• REQUIEM DE VERDI

    La récente production de l'Opéra royal de Wallonie du REQUIEM de VERDI sous la direction de Daniele Gatti me donne l'occasion de faire le point sur "ma" discographie idéale d'une oeuvre multi-enregistrée.

    Je commencerai par la version avec laquelle j'ai découvert l'oeuvre, et qui, au fil des ans, n'a rien perdu de son éclat et de ses qualités superlatives, la première version de Georg SOLTI, avec le Philharmonique de Vienne et un quatuor de solistes exceptionnel, Joan SUTHERLAND, Marylin HORNE, Luciano PAVAROTTI et Martti TALVELA (DECCA)

    Verdi: Requiem; Quattro pezzi sacri

    Son "remake" ultérieur à Chicago avec les voix un peu fatiguées de Leontyne Price et Janet Baker, et surtout le très vulgaire Veriano Lucchetti, et malgré José Van Dam, n'est pas obligatoire !

    La version légendaire de Carlo-Maria GIULINI (EMI) mérite bien entendu l'écoute, même si elle pâlit nettement en regard de la fougue de Solti et si elle pâtit d'un "casting" très inégal. Elisabeth SCHWARZKOPF n'est pas à sa place dans un périlleux "Libera me", tandis que ses trois comparses sont à l'unisson de la ferveur guilinienne.

    Verdi: Requiem/Four Sacred Pieces

    J'aime, en revanche, énormément, une version atypique sans doute, la plus belle sur le plan choral (et pour cause), la mieux enregistrée, la plus homogène, celle de John-Eliot GARDINERVerdi - Requiem · Quattro pezzi sacri / Orgonasova · von Otter · Canonici . A. Miles · Gardiner avec son magnifique Monterverdi Choir, l'orchestre Révolutionnaire et Romantique et un magnifique quatuor (Luba Orgonasova, Anne-Sofie von Otter, Luca Canonici et Alistair Miles).

    A éviter en revanche, le requiem façon Harnoncourt !

    Les amateurs rechercheront aussi la version REINER, qui évite le spectaculaire, et bénéficie des timbres de Vienne et d'un quatuor à l'apogée de ses moyens (la toute jeune Leontyne Price, Rosalind Elias, le fabuleux Jussi Björling et Giorgio Tozzi)

    Verdi: Requiem

     

     

     

  • CONCERTOS MECONNUS

    Le violoniste allemand Frank-Peter ZIMMERMANN a eu l'excellente idée d'enregistrer trois magnifiques concertos du XXème siècle, très injustement méconnus.

    Les deux concertos de Szymanowski sont de pures merveilles d'invention mélodique et d'orchestration. On se demande pourquoi le compositeur polonais demeure dans l'ombre de ses contemporains (comme Roussel et Ravel il est mort en 1937), et pourquoi les grands violonistes ne jouent pas plus souvent ses concertos, le premier notamment. Plus rare encore le concerto pour violon de Britten (on connaît la version de Marc Lubotsky dirigée par le compositeur).

    Szymanowski: Violin Concertos 1 + 2/Britte