abouti de ce coffret symphonique, avec les phalanges prestigieuses de Chicago et Vienne. De belles symphonies de Bruckner aussi avec les Viennois. Les symphonies de Mendelssohn avec le Symphonique de Londres ont toujours figuré en tête de la discographie de ces 5 bijoux du romantisme. Les symphonies de Schubert aussi avec l’orchestre de chambre d’Europe – à la réécoute je les trouve vraiment trop sages et impersonnelles.

    Mais pourquoi a-t-on omis 4 magnifiques symphonies deTchaikovski, la 2eme enregistrée à Boston en 1967, les 4, 5, 6 avec un Philharmonique de Vienne somptueux ?

    Autre réédition bienvenue, les quelques disques qu’Abbado avait faits pour Decca dans ses jeunes années, déjà avec Vienne ou Londres (une étonnante 1ere symphonie de Bruckner, déjà les 3e et 4e symphonies de Mendelssohn, les 7e et 8e de Beethoven, Prokofiev, Hindemith, et plus inattendu un récital d’airs de Verdipar Nicolai Ghiaurov.

    En pleine année VerdiDeutsche Grammophon a aussi eu la bonne idée de ressortir les opéras qu’Abbado avait gravés notamment pendant la période où il dirigeait la Scala de Milan. Je préfère souvent la fougue, l’élan de Muti dans les mêmes ouvrages, mais Abbado creuse les partitions et les caractères comme personne.

    Je reste fasciné par le Claudio Abbado dernière période, et ses magnifiques concerts de Lucerne, avec l’orchestre d’amis qu’il a rassemblés autour de lui. L’homme n’a plus rien à prouver, l’artiste s’est dépouillé de tous les artifices, l’émotion naît de la musique, simplement offerte, donnée, à son acmé.

     

  • FLAMBOYANT MURARO

    Pour cause de nouvelle interruption de mon blog (jeanpierrerousseau.blog.com), c'est ici que je veux rendre hommage à l'un de ces artistes authentiques, qui fait honneur à la musique et aux compositeurs qu'il sert : Roger MURARO.

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    Le pianiste français ouvrait hier soir, à Liège, le festival WAGNER 200, avec un récital aux dimensions... wagnériennes ! Après une première partie qui en aurait épuisé plus d'un autre (Les transcriptions de Liszt du choeur des fileuses du Vaisseau fantôme et de la Mort d'Isolde de WAGNER, les Valses nobles et sentimentales et La Valse de RAVEL !), Roger Muraro enchaînait avec la redoutable et fameuse transcription de LISZT de la Symphonie fantastique de Berlioz.

    La performance est athlétique en soi, mais sous les doigts de Roger Muraro, la poésie ne perd jamais ses droits, la virtuosité n'est jamais tape-à-l'oeil, le piano ondoie, flamboie... A-t-on jamais entendu plus sensuelle et libre Valse de Ravel au piano ? Plus somptueuse restitution des parures orchestrales de Berlioz sur un clavier ?

    Heureusement le souvenir de cette soirée magique peut se prolonger au disque : 

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  • LE VIOLON DE TEDI PAPAVRAMI

     

    Mon blog jeanpierrerousseau.blog.com étant soit bloqué, soit difficilement accessible, je vais écrire ici le billet que je voulais donner sur ma rencontre d'hier soir. 

    Tedi PAPAVRAMI est un musicien, un interprète, une personnalité que j'admire depuis longtemps, je peux dire sans craindre de galvauder le mot que c'est un ami. Et j'ai eu un vrai plaisir à partager un dîner avec lui, à l'occasion de son passage à Liège, pour l'enregistrement d'une pièce concertante de Gouvy avec l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège et Christian Arming.

    Tedi a eu l'excellente idée de raconter son parcours d'enfant prodige né dans l'Albanie totalitaire d'Enver Hodja, propulsé à 11 ans sur les plateaux de télévision (je me rappelle très bien sa première prestation dans Le Grand Echiquier de Jacques Chancel). Il aurait pu ne pas survivre artistiquement à cette soudaine célébrité, il a, au contraire, cultivé l'exigence musicale la plus élevée, construit patiemment sa vie d'homme et d'artiste. C'est ce que révèle ce livre, à libre absolument.

    Présentation de l'éditeur :

    "Dans les années 1970, alors que l'Albanie s enfonce dans l isolement et la répression sous le joug de son dictateur Enver Hoxha, Tedi Papavrami grandit, entouré de son père Robert, violon solo de l orchestre de l'opéra de Tirana et brillant professeur de violon au conservatoire, et de sa mère, programmatrice musicale à la radio d État. Dans leur maison épargnée par le découpage communautaire, Tedi est aussi entouré de l'affection de sa grand-mère et de son grand-père, Dodo, médecin à la retraite qu'il admire. Malgré son exigence démesurée et son peu de foi en son fils unique trop gâté, Robert Papavrami découvre chez Tedi des prédispositions tout à fait exceptionnelles pour le violon dès l âge de quatre ans. L enfant un peu paresseux ne cesse de chercher des subterfuges pour ne pas travailler, mais sous la férule intransigeante et intraitable de son père, il va développer techniquement et artistiquement ses dons. À huit ans seulement, il se produit en concert avec l'orchestre philharmonique de Tirana et sa virtuosité hors du commun, sa vélocité fulgurante sont remarquées. Un flûtiste français, Alain Marion, conquis par ce jeune prodige, obtient pour lui une bourse en France où il débarque à l'âge de onze ans, à la fois effrayé et émerveillé par cet « autre monde » qui lui avait toujours paru inaccessible. Sous la direction du grand violoniste Pierre Amoyal, Tedi prépare le concours d'entrée au Conservatoire national supérieur de musique de Paris qu'il réussit brillamment. Son père, venu l'accompagner quelques mois, doit cependant repartir au pays. Tedi reste alors seul, livré à lui-même, cantonné dans un appartement lugubre de l'ambassade, entouré d un personnel froid et hostile. Pour ne pas succomber à la détresse d une telle situation, il va se plonger corps et âme dans la pratique de la musique et dans la lecture. À la fin de ses études, désireux de continuer une carrière prometteuse qui serait compromise par un retour en Albanie, Tedi et ses parents qui l'ont rejoint à Paris demandent l'asile politique. Leur famille restée en Albanie va payer leur liberté d un prix très lourd : ses grands-parents et la famille de sa mère sont déportés et internés jusqu à la chute du régime, en 1991. De retour en Albanie pour une tournée deux ans plus tard, Tedi y reverra son grand-père avant sa disparition."

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    En même temps que ce récit paraît, Outhere a eu l'excellente idée de proposer en coffret les très beaux enregistrements parus depuis une dizaine d'années sous le label Aeon d'oeuvres pour violon seul, un répertoire exigeant, où Tedi Papavrami tutoie les cimes : Bach, Bartok, Paganini...

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  • LE ROI GEORGE

    Pour le moment en importation, bientôt on l'espère disponible partout en Europe, une presque intégrale des enregistrements du chef légendaire de l'orchestre de Cleveland, George Szell chez SONY.

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    Il s'agit ici de tous les enregistrements symphoniques réalisés ou parus sous label CBS devenu SONY. Pourquoi n'y a-t-on pas joint les quelques enregistrements de concertos - Szell était plutôt parcimonieux de ce point de vue - avec Casadesus, Serkin, Stern ? Mystère, cela n'aurait pas alourdi ce coffret compact de 49 CD.

    Travail de réédition particulièrement soigné, avec même l'impression très nette d'un "remastering" des plus anciennes prises.

    On y retrouve sans surprise les Symphonies de Beethoven, de Brahms, de Schumann, qui ne sourient guère, mais d'une qualité orchestrale irréprochable. Une rigueur tout aussi remarquée - et appréciée - dans un bouquet de symphonies de Haydn et de Mozart, symphonies 7 à 9 de Dvorak, symphonies 8 et 9 de Schubert, une aérienne suite du Songe d'une nuit d'été et une virtuose Symphonie n°4 de Mendelssohn. Bartok - concerto pour orchestre - Janacek - Sinfonietta - plus inattendues une 6e symphonie de Mahler d'une noirceur absolue, de Bruckner, les 3e, 7e (live de Salzbourg) et 8e symphonies, une sélection de valses de Strauss qui file droit, un poétique Don Quichotte (merveilleux archet de Pierre Fournier) et une belle série toute de grandeur des principaux poèmes symphoniques de Richard Strauss, une rare 5e de Tchaikovski et surtout les "live" des ultimes concerts de George Szell à Tokyo, quelques mois avant sa mort, au printemps 1970 : une 40ème symphonie de Mozart, une 2e symphonie de Sibelius chauffée à blanc.

