• KEMPFF ENFIN !

    On désespérait de voir enfin rendu à l'un des plus grands musiciens/pianistes du XXème siècle l'hommage qui lui est dû. Deutsche Grammphon pubie enfin dans un beau boitier l'intégrale des enregistrements pour piano solo de Wilhelm KEMPFF (1895-1991). 

    Certes on pouvait déjà trouver en coffrets à petit prix les Sonates de SCHUBERT, celles de BEETHOVEN (la version stéréo), ses SCHUMANN. Mais ici on a tout : des Bach miraculeux, des Mozart d'une tendresse infinie, des Liszt irréels, des Brahms et des Chopin (parus sous étiquette Decca) d'une sobriété qui n'interdit pas le romantisme.

    On espère que DGG ne restera pas en si bon chemin et publiera les concertos de Mozart, Beethoven, même Schumann (tardif)  qu'il a dans ses archives.

    A chaque fois que j'écoute Kempff, je rends les armes, il EST la musique, la simplicité, la poésie, la culture allemande dans son arbre généalogique.

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  • DEBUSSY : MELODIES

    Stéphanie d'Oustrac, Wolfgang Holzmair et Philippe Cassard viennent d'offrir au public liégeois une trentaine de mélodies de Debussy, couvrant toute sa période créatrice. De pures merveilles.

    Qu'en est-il de la discographie de ce répertoire raffiné, sensuel, exigeant ?

    Pour retrouver Philippe Cassard - qui est bien plus qu'un "accompagnateur" - on essaiera de retrouver un disque naguère réalisé avec Véronique Dietschy. J'aurais beaucoup plus de mal à recommander le dernier CD publié avec Natalie Dessay EMI). Pour les mêmes raisons d'allergie au timbre et à la diction, on évitera les Debussy de Barbara Hendricks.

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    Sandrine Piau et Jos van Immerseel (enregistrés d'ailleurs dans la Salle Philharmonique) offrent un superbe bouquet chez Naïve.

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    Pour qui cherche un timbre plus ombré, Nathalie Stutzmann est idéale, avec une partenaire d'exception en la personne de Catherine Collard, trop tôt disparue.

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    Il faut aussi (re)découvrir l'art de la grande Elly Ameling, qui fêtera ses 80 ans l'an prochain, et à qui EMI consacre un coffret de 8 CD dans sa collection ICON. On peut y entendre une quinzaine des plus belles mélodies de Debussy.

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    Dans les voix d'hommes, c'est d'abord l'inoubliable Bernard Kruysen qui a mes faveurs, même si ses disques sont devenus difficilement trouvables (Naïve serait bien inspiré de rééditer tout ce que Kruysen a laissé chez Valois, les Debussy bien sûr, mais les Duparc, Poulenc, etc.)

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    On ne saurait négliger Gérard Souzay, interprète exceptionnel de la mélodie française, mais dont le maniérisme peut parfois irriter.

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  • KARAJAN 60's

    J'ignore pourquoi ce coffret de 82 CD n'a jamais été disponible en Europe, alors qu'il est remarquablement composé et passionnant à plus d'un titre. Ce sont les Japonais qui ont publié la totalité des enregistrements réalisés par Karajan pour la célèbre marque jaune dans les années 60, avec les pochettes microsillon d'origine.

    41OOaKKKUxL._SS400_.jpgPar rapport à tout ce qui a été déjà réédité (notamment en 2008, l'année du centenaire de la naissance du chef autrichien), assez peu d'inédits, mais plutôt amusants (comme des Marches ou la Musique pour un ballet de cavaliers de Beethoven).

    Evidemment les premières intégrales des Symphonies de Beethoven et Brahms, les légendaires symphonies 4 à 7 de Sibelius, les concertos pour violon de Bach, Beethoven, Brahms, Sibelius, Tchaikovski avec l'incandescent et lumineux Christian Ferras.

    Beaucoup de Mozart, mais à part les symphonies 29 et 33, surtout des Divertimenti où Karajan voulait manifestement prouver l'extraordinaire virtuosité d'ensemble de "ses" Berlinois", comme dans des Sonates pour cordes de Rossini. 

    Comme souvent, c'est dans des répertoires où il est moins attendu que Karajan fait des étincelles. Ainsi dans Stravinsky, un premier Sacre du printemps (qu'il refera en 1977), Apollon Musagète ou la Symphonie en ut, une 5e symphonie de Prokofiev à mettre en tête de la discographie pourtant abondante de cette oeuvre, idem pour une 10e symphonie de Chostakovitch, donnée en URSS puis enregistrée en présence du compositeur (comme pour le Sacre, Karajan réenregistrera l'oeuvre en "digital" au début des années 80), ou encore les versions les plus poignantes des 2e et 3e symphonies d'Arthur Honegger.

    On peut se procurer ce très beau coffret sur les sites de vente par correspondance (il faut faire jouer la concurrence, le prix pouvant varier du simple au double !)