• BRAHMS : PREMIER CONCERTO POUR PIANO

     

    Hélène Grimaud jouait ce samedi soir à Liège le 1er concerto de Brahms (avec l'Orchestre national de Belgique et Walter Weller). Oeuvre longue (plus de 50 minutes) et redoutable. Hélène Grimaud est d'ailleurs l'une des seules femmes pianistes que je connaisse qui surmonte les difficultés de ce concerto. Elle en a d'ailleurs laissé un très bel enregistrement avec le regretté Kurt Sanderling. J'ai beau chercher, je ne trouve dans la discographie aucune autre version féminine !

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    Comme l'a expliqué Jean-Marc Onkelinx sur son blog, l'oeuvre pose de multiples problèmes à ses interprètes. Ce qui peut expliquer qu'en concert on reste souvent frustré en tant qu'auditeur.

    Au disque, les très bonnes versions ne sont pas légion non plus. Dans l'ordre de mes préférences :

    L'indétrônable George Szell survolté, avec un Clifford Curzon souverain (et une prise de son parfaite)

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    Le même George Szell a laissé deux autres enregistrements passionnants, avec deux pianistes légendaires, Rudolf Serkin et Leon Fleisher.

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    J'évoque le chef d'orchestre en premier, tant le discours orchestral est essentiel (et sûrement pas réduit à un rôle d'accompagnement) dans cette vaste "symphonie concertante".

    Autre version phénoménale, celle d'Arrau et Giulini captée au début des années 1960 (préférable au "remake" d'Arrau avec Haitink) :

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    On sautera sur l'occasion de trouver, rassemblés en un coffret tout récent, tous les concertos enregistrés par Radu Lupu pour Decca, et notamment un 1er de Brahms où le pianiste roumain est pleinement à son affaire.

    Autre immense pianiste, contemporain de Lupu, Stephen Kovacevich (ex-Bishop) qui, à vingt ans d'intervalle, a gravé deux versions racées, nerveuses, magnifiquement accompagné par Colin Davis et Wolfgang Sawallisch.

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    On ne peut faire l'impasse sur la version hautaine, granitique et puissante de Gilels, qui bénéficie du formidable "accompagnement" de Jochum, Brahmsien d'exception :

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    J'aurais aimé recommander sans réserve les versions toutes récentes de pianistes que j'aime beaucoup, Cédric Tiberghien (chez Harmonia Mundi) et Nicholas Angelich (Virgin). Ils ne bénéficient malheureusement ni l'un ni l'autre de partenaires à la hauteur de leur inspiration (Belohlavek pour Tiberghien, Paavo Järvi pour Angelich).