    L'art incomparable d'un des très grands du XXème siècle !

  • LA LEGENDE MERCURY VOL. 2

    On avait évidemment adoré la première publication en coffret de la mythique collection Mercury Living Presence (lire http://jeanpierrerousseau.blog.com/2012/12/04/legendes-en-boites/ ), même si on avait un sentiment de trop peu ou d'inachevé.

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    Et pour cause, les deux chefs qui ont le plus enregistré - et laissé des versions souvent insurpassées autant en termes d'interprétation que de prises de son - Antal DORATI et Paul PARAY, étaient quasiment absents de cette première salve.

    On voit donc arriver avec un bonheur plus intense encore un deuxième coffret de 55 CD, tout aussi indispensable que le premier, et notamment par la rareté de certains répertoires. Howard HANSON et Frederick FENNELL illlustrent ainsi en une dizaine de CD un très vaste panorama de la musique américaine du XXème siècle, du versant plus léger ou easy listening aux oeuvres plus sérieuses, même si elles ne sont pas toutes inoubliables !

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    Petite revue de détail :

    CD 1 SCHOENBERG/BERG/WEBERN/ Dorati LSO* Pilarczyk

    CD 2 RESPIGHI Impressions brésiliennes, Pins de Rome, Fontaines de Rome / Dorati LSO, MSO*

    CD 3 BARTOK Concerto pour orchestre, Suite de danses, Portraits / Dorati LSO, Philharmonia Hungarica

    CD 4 RESPIGHI Danses et airs antiques / Dorati LSO

    CD 5 DVORAK Symphonies 7 et 8 / Dorati LSO

    CD 6 GERSHWIN SCHULLER BLOCH COPLAND / Dorati MSO

    CD 7 SATIE FETLER AURIC FRANÇAIX MILHAUD / Dorati LSO, MSO

    CD 8 TCHAIKOVSKI Symphonie 6, Roméo et Juliette / Dorati LSO

    CD 9 BARTOK Le Prince de bois, Musique pour cordes / Dorati LSO

    CD 10 BARTOK Divertimento, Le Mandarin merveilleux, Sonate 2 pianos / Dorati BBC

    CD 11 TCHAIKOVSKI Symphonie 4, Francesca da Rimini / Dorati LSO + BORODINE Steppes Asie centrale / Dorati MSO

    CD 12 BEETHOVEN Symphonies 5 et 6, ouv. Les Créatures de Prométhée / Dorati LSO

    CD 13 ALBENIZ FALLA MOUSSORGSKI SMETANA / Dorati MSO

    CD 14 SCHOENBERG Pièces op.16 / Kubelik OS Chicago + HINDEMITH, Métamorphoses symphoniques, KODALY, Variations sur "Le Paon", BARTOK Suite du Mandarin merveilleux / Dorati OS Chicago

    CD 15 BEETHOVEN Symphonie 7, ouv.Egmont, Leonore III, La Consécration de la maison / Dorati LSO

    CD 16-17 TCHAIKOVSKI Le Lac des cygnes / Dorati MSO

    CD 18-19-20 DELIBES, Sylvia / Fistoulari LSO + DELIBES, Coppélia / Dorati MSO

    CD 21 Récital orgue Marcel Dupré (Franck, Dupré)

    CD 22 Leroy ANDERSON / Frederick FENNELL Eastman Rochester Pops Orchestra (ERPO*)

    CD 23-24-25 PERSICHETTI ROGERS GRAINGER KHATCHATURIAN GOULD HOHVANESS... / Fennell ERPO

    CD 26 SOUSA Marches / Fennell ERPO

    CD 27 ANDERSON COATES / Fennell ERPO

    CD 28 The Spirit of 76' Ruffles and Flourishes / Fennell ERPO

    CD 29 MOZART STRAUSS MILHAUD Sérénades vents / Fennell Eastman Wind Ensemble

    CD 30 HOLST VAUGHAN WILLIAMS PERSICHETTI REED / Fennell Eastman Wind Ensemble

    CD 31 HANSON Symphonies 1 et 2 / Hanson ERPO

    CD 32 GOULD Spirituals(°), Full River Legend + BARBER Medea, suite ballet / Hanson ERPO

    CD 33 IVES SCHUMAN MENNIN / Hanson ERPO

    CD 34 HANSON Symphonie 3, Elegy / Hanson ERPO

    CD 35 à 40 Oeuvres américaines, "Quiet listening" / Hanson ERPO

    CD 41 MOZART Symphonie 38 + DVORAK Symphonie 9 / Kubelik OS Chicago

    CD 42 IBERT Escales + RAVEL Rapsodie espagnole, Tombeau Couperin, La Valse, Alborada, Pavane / Paul PARAY, Detroit Symphony Orchestra (DSO*)

    CD 43 Ouvertures BIZET HEROLD SAINT-SAENS GOUNOD THOMAS MASSENET / Paray DSO

    CD 44 SAINT-SAENS Symphonie 3 + PARAY Musique pour le 500e anniversaire de Jeanne d'Arc / Paray DSO

    CD 45 CHABRIER + ROUSSEL Suite en fa / Paray DSO

    CD 46 RAVEL Daphnis suite 2, Valses nobles et sentimentales, Boléro + DEBUSSY Nocturnes, Petite suite / Paray DSO

    CD 47 BIZET Suites L'Arlésienne, Carmen, ouv.Patrie + THOMAS ouv. Mignon, Raymond / Paray DSO

    CD 48 SAINT-SAENS Danse macabre + SCHMITT La tragédie de Salomé + R.STRAUSS Salomé, danse des sept voiles + WEBER Invitation à la valse + LISZT Méphisto Valse / Paray DSO

    CD 49 DEBUSSY Iberia, La Mer, Prélude à l'après-midi d'un faune + RAVEL Ma Mère l'Oye / Paray DSO

    CD 50-51-52 Oeuvres pour clavecin / Rafael PUYANA

    CD 53 CHOPIN MENDELSSOHN MARTINU.../ Janos STARKER, violoncelle, György SEBÖK, piano

    CD 54 STRAVINSKY Le sacre du printemps (1953) / Dorati MSO

    CD 55 CORIGLIANO Concerto piano + R.STRAUSS Parergon / Hilde SOMER, piano, Victor ALESSANDRO OS RCA

    *LSO : London Symphony Orchestra

    * MSO : Minneapolis Symphony Orchestra

    * DSO : Detroit Symphony Orchestra

    * ERPO : Eastman-Rochester Symphony Orchestra

    (°) C'est un extrait de ces Spirituals de Morton Gould qui servait d'indicatif à une autre légende du petit écran : Les Dossiers de l'écran.

  • VLADIMIR LE BOULIMIQUE

    Je ne crois pas que la carrière discographique du pianiste et chef d'orchestre Vladimir ASHKENAZY ait beaucoup d'équivalents. Le musicien âgé de 75 ans, né à Gorki, fuyant l'Union Soviétique dès 1963, est un boulimique du disque. Comme pianiste il a tout enregistré ou presque, comme chef d'orchestre il n'a guère réduit son activité dans les studios. Difficile pour le discophile de se repérer dans cette surabondance, de distinguer les enregistrements marquants, au risque de passer à côté de grandes versions...

    DECCA édite un imposant boitier de 50 CD célébrant... 50 ans de collaboration entre le célèbre label et Vladimir ASHKENAZY. C'est loin d'être une intégrale, mais c'est une très belle sélection, comme on le voit ci-dessous. J'ai épinglé (*) mes préférences qui sont parfois des références.

