• BEETHOVEN : SYMPHONIES JAPONAISES

     

    On sait que Tower Records à Tokyo reste la seule Mecque du disque classique dans le monde. On y trouve quantité d'éditions difficilement trouvables en Europe (ou dans les rayons "import" de certaines FNAC).

    Ainsi on a trouvé quatre intégrales (ou quasi-intégrales ) des Symphonies de BEETHOVEN, dont on ne comprend pas l'absence des bacs des disquaires européens. 

    Eugene Ormandy, patron pendant 50 ans (1938-1988) du légendaire Orchestre de Philadelphie, passe - à tort - pour un chef moyen. Son intégrale des Symphonies de Beethoven bénéficie d'abord d'un des plus beaux sons d'orchestre qui se puisse imaginer, d'une prise de son typique de la grande époque Columbia des années 60. Conception très équilibrée, "classique" sans doute, mais jamais pesante. 

    De+Vriend0003.jpgEnsuite, le grand Kurt Sanderling (disparu presque centenaire il y a deux ans) avait gravé pour EMI la première intégrale de l'ère digitale avec le Philharmonia. Partitions creusées, densité expressive, mais des tempi souvent trop retenus. Toute la grande tradition germanique, sans les éclairs de génie d'un Furtwängler.

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    Antal Dorati avec le Royal Philharmonic donne une intégrale - que j'ignorais - qui ne s'embarrasse ni d'empois ni de métaphysique, d'une allégresse, d'une vivacité jubilatoires. Souvent on se prend à penser à Harnoncourt ou Gardiner... qu'il a précédés d'une bonne décennie !

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    Une prise de son Decca et un orchestre au mieux de sa forme !

     

     

     

     

     

     

    Enfin, Igor Markevitch a gravé avec l'Orchestre Lamoureux de la grande époque (fin 50, début 60) plusieurs Ouvertures et symphonies, dont une impressionnante 9e. Le coffret DGG japonais contient aussi un live américain surprenant de la 6e "Pastorale", avec des tempi étonnamment modérés. Mais rien de ce que fait Markevitch ne laisse indifférent, surtout que le chef est à l'origine d'une édition moderne et révisée des symphonies de Beethoven, qu'il connaissait par coeur.

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