• INDISPENSABLE SERKIN

    SONY/RCA continue d'explorer une malle aux trésors apparemment inépuisable. Dans les parutions de ces jours-ici, un coffret de 11 CD qui doit absolument figurer dans toute discothèque, d'autant qu'il contient des enregistrements indisponibles ou difficiles à trouver depuis plusieurs années.

    Sobrement intitulé RUDOLF SERKIN PLAYS BEETHOVEN, ce coffret carton à tout petit prix contient rien moins qu'une quasi-intégrale des Sonates de Beethoven, d'extraordinaires Variations Diabelli, un Triple concerto d'anthologie capté à Marlboro en 1960 et un miraculeux "live" de 1974, toujours à Marlboro, du 4e concerto (sous la baguette d'Alexander Schneider). Et bien sûr les versions les plus enthousiasmantes, les plus vivantes, les plus jubilatoires de toute la discographie des 3 et 5e concertos et de la Fantaisie chorale avec Bernstein

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  • HAYDN : SYMPHONIES (13)

    La 13e symphonie de Haydn date de 1763 (on est certain de la date, puisqu'indiquée par le compositeur lui-même sur une partition autographe), est en Ré majeur et en quatre mouvements : Allegro molto / Adagio cantabile / Menuet et Trio / Finale, allegro molto.

    La particularité de ce dernier mouvement est qu'il débute par les mêmes quatre notes que le finale de la 41e symphonie de Mozart, postérieure de 25 ans !

    Haydn :

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    Mozart :

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    J'ai découvert cette 13e symphonie de Haydn par un 33 tours (déniché en 1989 dans un phénoménal magasin de disques d'Ann Arbour aux Etats-Unis) et à ma connaissance jamais réédité en CD :

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    Leslie Jones et son "Little Orchestra of London" avaient réalisé plusieurs enregistrements presque pionniers pour Nonesuch au mitan des années 1960.

    En CD, on retrouve l'excellent Roy Goodman et son Hanover Band :

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    Antal Dorati dans son intégrale Decca a bien réussi cette série.

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    En CD séparé, on trouve aussi une version bien molle et terne du vétéran Helmut Müller-Brühl et de son orchestre de chambre de Cologne. On s'en dispensera !

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  • HAYDN : SYMPHONIES (9,10,11,12)

    Quatre symphonies différentes et plutôt éloignées dans le temps de leur composition, après la trilogie "Matin" "Midi" et "Soir".

    La 9e symphonie de Haydn, en Do majeur, date de 1762 et ne comporte que 3 mouvements, dont un inhabituel "menuet" final sans trio.

    La 10e symphonie, en Ré mejeur, a pu être composée en 1757, en trois brefs mouvements (allegro/andante/presto)

    La 11e symphonie, en Mi bémol majeur, date de 1760 et revient à la forme en quatre mouvements (adagio cantabile/allegro/menuetto/presto)

    La 12e symphonie, en Mi majeur (1763) revient à trois mouvements (allegro, adagio sur un rythme de sicilienne, presto).

    Deux enregistrements à écouter :    

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    Sauf erreur de ma part, Roy Goodman et son Hanover Band ne sont pas allés au bout de l'intégrale des Symphonies de Haydn qu'ils avaient envisagées, mais tous les CD séparés disponibles sont de première main.

    Autre couplage vraiment singulier, ce disque très réussi de Günther Herbig avec la Staatskapelle de Berlin (1973) réédité par Eterna :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (6,7,8)

    Ecrites en 1761 à la demande du prince Pal Anton Esterhazy, l'employeur de Haydn, les symphonies 6, 7, 8 forment une sorte de trilogie. Leurs sous-titres leur ont valu une célébrité durable : "Le matin", "Le midi", "Le soir". Etrangement, la forme est plutôt archaïque, on revient au "concerto grosso", un petit orchestre avec quelques instruments solistes (violon, violoncelle).