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    CD 1 Rachmaninov concerto n°3 (Fistoulari/OS Londres ) & 2 (Kondrachine/OP Moscou)  *
    CD 2 Tchaikovski concerto n°1 (Maazel/OS Londres) & Schumann concerto (Segal/OS Londres) *
    CD 3 Mozart Sonate 2 pianos (+Frager) * + Schumann + Beethoven: Quintette op.16
    CD 4 Chopin 4 Ballades + Concerto 2 (Zinman/OS Londres
    CD 5 Mozart Concertos piano 8 et 9 (Kertész/OS Londres)  *+ Sonate K576
    CD 6 Chopin 4 Scherzi & Barcarolle + Schumann Fantasie 
    CD 7 Prokofiev Sonates 7 & 8 + Liszt Mephisto Waltz 1 *
    CD 8 Franck Sonate violon + Brahms Trio cor (Perlman, Tuckwell)
    CD 9 Rachmaninov concertos 1 & 4 + Rhapsodie Paganini (Previn/OS Londres) *
    CD 10 Scriabin Prometheus & Concerto + Poème de l’extase (Maazel/OS Londres)  *
    CD 11 Chopin Etudes op.10 & 25
    CD 12 Mozart Concertos 2 & 3 pianos (Barenboim, T’song/OC anglais) + concerto 20 (Schmidt-Isserstedt/OS Londres) *
    CD 13 Beethoven concertos piano 3 & 4 (Solti/OS Chicago)
    CD 14 Prokofiev concertos piano 2 & 3 (Previn/OS Londres)  *
    CD 15 Beethoven sonates violon "Printemps" & “Kreutzer” (Perlman)  *
    CD 16 Rachmaninov Suites + Danses symphoniques pour 2 pianos (Previn)  *
    CD 17 Rachmaninov Preludes
    CD 18 Chostakovitch  Michelangelo Sonnets (Shirley-Quirk) + Quintette piano
    CD 19 Scriabine Sonates 2, 4, 6, 7, 9, 10  *
    CD 20 Moussorgski, Prokofiev, Rachmaninov Mélodies (Söderström)
    CD 21 Tchaikovski Manfred + Francesca da Rimini (Philharmonia)  *
    CD 22 Rachmaninov Sonate 2 + Etudes-tableaux op. 33 & 39   *
    CD 23 Tchaikovski symphonie 4 (Philharmonia)+ Concerto violon (Belkin)  *
    CD 24 Mozart Concertos piano 19 et 23 (Philharmonia)
    CD 25 Beethoven Sonates 1, 6, 7, 8 & 20
    CD 26 Sibelius Symphonie 2, Finlandia, Tapiola & Luonnotar (Philharmonia)  *
    CD 27 Tchaikovski symphonie 6 + Romeo & Juliette (Philharmonia)    *
    CD 28 Beethoven sonates“Hammerklavier” & “Waldstein” 
    CD 29 Beethoven symphonies 5 & 7 (Philharmonia)
    CD 30 Bartók concertos piano 1 & 2 (Solti/OS Chicago) + Sonate 2 pianos
    CD 31 Brahms concerto piano 1 (Haitink/Concertgebouw) + Cello Sonata 1 (Harrell)
    CD 32 Ravel: Gaspard de la nuit & Valses nobles + Trio
    CD 33 Moussorgsk Tableaux d'une exposition (piano original + Ashkenazy orchestration) *
    CD 34 Brahms concerto piano 2 (Haitink/Concertgebou) + Sonate violoncelle 2 (Harrell)
    CD 35 Rachmaninov Symphonie 1 + Danses symphoniques (Concertgebouw)   *
    CD 36 Rachmaninov Symphony 3 + Les Cloches (Concertgebouw)  *
    CD 37 Beethoven concertos piano 1 & 2 (Mehta/OP Israel)
    CD 38 & 39 Prokofiev Cendrillon (Cleveland)   *
    CD 40 Schumann Arabesque + Papillons + Etudes symphoniques
    CD 41 R. Strauss Don Quichotte (Harrell) + Also sprach Zarathoustra (Cleveland)
    CD 42 Prokofiev Symphonies 5 & 1 + Dreams + Automne (OS Londres)
    CD 43 Beethoven concerto piano 5 + Fantaisie chorale (Cleveland)
    CD 44 Chostakovich concerto piano 2 (Ortiz) & Concerto violon 1 (Belkin)  *
    CD 45 Brahms Quintette Piano + Trio Clarinette (Cleveland)  *  
    CD 46 Mendelssohn Symphonies 1 & 5 (Deutsches Symphonie-Orchester Berlin)  *
    CD 47 Chostakovitch Symphonie 7 “Leningrad” (Royal Philharmonic)
    CD 48 & 49 Chostakovich 24 Preludes & Fugues   *
    CD 50 Beethoven Variations “Diabelli”  + Sonate 28

     
     
     

     

  • HAPPY BIRTHDAY MISTER GARDINER !

    Pour son 70eme anniversaire, DEUTSCHE GRAMMOPHON fait l'hommage d'un beau coffret de 30 CD à l'un de ses plus illustres ex- artistes maison. John Eliot GARDINER a en effet été lâché, comme bien d'autres, par le label jaune il y a une petite dizaine d'années.

    Même si ce coffret ne représente qu'une petite partie de l'imposante discographique du chef britannique pour le label Archiv essentiellement, pour DGG et PHILIPS plus occasionnellement, "THE JOHN ELIOT GARDINER COLLECTION" constitue un témoignage très représentatif de l'art, des curiosités, de l'étendue des répertoires d'un chef qui est pour beaucoup dans le retour à une forme d'authenticité dans l'interprétation des musiques ancienne, baroque et classique.

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    De Monteverdi... à Lehar, le choix est vaste. Qu'on en juge :

    CD 1-2 MONTEVERDI Vêpres de la Vierge / Monteverdi Choir (MC), English baroque soloists (EBS)

    CD 3-4 PURCELL The Fairy Queen / MC, EBS

    CD 5-7 BACH Passion selon St Matthieu / Rolfe-Johnson, Schmidt, Bonney, Monoyios, von Otter, Chance, Crook, MC, EBS

    CD 8-10 HAENDEL Jephtha / Robson, Dawson, von Otter, Chance, Varcoe, Holton, MC, EBS

    CD 11-12 GLUCK Iphigénie en Tauride / Montague, Allen, Aler, Massis, Alliot-Lugaz, MC, orch.opéra Lyon

    CD 13-15 MOZART Idomeneo / Rolfe-Johnson, von Otter, McNair, Martinpelto, Robson, MC, EBS

    CD 16 MOZART Concertos piano 20 et 21 / Bilson (pianoforte), EBS

    CD 17-18 HAYDN Les Saisons / Bonney, Rolfe-Johnson, Schmidt, MC, EBS

    CD 19-20 BEETHOVEN Leonore / Miles, Best, Begley, Martinpelto, Hawlata, Oelze, Schade, MC, Orchestre révolutionnaire et romantique (ORR)

    CD 21 BEETHOVEN Missa Solemnis / Margiono, Robbin, Kendall, Miles, MC, EBS

    CD 22 BERLIOZ Symphonie fantastique / ORR

    CD 23-24 SCHUMANN Requiem pour Mignon, Symphonie 4 (1ere version), Le Paradis et la Péri / Bonney, Fink, Pregardien, Archer, Finley, Hauptmann, MC, ORR

    CD 25 VERDI Requiem / Organosova, von Otter, Canonici, Miles, MC, ORR

    CD 26 ELGAR In the South, introduction & allegro quatuor, Sospiri, Enigma Variations / orch.phil. Vienne

    CD 27 LEHAR La Veuve joyeuse / Terfel, Bonney, Skovkus, Studer, Trost / orch.phil. Vienne

    CD 28 GRAINGER oeuvres chorales / MC, English Country Gardiner orchestra

    CD 29 WEILL Les Sept péchés capitaux + Songs / von Otter, orch. NDR Hambourg

    CD 30 Lili BOULANGER Psaumes + STRAVINSKY Symphonie de psaumes / MC, orch.symph. Londres


     
  • So british

    On l'a plusieurs fois déploré ici : le Royaume-Uni reste une terra incognita, l'île inconnue pour paraphraser Berlioz et Gautier, sur le plan musical. Les continentaux que nous sommes semblent se complaire dans cette ignorance, cette non-curiosité. C'est vrai pour les compositeurs autant que pour les interprètes.

