• TENORS SUEDOIS

    Depuis quelque temps, EMI réédite, dans une nouvelle collection "ICON", son précieux fonds de catalogue. J'ai déjà évoqué ici le coffret Milstein ou Victoria Los Angeles. 

    A peu de semaines d'intervalle, sont sortis des coffrets consacrés aux deux plus célèbres ténors suédois du XXème siècle, Jussi BJÖRLING et Nicolai GEDDA. Le premier est mort prématurément en 1960 (usé, semble-t-il, par un amour immodéré de certains alcools forts !), le second porte fièrement ses 85 ans, retiré à Vevey sur les bords du Léman.

    Carrières admirables pour l'un et l'autre, voix solaires, dotées d'un timbre si individuel, émouvant.

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    En enregistrements séparés, je conseille l'inoubliable Butterfly enregistrée à Rome en 1958 avec le duo Björling/Los Angeles sous la direction de Santini (EMI)

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    Et pour Gedda on a l'embarras du choix (il a tellement enregistré !), mais pour le plaisir parmi ses tout premiers disques, il a alors 26 ans, les opérettes gravées sous la direction d'Otto Ackermann, avec pour partenaire, rien moins qu'Elisabeth Schwarzkopf !

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  • MA PATRIE

    L'OPL, dirigé par F.X. Roth, donnait, en clôture du festival VISA POUR L'EUROPE, l'intégralité du cycle de poèmes symphoniques "Ma Patrie" de Bedrich SMETANA.

    L'occasion de faire le point sur une discographie surabondante, après avoir été longtemps l'apanage des seuls Tchèques.

    Rafael KUBELIK reste, pour moi, le champion de ce cycle dont il a gravé au moins cinq versions au disque et laissé un "live" exceptionnellement émouvant, puisque c'était en 1990, au Printemps de Prague, le retour du grand chef tchèque exilé depuis 1948 dans sa mère patrie.

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    Outre le live avec le Philharmonique tchèque (Supraphon) on retiendra la version DGG enregistrée à Boston et ORFEO avec "son" orchestre de la radio bavaroise.

    J'ai longtemps aimé la version de Karel Ancerl, avec la Philharmonie Tchèque (Supraphon), mais la réécoute s'avère ingrate, sèche de son et austère de conception.

    Parmi les non-Tchèques, Charles Mackerras est, ici, comme dans toute la musique tchèque, un interprète de première importance

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    Le grand sibélien qu'est Paavo Berglund donne une vision splendide de "Ma Patrie", aidé par les sonorités exceptionnelles de la Staatskapelle de Dresde (EMI, disponible sous plusieurs étiquettes)

    James Levine et les Wiener Philharmoniker ne manquent pas de panache, même s'ils wagnérisent un peu trop ces partitions déjà puissamment orchestrées.decoration