• SYMPHONIE DU NOUVEAU MONDE

    S'il est une oeuvre multi-enregistrée, c'est bien cette 9e Symphonie d'Antonin DVORAK, surnommée "du Nouveau Monde", parce que composée pendant le séjour du compositeur bohémien à New York. Et puisque j'évoque l'une de mes versions préférées sur mon blog (http://jeanpierrerousseaublog.com/2013/10/21/les-surdoues/), j'ai pensé qu'un point s'imposait. J'ai circonscrit mon choix aux seules versions disponibles sur le marché, en série "économique" ou "budget" récemment rééditées.

    1. Istvan KERTESZ, orchestre philharmonique de Vienne (1961) DECCA

    51-prUKDHSL._SY300_.jpg














    2. Ferenc FRICSAY, orchestre philharmonique de Berlin (1959) DGG

    51nyYMywqxL._SY300_.jpg














    3. Kirill KONDRACHINE, orchestre philharmonique de Vienne (1979) DECCA

    51F1HCA8A7L.jpg














    4. Rafael KUBELIK, orchestre philharmonique de Berlin (1970) DGG

    61yGPzy0O7L._SY300__PJautoripBadge,BottomRight,4,-40_OU11__.jpg














    5. Karel ANCERL, orchestre philharmonique tchèque (1961) SUPRAPHON

    61L5k4d3SQL._SY300_.jpg














    (Cette version légendaire d'Ancerl, malgré de multiples rééditions, souffre d'une prise de son qui ne rend pas justice à une vision épique et authentique de cette symphonie)

    6. Carlo Maria GIULINI, orchestre Philharmonia (1962) EMI

    619z6fgyX7L._SY300_.jpg














    7. Seiji OZAWA, orchestre philharmonique de Vienne (1990) NEWTON CLASSICS

    51dVbMx-SuL._SY300_.jpg














    8. Colin DAVIS, Concertgebouw Amsterdam (1975) PHILIPS/DECCA

    51BFU7MG9LL._SL500_AA280_.jpg 













    8. Bruno WALTER, Columbia symphony orchestra (1958) SONY

    51PDJ9FZYVL._SY300_.jpg














    9. George SZELL, orchestre de Cleveland (1964) SONY

    51KzvbU5GaL._SX300_.jpg














    10. Christoph von DOHNANYI, orchestre de Cleveland (1981) DECCA

    41SN1ZTCGFL._SX300__PJautoripBadge,BottomRight,4,-40_OU11__.jpg














    11. Herbert von KARAJAN, orchestre philharmonique de Vienne (1987) DGG 

    e855619009a09bc0f9975110.L._SX300_.jpg














    12. Leonard BERNSTEIN, orchestre philharmonique d'Israel (1979) DGG

    51Ijrd3hyqL._SY300__PJautoripBadge,BottomRight,4,-40_OU11__.jpg

  • RAVEL : SHEHERAZADE

    Première séance d'ECOUTER LA MUSIQUE de la saison, hier dans le foyer de la Salle Philharmonique de Liège, en présence de Karine Deshayes, Patrick Davin et Jean-Marc Onkelinx, sur le cycle de trois mélodies de RAVEL : Shéhérazade.

    L'occasion de faire le point sur une discographie qui, sans être pléthorique, n'en est pas moins abondante. Beaucoup de surprises aussi, puisque l'écoute est anonyme et que, même si les spécialistes reconnaissent vite les voix, on peut facilement se tromper sur la nationalité des interprètes.

    Dès les premières notes d'Asie, la première et la plus longue des mélodies dues à la plume de Léon Leclère, alias Tristan Klingsor, on est fixé sur les qualités de la chanteuse, du chef et de l'orchestre.

    Dans l'ordre de préférence, voici les versions écoutées hier (et quelques autres que je n'avais pas retenues)

    1. L'incontournable Régine Crespin, en 1963, avec Ernest Ansermet et l'Orchestre de la Suisse Romande (Decca)

    Détails sur le produit

     

    2. La grande Victoria de Los Angeles, en 1962, avec Georges Prêtre et la société des Concerts du Conservatoire (EMI)

    Détails sur le produit

     

    3. La version injustement oubliée de Teresa Berganza (1981) et de l'orchestre du Capitole de Toulouse sous la houlette idiomatique de Michel Plasson (qui fêtait ses 80 ans hier !) (EMI)

    Détails sur le produit

    4. Pour la somptuosité de l'orchestre (Orchestre de la Suisse Romande) et de la direction (Armin Jordan) captés en 2001, malgré la voix souvent tendue de Felicity Lott (Aeon)

    Détails sur le produit

    Hors concours, mais n°1 pour la qualité de la diction, la beauté du chant, et l'éloquence de l'orchestre, la version la très récente (2012) de notre invitée, Karine Deshayes, avec l'orchestre philharmonique du Luxembourg dirigé par Emmanuel Krivine (Zig Zag)

     

    On a écouté aussi Margaret Price / Abbado / LSO (DGG), trop "chewing gum", Susan Graham / Tortelier / BBC Phil (Warner) trop apprêté, sophistiqué, Kiri te Kanawa / Pritchard / Covent Garden (EMI), diction et ligne de chant hasardeuses.

    Dans une séquence "à éviter", on a jeté un coup d'oreille à Barbara Hendricks/Gardiner (EMI), Bernarda Fink/Nagano (HM) Janet Baker / Barbirolli / Hallé (EMI), Pasillo/Schneidt (Capriccio), Söderström/Boulez (BBC Live), Tourel/Bernstein (Naxos). 

    En préparant cette séance, j'avais écouté et finalement pas retenu la toute récente version du couple Magdalena Kozena/Simon Rattle avec Berlin (DGG) - d'une froideur bien peu sensuelle -, celle d'Anne-Sofie von Otter / Pierre Boulez avec Cleveland (DGG), pour cause d'usure pénible de la voix de la cantatrice. Pas non plus retenu la voix flûtée, un peu acide, de Suzanne Danco avec Ansermet. Et beaucoup regretté qu'Irma Kolassi - qui a laissé l'une des plus parfaites incarnations du Poème de l'amour et de la mer de Chausson - n'ait laissé aucune trace discographique de cette Shéhérazade de Ravel.

  • HOGWOOD L'OUBLIÉ

    J'ai un peu l'impression que le chef britannique, Christopher Hogwood, qui a autant sinon plus fait au Royaume-Uni que le plus célèbre John Eliot Gardiner pour la musique des 17e et 18e siècles, est un peu oublié, négligé, alors que son corpus discographique avec son Academy of ancient music et à peu près tous les solistes qui ont compté dans les années 1980/90 est considérable.

    C'est en Italie (sur www.amazon.it) qu'on trouve de formidables coffrets vraiment indispensables à toute discothèque. Je recommande, en particulier, l'intégrale inachevée des Symphonies de Haydn, pour moi la plus belle réalisation sur instruments "d'époque".

    517BCL40zqL._SY355_.jpg 51FB8DdRanL._SX355_.jpg 61PXNohEy8L._SY355_.jpg 51VFg3uyjKL._SY300__PJautoripBadge,BottomRight,4,-40_OU11__.jpg 616hZFUjOKL._SY300_.jpg