    Un coffret vendu à prix cassé, disponible par correspondance (le sera-t-il bientôt dans les rares magasins de disques qui subsistent ?), devrait permettre de rendre justice à des musiciens, des ensembles, qui ne le cèdent en rien à leurs confrères allemands, autrichiens, belges ou français. Et à une collection typiquement british qui recèle de vrais trésors, et parcimonieusement distribuée sur le continent : EMI EMINENCE.

    50 CD généreusement composés d'une belle sélection d'enregistrements des années 70 et 80 essentiellement. On a noté en gras ceux qui me semblent être des références. On aime retrouver de grands chefs comme Vernon Handley, Charles Mackerras ou Serge Baudo, des solistes comme Philip Fowke, Stephen Kovacevich, Tasmin Little ou Nigel Kennedy.

    CD 1-2 BYRD-TALLIS-ALLEGRI-LASSUS-PALESTRINA  Messes / Guest, ch.St John's College Cambridge

    CD 3 VIVALDI concertos flûte op.10 / Bennett, Malcolm, orch.ch. anglais

    CD 4 BACH Concertos brandebourgeois 1-5 / Halstead, Hanover Band

    CD 5-6  BACH Oeuvres pour orgue / Peter Hurford sur des instruments du temps de Bach (Allemagne, Pays Bas)

    CD 7 LECLAIR-VIVALDI-BIBER-MOZART-BACH / Wallfisch, Tunnicliffe, Nicholson

    CD 8 ROSETTI Concertos cor / Tuckwell, orch.ch.anglais

    CD 9 MOZART Gran Partita / London Philharmonic Wind ensemble

    CD 10 MOZART Requiem / Welser-Moest, London Philharmonic, Lott, Jones, Lewis, White

    CD 11 BEETHOVEN-MENDELSSOHN  Concertos violon / Monica Huggett, Mackerras, Age of Enlightment

    CD 12-13  BEETHOVEN  Sonates violoncelle, Variations / Raphael Wallfisch, John York

    CD 14 BEETHOVEN Concertos piano 4 et 5 / Kovacevich, orch.ch. Australie

    CD 15-16  BEETHOVEN Symphonies 5,7,9 / Mackerras, orch.phil. Liverpool

    CD 17 SCHUBERT Lieder / Keenlyside, Martineau

    CD 18 SCHUBERT Octuor / Chilingirian

    CD 19 MENDELSSOHN Le songe d'une nuit d'été / Litton, orch.phil.Londres, Wiens, Walker

    CD 20 WAGNER Extr.orchestraux / Elder, orch.phil.Londres

    CD 21 BRAHMS-SIBELIUS Concertos / Tasmin Little, Handley, orch.phil.Liverpool

    CD 22 BRUCH-LALO Symphonie espagnole / Tasmin Little, Handley, orch.nat.Ecosse

    CD 23 DEBUSSY La Mer, prélude - SAINT-SAENS Symphonie n°3 / Baudo, orch.phil. Londres

    CD 24 TCHAIKOVSKI Concerto - CHAUSSON Poème / Nigel Kennedy, Kamu, orch.phil. Londres

    CD 25 TCHAIKOVSKI Romét et Juliette, Francesca da Rmini, etc. / Sian Edwards orch.phil. Liverpool

    CD 26 DVORAK Sérénades / Mackerras, orch.ch.anglais

    CD 27 DVORAK Symphonies 7 et 9 / Mackerras, orch.phil.Londres

    CD 28-29 ELGAR The Dream of Gerontius / Handley, orch.phil. Liverpool

    CD 30 ELGAR Concerto violon / Nigel Kennedy, Handley, orch.phil.Londres

    CD 31 ELGAR Quintette piano, quatuor / Vellinger

    CD 32 MAHLER Symphonie 4 / Welser-Moest, orch.phil.Londres, Lott

    CD 33 MAHLER Symphonie 5 / Mackerras orch.phil.Liverpool

    CD 34 STRAVINSKY Le Sacre du printemps - DELIUS Paris, the song of a great city / Mackerras, orch.phil. Liverpool

    CD 35 R.STRAUSS Lieder / Keenlyside, Martineau

    CD 36 WAGNER- R.STRAUSS Don Juan, Till, Tod und Verklärung / Rickenbacher, orch.phil. Londres

    CD 37-41VAUGHAN WILLIAMS Job, The Lark ascending, concertos, symphonies 1,2,8 / Handley, orch.phil. Londres

    CD 42 RACHMANINOV Concerto piano 2, Rhapsodie Paganini / Philip Fowke, Temirkanov, Royal Philharmonic

    CD 43 RACHMANINOV Symphonie 3, Danses symphoniques / Mackerras, orch.phil. Liverpool

    CD 44 WALTON Symphonies 1 et 2 / Mackerras orch.phil.Londres

    CD 45 BRITTEN oeuvres chorales / Backhouse, Vasari Singers

    CD 46 BRITTEN Serenade ténor, Illuminations, Nocturne / John-Mark Ainsley, Pyatt, Cleobury, Britten Sinfonia

    CD 47 PÄRT Tabula Rasa, Fratres, Cantus in memoriam Benjamin Britten... / Little, Roscoe, Studt, Bournemouth Sinfonietta

    CD 48 Violon virtuose / Tasmin Little, Piers Lane

    CD 49 Anthems / Vasari Singers

    CD 50 Musique chorale de Pärt, Tavener, Gorecki / Vasari Singers

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  • BEETHOVEN MASTERWORKS

    Après LISZT, SCHUMANN, BRAHMS, WAGNER, Deutsche Grammophon consacre un beau cube de 50 CD (en fait 51 !) à... BEETHOVEN. 

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    Ce n'est pas à proprement parler une intégrale, il manque pas mal d'oeuvres secondaires qui n'ajoutent rien à la gloire de Beethoven. En revanche, on est plutôt agréablement surpris par le choix des versions piochées dans un catalogue considérable (rien que pour les Symphonies, Deutsche Grammophon doit avoir une trentaine d'intégrales à son actif !). Et pour ceux qui ont déjà une discothèque beethovenienne fournie, on a le bonheur de retrouver des versions qui avaient déserté les bacs des disquaires (comme les Trios par Kempff/Szeryng/Fournier). Très peu de Karajan - et c'est tant mieux puisque ce dernier a bénéficié de multiples rééditions (notamment un coffret Beethoven très bon marché).

    CD 1 Symphonies 1-2 / OP Berlin, Abbado

    CD 2 Symphonies 3-4 / Orch.révolutionnaire et romantique, Gardiner

    CD 3 Symphonies 5-7 / OP Vienne, Kleiber

    CD 4 Symphonies 6-8 / OP Vienne, Bernstein

    CD 5 Symphonie 9 / OP Berlin, Karajan, Perry, Baltsa, Cole, Van Dam (1983)

    CD 6-7 Ouvertures / OP Vienne, Abbado

    CD 8 Egmont (mus.de scène), La Victoire de Wellington, Marches / OP Berlin, Karajan, Janowitz

    CD 9 Concertos piano 1-2 / Argerich, Sinopoli, Philharmonia

    CD 10 Concertos piano 3-4 / Zimerman, Bernstein, OP Vienne

    CD 11 Concerto piano 5 / Pollini, Abbado, OP Berlin

              Triple concerto / Lonquich, Gringolts, Brunello, Abbado, orch.jeunes Venezuela

    CD 12 Concerto violon, Romances / Mintz, Sinopoli, Philharmonia

    CD 13-14 Quatuors op.18 / Melos

    CD 15-16 Quatuors op.59, 74, 95 / Emerson

    CD 17-18-19  Quatuors op.127, 130, 131, 132, 135, Grande fugue / Hagen

    CD 20-21-22 Trios avec piano / Szeryng, Kempff, Fournier

    CD 23-24 Trios cordes / Mutter, Giuranna, Rostropovitch

    CD 25-26-27 Mus.chambre avec vents / membres de l'Orch.phil. Berlin

    CD 28 Sonates violoncelle op.5, Variations / Fournier, Gulda

    CD 29 Sonates violoncelle op.69, 102 / Argerich, Maisky

    CD 30 Sonates violon op.12 / Menuhin, Kempff

    CD 31-32 Sonates violon op.23, 24, 30 / Kremer, Argerich

    CD 33 Sonates violon op.47, 96 / Dumay, Pires

    CD 34 Sonates op.2, Lettre à Elise, Rondo op.129 / Kempff

    CD 35 Sonates op.10 / Barenboim

    CD 36-37-38 Sonates op.13, 26, 27, 28, 31, 53, 57, 81a / Gilels

    CD 39-40 Sonates op.101, 106, 109, 110, 111 / Pollini

    CD 41 Variations Diabelli / Pollini

    CD 42-43 Bagatelles, Variations, Rondos, Menuets / Pletnev

    CD 44 Lieder / Fischer-Dieskau, Demus

    CD 45-46 Missa solemnis, Messe do M, Ah perfido, Meeresstille und glückliche Fahrt / Gardiner, English Baroque soloists, ch. Monteverdi, Margiono, Robbin, Kendall, Miles