    Beaucoup de versions pour ces premières symphonies à titre de Haydn. Bien sûr les intégrales Dorati et Fischer. Mais aussi plusieurs versions isolées données par ordre de préférence :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (3,4,5)

    Pour les 3e et 4e symphonies de Haydn, comme pour les deux premières, on en restera à l'intégrale d'Adam Fischer parue chez BRILLIANT CLASSICS.

    La 5e symphonie est un peu mieux lotie, puisqu'on trouve une excellente version séparée (cf. ci-dessous). C'est aussi la première des symphonies de Haydn en quatre mouvements, mais dans un ordre inhabituel : 1. Adagio ma non troppo 2. Allegro 3. Menuet 4.Presto.

    Berlin Classics a republié une gravure déjà ancienne (1967) de Kurt Masur avec l'Orchestre symphonique de la radio de Berlin (Est) :

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    Un disque très court (49 minutes) offrant l'avantage d'un couplage original, avec une autre symphonie peu connue de Haydn et un air de concert attribué à Haydn. Seul problème : Masur ne respecte pas l'ordre voulu par Haydn et inverse les deux premiers mouvements. Une version à connaître néanmoins.

  • NAN MERRIMAN (1920-2012)

     

    On a appris le décès à 92 ans, le 22 juillet dernier, de la mezzo-soprano américaine Nan Merriman née à Pittsburgh le 28 avril 1920. Lite à son sujet la notice (en anglais) de Wikipedia, et quelques anecdotes amusantes : Nan_Merriman

    J'évoque ici cette chanteuse et cette voix, parce que, bien qu'elle ait laissé peu d'enregistrements et arrêté sa carrière relativement tôt, à 45 ans, Nan Merriman - comme Maureen Forrester, Kathleen Ferrier - a un timbre qui m'émeut profondément.

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    C'est la Dorabella du légendaire Cosi fan tutte enregistré après guerre par Karajan.

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    Elle sera aussi celle de Jochum, aux côtés d'une Irmgard Seefried déjà à la peine :

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    Merriman est de l'équipe du tout aussi légendaire Falstaff de Verdi enregistré - dans la toute première stéréo - en 1956 par Karajan (et dans celui de Toscanini)

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    Testalent a édité un disque de mélodies françaises et espagnoles, que je ne connais pas, mais qui doit être de la meilleure eau :

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    Il y a aussi ces extraordinaires enregistrements réalisés par Herrmann Scherchen à Vienne à la fin des années 50 du Messie de Haendel et de la Messe en si de Bach, où Merriman bouleverse par sa simplicité

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     Mais elle reste pour moi définitivement liée à Mahler et à un bouleversant Lied von der Erde dirigé par Jochum, avec les couleurs inimitables du Concertgebouw des grandes années (1961) :

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    Il existe une autre version (complétée par les Lieder eines fahrenden Gesellen) captée plus tôt avec Eduard van Beinum, mais je ne la connais pas (elle est disponible en téléchargement)

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  • HAYDN : SYMPHONIES (2)

    La 2e symphonie de Haydn est censée avoir été composée entre 1757 et 1761. Elle est en Do majeur, en trois mouvements (Allegro/Andante/Presto), et dure moins de 10 minutes. 

    Comme pour la 1ere, la référence est à trouver dans l'intégrale d'Adam Fischer (Brilliant Classics) :

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  • HAYDN : SYMPHONIES (1)

    Haydn a écrit le plus important corpus symphonique de l'histoire de la musique : 104 symphonies, et même un peu plus si l'on inclut la Symphonie concertante et quelques autres esquisses.

    J'ai décidé d'explorer chaque élément de cette somme et d'en proposer ma sélection des enregistrements.

    La 1ere symphonie est en Ré majeur, en trois mouvements : Presto / Andante / Presto, et d'une relative brièveté (10 minutes). Elle date de 1757, à l'époque Haydn est au service du comte Morzin.

    A ma connaissance, cette 1ere symphonie n'est pas disponible en dehors des intégrales. Mon premier choix pour cette oeuvre de jeunesse est Adam Fischer et son orchestre austro-hongrois (enregistré à Esterhazy) / BRILLIANT CLASSICS

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