• DEUTSCHE GRAMMOPHON A 111 ANS !

    Les ressources du marketing sont inépuisables. Le centenaire de la célèbre marque jaune allemande avait déjà été célébré avec faste. Deutsche Grammophon profite de son 111ème anniversaire pour faire une belle opération de promotion. On passera sur l'épais - et coûteux - coffret de CD, ou sur la "compil", bien faite d'ailleurs, en 6 CD, pour attirer l'attention sur une "bonne affaire", un coffret de 11 Great Videos, à petit prix et au contenu passionnant.

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    Qu'on en juge :

    1. Making of de West Side Story par Leonard Bernstein

    2. Pollini et Böhm dans les concertos n°3 et 5 de Beethoven (1977/78)

    3. L'une des Carmen de Karajan, captée à Vienne en 1067 (décors et mise en scène redoutablement datés !) avec un "cast" d'enfer : Grace Bumbry, Jon Vickers, Mirella Freni, Justinio Diaz...

    4. Les 4e et 5e concertos de Mozart par Anne-Sophie Mutter et la Camerata Salzburg (2005)

    5. Le mythique Don Giovanni de Furtwängler, capté à Salzbourg en 1954, avec Siepi, Grümmer, Dermota, Della Casa, Edelmann, Berger, Berry... on rêve !

    6/7. Le non moins mythique Rosenkavalier de Carlos Kleiber, capté en 1979 à l'Opéra de Munich (je prefère personnellement une version plus tardive à Vienne aussi éditée par DGG), avec Jones, Fassbaender, Popp, Jungwirth, Kusche...

    8. Le célébrissime Lac des cygnes filmé à l'Opéra de Vienne en 1966 avec le couple de danseurs le plus célèbre du XXème siècle: Margot Fonteyn et Rudolf Noureiev

    9. La toute récente Traviata explosive du couple Netrebko-Villazon, captée à Salzbourg en 2005

    10. Le prodigieux Requiem de Verdi, dirigé par Karajan à la Scala de Milan (1967), filmé par Clouzot (!), avec rien moins que Leontyne Price, Fiorenza Cossotto, Luciano Pavarotti (imberbe!) et Nicolai Ghiaurov

    11/12. La Walkyrie, extraite de la légendaire Tétralogie dirigée par Pierre Boulez et mise en scène par Patrice Chéreau en 1980 à Bayreuth

    13. Une "fantaisie" autour de Prokofiev, dirigée par Claudio Abbado, avec Sting en narrateur (anglophone évidemment) de Pierre et le Loup.

  • West side story

    Le chef d'oeuvre de Leonard Bernstein (et Stephen Sondheim qui a signé les lyrics !) est une sorte d'OMNI, objet musical non identifié. Comédie musicale? la fin tragique n'est pas d'une comédie. Théâtre musical ? Ballet ? Opéra ? Un peu de tout cela, avec des rythmes et des mélodies qui fleurent bon le Broadway des grandes années.

    Etrangement, il n'y pas pléthore de versions de l'oeuvre originale (de 1957). A ne pas confondre avec la bande originale du film de Robert Wise (1963) avec Natalie Wood et George Chakiris. Le spectacle du 50ème anniversaire (qu'on a vu à Paris.. et à Liège) a bénéfécié d'un nouvel enregistrement très réussi.

    Enfin, on ne peut méconnaître la version "grand luxe" due à Bernstein lui-même avec un "cast" de stars (Kiri Te Kanawa, José Carreras, Tatiana Troyanos...) qui, curieusement, ne sonne pas très juste. Des voix sur-dimensionnées qui sont mal à l'aise dans une partition qui ne leur est pas familière malgré les répétitions avec le compositeur/chef d'orchestre. Passionnant en revanche, le "making of" de cet enregistrement !

     

     

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  • MUSIQUE SACREE

    HARMONIA MUNDI, dont le fondateur Bernard Coutaz a longtemps défendu une ligne plutôt rigoriste en matière d'édition de disques, a fini, à son tour, par céder à la mode (ou à la nécessité ?) de la réédition en coffrets bon marché.

    On avait déjà eu une très belle "compil" reflétant les 50 ans d'existence du label.

    On a maintenant un remarquable coffret intitulé "Sacred Music" qui ne comprend quasiment que des références, avec les artistes "'maison" (comme Philippe Herreweghe, magistral dans Mozart, Mendelssohn, Fauré, entre autres)

     

    Le panorama est large : des chants du Haut Moyen Age à Mass de Bernstein, du Hilliard ensemble à Kent Nagano en passant par William Christie,  Marcus Creed, René Jacobs, Paul van Nevel...

    Hautement recommandable !

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  • VIVE LE BALLET

    DECCA vient d'avoir l'excellente idée de publier en un coffret de 33 CD à prix très serré une magnifique et très complète anthologie de musiques de ballet, d'Adam à Tchaikovski.

    Les enregistrements sont classés par ordre alphabétique de compositeurs, premier bon point.

    Mais c'est surtout l'occasion de retrouver des versions intégrales dans des interprétations de référence, à une ou deux exceptions près. Richard BONYNGE est inégalé dans tout le répertoire français (Giselle d'Adam, Coppélia, Syvia, La source de Delibes, etc..), pour Prokofiev ce sont Maazel et Cleveland, somptueux dans Roméo et Juliette, et Ashkenazy brillant dans Cendrillon, Ravel n'est pas oublié avec Ansermet et l'OSR, Dutoit est idoine dans La gaîté parisienne d'Offenbach ou Le Lac des cygnes de Tchaikovski. Dorati exceptionnel dans les trois ballets de Stravinsky,Chailly parfait dans les musiques de ballets des opéras de Verdi. Seule déception, la version totalement dénuée de poésie et d'élan de Casse-Noisette due à Semyon Bychkov et au... Philharmonique de Berlin qu'on a du mal à reconnaître !

     

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