    CD 47  Cantates (Mort de François-Joseph, Couronnement de Leopold II) / Thielemann, Deutsche oper Berlin

    CD 48 Das glorreiche Augenblick / Chung, Santa Cecilia, Orgonasova, Vermillion, Robinson, Hawlatha + Fantaisie chorale / Abbado, OP Berlin, Kissin

    CD 49-50 Fidelio / Bernstein, OP Vienne, Janowitz, Kollo, Fischer-Dieskau, Popp, Sotin, Dallapozza, Jungwirth

    CD 51 Chants écossais op.108 / Layton, Osostowicz, Smith, Martineau




  • WOLFGANG SAWALLISCH : UN KAPELLMEISTER À L'ANCIENNE

    On vient d'apprendre le décès à 89 ans de Wolfgang SAWALLISCH - 1923-2013 - le dernier chef d'une lignée de Kapellmeister "à l'ancienne".

    Comme tant d'autres de ses aînés et contemporains, Sawallisch a appris son métier, dans de petits théâtres : l'opéra avant le symphonique, la meilleure des écoles. Et d'abord le coeur du répertoire germanique. Et plus tard des incursions inattendues.

    Sawallisch n'est pas un flamboyant à la Karajan, un visionnaire à la Furtwängler, un batteur d'estrade à la Bernstein.   Probité, respect de la tradition, du style, de la partition tout simplement. Rarement citées comme des références - faute d'originalité ? - à l'exception des Schumann, ses versions des grandes symphonies du répertoire, Beethoven, Brahms, Schubert, Bruckner, méritent mieux qu'une réécoute distraite. Idem pour ses opéras de Mozart, Strauss, Wagner. 

    Sélection (non exhaustive) d'une belle discographie, dans l'ordre de mes préférences :

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    Et puis on cherchera tous ces disques où Sawallisch se fait pianiste et accompagnateur des plus grands :

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  • VIVA VERDI

    Pareille aubaine ne se produit que très rarement : deux bicentenaires à célébrer en cette année 2013. Et pas des moindres, puisque les deux géants de l'Opéra romantique, WAGNER et VERDI, sont nés en 1813.

    Wagner a pris une petite longueur d'avance en matière de rééditions discographiques, on y reviendra. Pour Verdi, c'est incontestablement EMI qui se place d'emblée en tête avec un très compact coffret de 35 CD (pour 60 € !) où ne figurent pratiquement que des références majeures, sinon absolues.

    On remarquera la prééminence de Muti - et ce n'est que justice ! - qui me paraît, dans chacun des ouvrages qu'il a dirigés et enregistrés, toujours très supérieur à ses concurrents (comme Abbado).

    CD 1-2 NABUCCO / Muti, Philharmonia, Scotto, Lucchetti, Manuguerra, Obraztsova, Ghiaurov (1978)

    CD 3-4 ERNANI / Muti, Scala, Freni, Domingo, Bruson, Ghiaurov (1982)

    CD 5-6 GIOVANNA D'ARCO / Levine, London Symphony, Caballé, Domingo, Milnes (1972)

    CD 7-8 ATTILA / Muti, Scala, Ramey, Studer, Shicoff, Zancanaro (1989)

    CD 9-10 MACBETH / Muti, New Philharmonia, Milnes, Cossotto, Raimondi, Carreras (1976)

    CD 11-12 RIGOLETTO / Serafin, Scala, Callas, Gobbi, di Stefano, Zaccaria (1956)

    CD 13-14 IL TROVATORE / Pappano, London Symphony, Alagna, Gheorghiu, Hampson, Diadkova, d'Arcangelo (2001)

    CD 15-16 LA TRAVIATA / Muti, Philharmonia, Scotto, Kraus, Bruson, Walker (1980)

    CD 17-19 I VESPRI SICILIANI / Muti, Scala, Studer, Merritt, Zancanaro, Furlanetto (1990)

    CD 20-21 SIMON BOCCANEGRA / Santini, opéra Rome, Gobbi, Christoff, Los Angeles, Monachesi (1957)

    CD 22-23 UN BALLO IN MASCHERA / Muti, New Philharmonia, Domingo, Arroyo, Cappuccilli, Cossotto (1975)

    CD 24-26 LA FORZA DEL DESTINO / Muti, Scala, Freni, Domingo, Zancanaro, Zajic, Plishka, Bruscantini (1986)

    CD 27-29 DON CARLO / Giulini, Covent garden, Domingo, Caballé, Verrett, Milnes, Raimondi, Foiani, Estes (1970)

    CD 30-31 AIDA / Mehta, Nilsson, Corelli, Bumbry, Sereni (1967)

    CD 32-33 OTELLO / Karajan, orch.phil.Berlin, Vickers, Freni, Glossop, Van Dam, Malagu (1973)

    CD 34-35 FALSTAFF / Karajan, Philharmonia, Gobbi, Alva, Panerai, Ercolani, Zaccaria, Schwarzkopf, Moffo, Merriman, Barbieri (1956) 

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  • LE CHEVALIER À LA ROSE / DER ROSENKAVALIER

    Au programme cette semaine des concerts de Nouvel An de l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège (www.oprl.be) dirigé par Christian Arming, Friedrich Gulda (son concerto pour violoncelle), Johann, Josef Strauss... et Richard Strauss, la grande suite du Chevalier à la rose.

    L'occasion de faire le point de la discographie de l'opéra, et des diverses suites orchestrales qui en ont été tirées.

    Pour ce qui est de l'opéra, il n'y a, pour moi, que deux versions jamais dépassées, en CD et en DVD.

    En CD, la justement légendaire version Karajan de 1956, avec une distribution de rêve : Elisabeth SCHWARZKOPF (la Maréchale), Christa LUDWIG (Octavian), Teresa STICH-RANDALL (Sophie), Eberhard WAECHTER (Faninal), Otto EDELMANN (le Baron Ochs)..

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    En DVD, deux versions dirigées par Carlos KLEIBER, mais pour la jubilation, les sonorités uniques du Philharmonique de Vienne chauffé à blanc, et la Maréchale de Felicity LOTT (qu'on a vue deux fois sur scène, au Châtelet et à Bastille), et Anne-Sofie von OTTER, et Barbara BONNEY, une nette préférence pour celui-ci :

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    Pour les suites d'orchestre, le choix est plus complexe. Il faut d'abord distinguer les "suites de valses" de la "grande suite". Les premières reprennent, condensent les thèmes de valses qui parcourent toute la partition, et particulièrement celles du 2e acte. La "grande suite" est une sorte de résumé sans paroles de l'opéra.

    Pour les suites de valses, trois versions surclassent toutes les autres :

    - Rudolf KEMPE et la somptueuse Staatskapelle de DRESDE (EMI ou BRILLIANT)

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    - Fritz REINER et l'orchestre symphonique de CHICAGO (RCA)

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    Et, moins attendu, mais tout aussi somptueux, Eugen JOCHUM et le Concertgebouw d'Amsterdam (anc.PHILIPS, reparu en collection DGG/Eloquence):

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    Pour ce qui est de la "Grande suite", commençons par les versions à fuir, un "live" insupportable de lourdeur et de vulgarité de Lorin Maazel à New York (DGG téléchargement), un Georges Prêtre qui "rubatise", minaude tellement qu'on perd le fil de l'écoute avec l'orchestre de la SWR de Stuttgart (Hänssler). On aurait aimé citer Antal Dorati - qui a lui-même arrangé sa propre suite du Chevalier - mais la captation à Minneapolis d'un orchestre rugueux et sans charme ne rend pas justice à la partition.

    Trois belles versions retiennent l'attention pour cette suite de concert (celle que donnent Ch.Arming et l'OPRL), deux avec l'orchestre philharmonique de Vienne.

    - Christian THIELEMANN, Wiener Philharmoniker (DGG)

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    - André PREVIN, Wiener Philharmoniker (DGG)

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    Enfin Eugene ORMANDY nous rappelle ce qu'il a fait de l'orchestre de Philadelphie qu'il a dirigé de 1938... à 1988 (SONY)

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  • LE TOP 10 DES CONCERTS DE NOUVEL AN

    Après la déception unanime de l'édition 2013 du concert de Nouvel An de Vienne, ma sélection des meilleurs des concerts du 1er janvier avec les Wiener Philharmoniker (j'en ai la collection complète depuis 1979 !).

    Dans l'ordre de mes préférences :

    Carlos KLEIBER bien sûr, insurpassé, en 1989 et 1992 :

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    Decca a republié le dernier concert de Nouvel An de Willy BOSKOVSKY en 1979, un modèle de style authentiquement viennois :

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    À partir de 1980, c'est surtout Lorin MAAZEL, très irrégulier selon les années, et Claudio ABBADO, qui seront à la manoeuvre. L'édition 1988 avec les Petits Chanteurs de Vienne est à retenir.

    61JeRTy3hNL.jpg 51XjxxJa1wL._SL500_AA300_.jpgPour Maazel, on privilégiera les compilations réalisées par Deutsche Grammophon, de préférence aux éditions ultérieures (dans les années 90) parues sous étiquettes RCA

    L'édition 1987 fait figure d'événement puisque c'est le seul concert de Nouvel An dirigé par un Herbert von KARAJAN miné par la maladie, d'autant plus émouvant et lumineux dans un répertoire qu'il a toujours chéri, avec un orchestre à sa dévotion.

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    On aime beaucoup l'élégance, la souplesse... très viennoises, et l'originalité du répertoire, des éditions conduites par Riccardo MUTI en 1993, 1997, 2000 et 2004 :

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    On prêtera aussi une oreille attentive, même si le chef n'évite pas toujours une certaine lourdeur, voire une complaisance dans le son généreux des Viennois, à Nicolas HARNONCOURT en 2001 et 2003 :

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    Comme Lorin MAAZEL, Zubin MEHTA a été plusieurs fois abonné aux concerts de Nouvel An, sans atteindre toujours les sommets d'inspiration. 

    Mais il faut reconnaître, à regret, que, depuis Muti en 2004, nous n'avons plus jamais eu de concert vraiment mémorable, avec des erreurs manifestes de casting (Ozawa, Jansons, Barenboim, Welser-Moest). On accordera le bénéfice... de l'âge à Georges PRETRE (en 2008 et 2010). Je trouve personnellement ses minauderies, ses coquetteries rythmiques (des rubatos qui n'en finissent pas) insupportables, mais le public viennois adore (Prêtre a été le chef adulé des Wiener Symphoniker).

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  • LA FETE SUR BROADWAY

    En ce dernier jour de l'année 2012 que je passe à New York, je ne peux manquer de signaler deux coffrets incontournables pour les fans de comédies musicales et de shows sur Broadway. De quoi aborder 2013 dans la bonne humeur !

    BROADWAY IN A BOX comprend les 25 bandes originales des plus grands succès new yorkais des 70 dernières années (Sony)

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    EMI propose une autre très bonne affaire. Il ne s'agit plus ici de bandes originales mais de versions plus récentes, dues à des équipes de choc sous la houlette passionnée de John McGlinn (et dans les orchestrations originales)

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  • TCHAIKOVSKI : SYMPHONIE N°1 "REVES D'HIVER"

    J’ai toujours eu une affection particulière pour la mal-aimée et méconnue 1ere symphonie de Tchaikovski, intitulée “Rêves d'hiver“. Parce qu’elle nous raconte la Russie éternelle, fantasmée peut-être, immense et tragique à la fois.

    Elle est au programme du dernier concert de l’année, ce soir, de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège. Nous lui avons consacré une séance d’Ecouter la Musique mercredi dernier, en compagnie du chef d’orchestre Christoph Campestrini, de notre chère Tatiana Samouil, qui sait de quoi on parle quand on évoque les paysages de l’hiver russe, et de Jean-Marc Onkelinx.

    Il est toujours malaisé de faire une sélection parmi la multitude de versions disponibles, je m’étais limité, pour l’occasion, à des chefs russes, même si un incident technique nous a finalement empêché d’écouter la dernière version en date, celle de Valery Gergiev avec l’orchestre symphonique de Londres.

    Pas trop de regret à avoir, ces trois premières symphonies n’étant vraiment pas du meilleur Gergiev, pas d’élan, peu de poésie, et une sécheresse rédhibitoire de la prise de son.

    En revanche, pas de surprise quant à la version sortie première haut la main de cette écoute comparée (toujours anonyme) : il n’est pas une tribune, pas une émission, sur les symphonies de Tchaikovski en général, dont Mariss Jansons et l’OrchestrePhilharmonique d’Oslo ne soient les grands vainqueurs depuis la parution de leur intégrale chez Chandos à la fin des années 1990. Tout y est décidément, la qualité purement orchestrale, l’esprit de ces partitions, la beauté de la prise de son…

     

    L’autre bonne surprise c’est une version un peu oubliée, d’un chef dont personne n’a songé à célébrer le centenaire, Igor Markevitch, né à Kiev en 1912, des symphonies de Tchaikovski au burin, plus “stravinskiennes” que nature, et pourtant poétiques et rêveuses, enregistrées dans les années 60 avec un orchestre symphonique de Londres pas toujours très en place. Intégrale parue jadis chezPhilips, heureusement republiée récemment par Newton Classics.

     

    Autre grand chef russe, lui toujours en activité – qui a comblé le public et la critique du Théâtre des Champs-Elysées il y a un mois avec “son” orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg – Yuri Temirkanov. Une belle intégrale, là encore réalisée à Londres, avec le Royal Philharmonic Orchestra. 

    Vision très controversée, intrigante, d’un très grand pianiste qui ne convainc pas tout le monde comme chef d’orchestre, celle deMikhail Pletnev et de son Orchestre national de Russie.

    Grande déception en revanche pour Rostropovitch, très inégal, souvent relâché, dans une intégrale sans doute réalisée un peu trop rapidement toujours à Londres dans les années 70.

  • HAYDN : L'INTEGRALE INACHEVEE

    On a trouvé sur le site italien d'Amazon un coffret de 32 CD à bas prix, regroupant toutes les symphonies de Haydn enregistrées dans les années 1980 et 1990 par Christopher Hogwood et son Academy of ancient music pour Oiseau Lyre.                                                       

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    La présentation est trompeuse : il ne s'agit pas d'une intégrale des symphonies (comme Dorati ou Adam Fischer).

    Les dernières symphonies (les "Parisiennes", les 88 à 92, et les "Londoniennes" à l'exception des 94,96,100 et 104) en sont absentes, le projet initial n'ayant pas été mené à son terme. Mais tout le reste est passionnant, notamment toutes les premières symphonies, celles de la période "Sturm und Drang", et à ce prix, on ne se privera pas de redécouvrir cette somme, qu'on ne trouvait plus que sporadiquement et en petits coffrets séparés.

  • KLEMPERER EN MAJESTÉ

    Enfin trois fabuleux coffrets pour rendre un hommage plus que justifié à l'un des monuments de la direction d'orchestre au XXème siècle : Otto KLEMPERER, mort il y a 40 ans, en 1973, à 88 ans.

    Je sais bien qu'on objectera que le Klemperer des dernières années n'est que l'ombre du chef fougueux de l'entre-deux-guerres. Et quand bien même il serait plus lent, plus solennel, il reste un extraordinaire maître du discours, de l'architecture, de la grandeur. Rien n'est jamais anodin, banal. On ne décroche jamais à écouter Klemperer.

    Par exemple, dans Bruckner, Otto Klemperer est rarement cité comme une référence. Et pourtant il faut écouter ces cathédrales sonores si majestueuses, jamais pesantes ni vulgaires.

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    Les Beethoven de Klemperer sont connus et respectés depuis longtemps : on s'étonne juste qu'EMI n'ait pas placé dans ce coffret de 10 CD la plus extraordinaire version de la Missa Solemnis que je connaisse ni son Fidelio légendaire. En revanche, on trouve ici tout le Beethoven symphonique, parfois en double ou triple ! Ainsi on peut entendre trois versions de la 7e symphonie (toutes en stéréo, 1955, 1960 et 1968. Absolument passionnant et magnifiquement enregistré au Kingsway Hall.

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    Quant au troisième coffret - tous les trois sont vendus à tout petit prix - c'est un patchwork assez (d)étonnant, avec un répertoire qu'on n'attend pas forcément de Klemperer, et où il se révèle passionnant, voire surprenant : Tchaikovski (les trois dernières symphonies), Dvorak (la "Nouveau Monde"), Franck, les quatre symphonies de Schumann (mais pas celles de Brahms rééditées par ailleurs), les versions les plus lumineuses, aériennes de l'Italienne et surtout du Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn, les 5,8 et 9 de Schubert, une Fantastique de Berlioz, et quelques valses de Strauss :

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  • TOUT CHOSTAKOVITCH

    La très bonne surprise de cet automne, c'est la parution d'une quasi-intégrale de l'oeuvre de Dmitri CHOSTKOVITCH en 51 CD chez BRILLIANT CLASSICS. Jusqu'à présent, pour Rachmaninov, Rimski-Korsakov par exemple, les coffrets de ce genre étaient de valeur assez inégale, mêlant références et versions plus banales.

    Ici on n'a que du premier choix, interprètes, prises de son, et la plupart des versions de référence absolues.

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    CD 1-11 : Symphonies / Barchai WDR

    CD 12-13 : Symphonies de chambre / Barchai Milan

    CD 14 : Concertos piano + Danses fantastiques / Ortiz, Berglund, Bournemouth

    CD 15 : Concertos violon / Oistrakh, Mravinski, Rojdestvenski

    CD 16 : Concertos violoncelle / Ivachkine, Polianski, Symph.Moscou

    CD 17-21 : Quatuors / Rubio

    CD 22 : Quintette + trio n°2 piano / Auer, Rosenfeld...

    CD 23 : Sonates violon et alto / Van Keulen, Brautigam

    CD 24 : Sonates piano + violoncelle / Würtz, Rosler

    CD 25 : Oeuvres piano / Petruchanski

    CD 26-27 : Préludes et fugues op.87 / Rubackyte

    CD 28-32 : Mélodies / Ploujnikov, Buriakova, Sumatchova...

    CD 33 : Ouverture de fête, Suite sur des sonnets de Michelange, entractes de Katerina Ismailova / Rojdestvenski, min.cult. URSS

    CD 34 : Choeurs a capella / Popov, académie chorale Russie

    CD 35-37 : Suites de jazz, Le Boulon, Le ruisseau limpide, L'âge d'or, Le taon, Hamlet / Kuchar, ON Ukraine

    CD 38-43 : Musiques de film (La Nouvelle Babylone, Cinq jours cinq nuits, Le roi Lear, Zoya, La chute de Berlin, Les montagnes d'or, Maxime, Seule) / Judd, Jurowski, Radio Berlin

    CD 44 : La femme et le houligan / Gorenstein, symph.Russie

    CD 45 : Le violon de Rothschild (opéra de Benjamin Fleischman, achevé et orchestré par Chostakovitch) / Rojdesvenski min.culture URSS

    CD 46 :  Les Joueurs / Chistiakov, Bolchoi, Kurpe, Gluboky, Pochapski, Arkhipov

    CD 47-48 : Lady Macbeth de Mzensk / Rostropovitch, phil. Londres, Vichnievskaia, Gedda, Petrov, Krenn, Tear, Finnilä, Haugland...

    CD 49 : Concertos piano, Danses fantastiques, Préludes et fugues / Chostakovitch, Cluytens (1957)

    CD 50 : Concerto violon 1 / Kogan, Kondrachine, phil. Moscou + Concerto violoncelle 1 / Rostropovitch, Rojdestvenski, URSS

    CD 51 : Symphonie 5 / Mravinski, phil. Leningrad + Sonate violoncelle / Chafran, Chostakovitch.



  • SACRÉ HAYDN

    Haydn reste - heureusement - à la mode chez les éditeurs, à un rythme certes moins soutenu qu'en 2009, bicentenaire de la mort du compositeur autrichien.

    EMI publie un coffret de 9 CD - à tout petit prix - qui, pour n'être pas exhaustif, contient de très belles versions des oratorios de la  maturité, Les Saisons et la Création, ainsi que la version chorale des Sept dernières paroles du Christ, le bref Te Deum, et les plus belles messes, magnifiquement servies par les meilleurs interprètes du genre.

    Contenu de ce coffret :

    CD 1 & 2 : Die Schöpfung / Marriner, orch. Radio Stuttgart / Bonney, Wiens, Rootering, Blochwitz

    CD 3 & 4 : Die Jahreszeiten / Gönnenwein, orch.Etat Bavière / Mathis, Gedda, Crass

    CD 5 : Messe n°5 "Ste Cécile" / Wilhelm, Speiser, Watts, Equiluz, Nimsgern

    CD 6 : Messe n° 9 "in tempore belli" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Marshall, Watkinson, Lewis, Holl  +  Messe n° 13 "Création" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Hendricks, Murray, Blochwitz, Hölle

    CD 7 : Messe n° 10 "Heiligmesse" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Vaness, Schellenberger, Soffel, Lewis + Messe n°11 "Nelson" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Marshall, Schönknecht, Watkinson, Lewis, Holl

    CD 8 : Messe n° 7 "St Jean de Dieu" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Hendricks + Messe n°12 "Theresienmesse" / Marriner, Staatskapelle Dresden / Vaness, Soffel, Lewis, Salomaa

    CD 9 : Les Sept dernières paroles du Christ en croix (version chorale) + Responsoria de Venerabili / Bernius, orch.chambre Württemberg / Nielsen, Schreckenbach, Hill, Hölle + Te Deum / Forster, orch.symph.Berlin, ch. cathédrale Ste Edwige

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    Le génie de Haydn, son invention permanente, éclatent dans chacune de ces pages. Que ceux qui pensent que ses Messes sont des oeuvres austères, destinées à la liturgie, écoutent quelques mesures de l'une ou l'autre, ils en seront pour leurs préjugés. De surcroît, Marriner et sa somptueuse phalange dresdoise (comme les choeurs de la radio de Leipzig), ses solistes idéaux, sont d'une joie communicative. 

    On rappellera aussi un très beau coffret dû à un autre "haydnien" de génie, Leonard Bernstein (12 CD comprenant les Symphonies Parisiennes et Londoniennes avec New York, La Création et 4 Messes). On signale que la totalité de ce coffret est disponible en téléchargement sur IStore pour....9,99 € !

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  • SOLTI CENTENAIRE

    Pour commémorer le centenaire de la naissance du grand chef hongrois, Georg SOLTI (mort en 1997), DECCA, sa maison de disques de toujours, a bien fait les choses, et surtout de manière intelligente.

    Je n'ai jamais beaucoup aimé Solti comme chef symphonique. D'ailleurs, en dehors de ses Mahler, ses enregistrements des symphonies de Brahms, Bruckner, Beethoven, Haydn, Mozart, Schubert ou même Schumann, n'ont pas laissé de traces mémorables. Trop univoque, trop raide, trop dans l'énergie, pas assez dans l'abandon. 

    Dans certains répertoires - Bartok - Solti est incontestablement plus légitime. Et bien évidemment dans le domaine lyrique, où il a laissé nombre de références, notamment dans Verdi où il est à son meilleur. C'est pourquoi on salue les coffrets proposés par DECCA, à prix minime. Rien à jeter, même si dans Mozart, un peu de tendresse n'eût pas nui à la vitalité parfois débordante de la direction du chef.

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     Contient 18 CD :

    Così fan tutte (1978) Pilar Lorengar, Teresa Berganza, Jane Berbié, Tom Krause, London Philharmonic

    Don Giovanni (1985) Margaret Price, Lucia Popp, Bernd Weikl, Stuart Burrows, Kurt Moll, London Philharmonic

    Die Entführung aus dem Serail / Edita Gruberova, Kathleen Battle, Gösta Winbergh, Heinz Zednik, Martti Talvela, Will Quadflieg, Wiener Philharmoniker

    Le nozze di Figaro / Kiri Te Kanawa, Lucia Popp, Frederica von Stade, Thomas Allen, Samuel Ramey, London Philharmonic Orchestra

    Die Zauberflöte (1969) Pilar Lorengar, Christina Deutekom, Stuart Burrows, Hermann Prey, Martti Talvela, Wiener Philharmoniker

    CD Bonus Solti Kulenkampff dans la Sonate KV 454 (1948) / Quatuors avec piano Solti et Melos ensemble

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    Contient 37 CD et 10 intégrales de la fameuse Tétralogie réalisée à Vienne entre 1958 et 1964, le Vaisseau Fantôme, les Maîtres Chanteurs, Lohengrin, Tristan et Isolde, Tannhäuser, Parsifal ainsi que des extraits d'une enregistrement de 1982 de Tristan

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    Sans doute le coffret (16 CD) le plus riche en références, Aida, Don Carlo notamment... et quelles distributions !  

    Aida (1961) Leontyne Price, Jon Vickers, Rita Gorr,Neil Griffiths, opéra de Rome 

    Un ballo in maschera (1963) Birgit Nilsson, Giulietta Simionato, Carlo Bergonzi, Orchestra dell'Accademia Nazionale di Santa Cecilia

    Don Carlo (1965) Renata Tebaldi, Grace Bumbry, Carlo Bergonzi, Dietrich Fischer-Dieskau, Orchestra of the Royal Opera House, Covent Garden

    Falstaff /Geraint Evans, Mirella Freni, Robert Merrill, Giulietta Simionato, RCA Italiana

    Otello / Margaret Price, Carlo Cossutta, Gabriel Bacquier, Wiener Philharmoniker 

    Simon Boccanegra / Kiri Te Kanawa, Leo Nucci, Scala di Milano

    La traviata / Angela Gheorghiu, Frank Lopardo, Leo Nucci, Orchestra of the Royal Opera House, Covent Garden

    Choeurs d'opéras avec le choeur et l'orchestre symphonique de Chicago

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    16 CD dans le coffret Richard Strauss avec des versions de référence d'Arabella, d'Elektra et de Salomé.

    Arabella / Lisa della Casa, Hilde Gueden, George London, Anton Dermota, Wiener Philharmoniker 
    Ariadne auf Naxos / Leontyne Price, Edita Gruberova, Tatiana Troyanos, René Kollo, Walter Berry, London Philharmonic
    Elektra / Birgit Nilsson, Regina Resnik, Marie Collier, Gerhard Stolze, Tom Krause, Wiener Philharmoniker 
    Die Frau ohne Schatten / Julia Varady, Plácido Domingo, José van Dam, Hildegard Behrens, Reinhild Runkel, Wiener Philharmoniker 
    Der Rosenkavalier / Régine Crespin, Yvonne Minton, Helen Donath, Manfred Jungwirth, Luciano Pavarotti, Wiener Philharmoniker
    Salome / Birgit Nilsson, Grace Hoffman, Gerhard Stolze, Eberhard Wächter, Wiener Philharmoniker

    J'ajoute, pour Strauss comme pour Wagner, l'atout-maître que constitue le Philharmonique de Vienne et ses sonorités inimitables.

  • INDISPENSABLE SERKIN

    SONY/RCA continue d'explorer une malle aux trésors apparemment inépuisable. Dans les parutions de ces jours-ici, un coffret de 11 CD qui doit absolument figurer dans toute discothèque, d'autant qu'il contient des enregistrements indisponibles ou difficiles à trouver depuis plusieurs années.

    Sobrement intitulé RUDOLF SERKIN PLAYS BEETHOVEN, ce coffret carton à tout petit prix contient rien moins qu'une quasi-intégrale des Sonates de Beethoven, d'extraordinaires Variations Diabelli, un Triple concerto d'anthologie capté à Marlboro en 1960 et un miraculeux "live" de 1974, toujours à Marlboro, du 4e concerto (sous la baguette d'Alexander Schneider). Et bien sûr les versions les plus enthousiasmantes, les plus vivantes, les plus jubilatoires de toute la discographie des 3 et 5e concertos et de la Fantaisie chorale avec Bernstein

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  • HAYDN : SYMPHONIES (13)

    La 13e symphonie de Haydn date de 1763 (on est certain de la date, puisqu'indiquée par le compositeur lui-même sur une partition autographe), est en Ré majeur et en quatre mouvements : Allegro molto / Adagio cantabile / Menuet et Trio / Finale, allegro molto.

    La particularité de ce dernier mouvement est qu'il débute par les mêmes quatre notes que le finale de la 41e symphonie de Mozart, postérieure de 25 ans !

    Haydn :

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    Mozart :

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    J'ai découvert cette 13e symphonie de Haydn par un 33 tours (déniché en 1989 dans un phénoménal magasin de disques d'Ann Arbour aux Etats-Unis) et à ma connaissance jamais réédité en CD :

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    Leslie Jones et son "Little Orchestra of London" avaient réalisé plusieurs enregistrements presque pionniers pour Nonesuch au mitan des années 1960.

    En CD, on retrouve l'excellent Roy Goodman et son Hanover Band :

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    Antal Dorati dans son intégrale Decca a bien réussi cette série.

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    En CD séparé, on trouve aussi une version bien molle et terne du vétéran Helmut Müller-Brühl et de son orchestre de chambre de Cologne. On s'en dispensera !

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  • HAYDN : SYMPHONIES (9,10,11,12)

    Quatre symphonies différentes et plutôt éloignées dans le temps de leur composition, après la trilogie "Matin" "Midi" et "Soir".

    La 9e symphonie de Haydn, en Do majeur, date de 1762 et ne comporte que 3 mouvements, dont un inhabituel "menuet" final sans trio.

    La 10e symphonie, en Ré mejeur, a pu être composée en 1757, en trois brefs mouvements (allegro/andante/presto)

    La 11e symphonie, en Mi bémol majeur, date de 1760 et revient à la forme en quatre mouvements (adagio cantabile/allegro/menuetto/presto)

    La 12e symphonie, en Mi majeur (1763) revient à trois mouvements (allegro, adagio sur un rythme de sicilienne, presto).

    Deux enregistrements à écouter :    

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    Sauf erreur de ma part, Roy Goodman et son Hanover Band ne sont pas allés au bout de l'intégrale des Symphonies de Haydn qu'ils avaient envisagées, mais tous les CD séparés disponibles sont de première main.

    Autre couplage vraiment singulier, ce disque très réussi de Günther Herbig avec la Staatskapelle de Berlin (1973) réédité par Eterna :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (6,7,8)

    Ecrites en 1761 à la demande du prince Pal Anton Esterhazy, l'employeur de Haydn, les symphonies 6, 7, 8 forment une sorte de trilogie. Leurs sous-titres leur ont valu une célébrité durable : "Le matin", "Le midi", "Le soir". Etrangement, la forme est plutôt archaïque, on revient au "concerto grosso", un petit orchestre avec quelques instruments solistes (violon, violoncelle).

    Beaucoup de versions pour ces premières symphonies à titre de Haydn. Bien sûr les intégrales Dorati et Fischer. Mais aussi plusieurs versions isolées données par ordre de préférence :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (3,4,5)

    Pour les 3e et 4e symphonies de Haydn, comme pour les deux premières, on en restera à l'intégrale d'Adam Fischer parue chez BRILLIANT CLASSICS.

    La 5e symphonie est un peu mieux lotie, puisqu'on trouve une excellente version séparée (cf. ci-dessous). C'est aussi la première des symphonies de Haydn en quatre mouvements, mais dans un ordre inhabituel : 1. Adagio ma non troppo 2. Allegro 3. Menuet 4.Presto.

    Berlin Classics a republié une gravure déjà ancienne (1967) de Kurt Masur avec l'Orchestre symphonique de la radio de Berlin (Est) :

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    Un disque très court (49 minutes) offrant l'avantage d'un couplage original, avec une autre symphonie peu connue de Haydn et un air de concert attribué à Haydn. Seul problème : Masur ne respecte pas l'ordre voulu par Haydn et inverse les deux premiers mouvements. Une version à connaître néanmoins.