• HOMMAGE A RICHARD HICKOX

    Disparu brutalement à l'âge de 60 ans, Richard Hickox est probablement plus connu sur le Continent par son imposante discographie que par ses concerts.

    Sans prétention d'exhaustivité, quelques enregistrements marquants de Richard Hickox, que sa formation de chef de choeur destinait à l'excellence dans le répertoire classique (Mozart, Haydn, Haendel). Presque tous les disques de Hickox sont parus chez CHANDOS.

    En numéro 1, l'intégrale, la plus complète et la plus réussie, des messes de Haydn

    Haydn: The Complete Mass Edition

    A très petit prix, un Requiem de Mozart de haute tenue (VIRGIN)

    Mozart: Requiem

    Haendel réussit aussi bien à Hickox, et EMI a eu la bonne idée de rééditer en coffret cartonné éco une "Alcina" qui est restée une référence

    Handel - Alcina / Auger, Jones, Kuhlmann, Tomlinson, City of London Baroque Sinfonia, Hickox

    A écouter aussi un beau "Messie", dans la grande tradition chorale britannique

    Handel - Messiah / Rodgers, D. Jones, Robson, Langridge, Terfel, Hickox

    Et comme tout chef britannique qui se respecte, Richard Hickox a payé un magnifique tribut à ses compatriotes, Britten en particulier.

    Britten: War Requiem; Sinfonia da Requiem; Ballad of HeroesBritten: Young Person's Guide to the Orchestra Op34; Sea Interludes Op33a

     

     

  • QUATRIEME SYMPHONIE DE SIBELIUS

    J'ai participé à la Tribune des critiques de disques de France-Musique consacrée, ce dimanche 23 novembre, à la Quatrième symphonie de Jean SIBELIUS. Un chef-d'oeuvre.

    Les auditeurs fidèles de l'OPL ne seront pas surpris que le vainqueur de cette écoute anonyme soit le chef finlandais Petri SAKARI, qui est venu diriger l'OPL à quatre reprises avec des 1ere, 2e, 7e symphonies et Tapiola de SIbelius exceptionnelles. Sakari a signé une intégrale des symphonies avec l'orchestre symphonique d'Islande chez Naxos.

    Sibelius: The Complete Symphonies, Kullervo

    Arrivaient ensuite, dans l'ordre décroissant d'intérêt (!).

    KARAJAN et le Philharmonique de Berlin (DGG, 1965)

    Jean Sibelius: Symphonies No. 4-7, Tapiola etc.

    BERNSTEIN et le Phiharmonique de New York (SONY 1966)

    Sibelius: The Complete Symphonies

    MAAZEL et le philharmonique de Vienne (DECCA 1968)

    Sibelius: The Symphonies

    Paavo BERGLUND et le dernier en date de ses enregistrements avec l'Orchestre de chambre d'Europe

    Sibelius: Symphonies Nos. 4 & 6

    Et Sakari ORAMO avec l'orchestre de Birmingham (WARNER 2000)

    Sibelius: Symphonies Nos. 2 & 4

    Pour le reste, si on en a le courage (!!), on peut réécouter l'intégralité de l'émission sur www.francemusique.com

     

  • BORIS ET LENNY

    DGG ressort peu à peu en DVD les fabuleux concerts dirigés par Leonard Bernstein à Vienne, New York, Amsterdam, etc... Inutile de dire que tout est passionnant, d'un bout à l'autre, avec en prime des "bonus" où Bernstein explique lui-même les oeuvres, avec un sens de la pédagogie inégalé.

    Après une somptueuse série Mahler l'an passé, les symphonies de Beethoven avec Vienne reparaissent, j'y reviendrai.

    Mais, notamment pour les Liégeois qui connaissent bien et apprécient celui qui est devenu leur compatriote, un DVD retient l'attention: le tout jeune Boris Belkin (un look d'enfer très "seventies"...la chevelure d'Augustin Dumay !) soliste du concerto de Tchaikovski lors d'un concert à l'Avery Fisher Hall (Lincoln center) de New York. Avec bien sûr son mentor Lenny et le philharmonique de New York. Poésie, virtuosité, "russité", tout y est.

    Sur le même DVD, deux interprétations extraordinaires de la 4e symphonie, toujours de Tchaikovski, avec New York, et de la 5e symphonie, cette fois enregistrée au Festival de Tanglewood avec le Boston symphony.

    Leonard Bernstein: Tchaikovsky - Symphonies/Violin Concerto in D Major

     

  • FORMIDABLE NEUVIEME

    Il est plutôt rare que je détermine un achat dans un magasin de disques en fonction du disque diffusé dans ledit magasin. Parcourant les rayons du grand HMV d'Oxford Street à Londres, j'entendais une 9e de Beethoven extraordinaire, exceptionnelle même... et je n'étais pas le seul à prêter une oreille plus qu'attentive à cette version.

    J'ai acheté cette 9e. Rarement publication d'un "live" aura été aussi justifiée. Klaus TENNSTEDT, en état de grâce, dirige, le 13 septembre 1985 (sûrement pendant les Proms) l'Orchestre philharmonique de Londres, un quatuor de solistes composé de Marie-Ann Haggander, Alfreda Hodgson, Robert Tear et Gwynn Howell

    Beethoven: Symphony No. 9 "Choral"

     

     

     

  • LES COMPOSITEURS PAR EUX-MEMES

    Cliché un peu facile que celui qui consiste à dire que les compositeurs sont de piètres interprètes de leur musique, surtout comme chefs d'orchestre. On a dit cela de Stravinsky, de Hindemith, injustement. Si Ravel était un pianiste médiocre, Rachmaninov est, on le sait grâce à la totalité des enregistrements qu'il a laissés, un musicien, un virtuose exceptionnels.

    EMI vient de republier dans un imposant coffret très bon marché de 22 CD une véritable malle aux trésors

    Composers In Persons (Coffret 22 CD)

    Tout le XXème siècle y passe, dans des prises parfois très anciennes mais admirablement "remastérisées", de Richard Strauss à Messiaen, de Widor à Poulenc, de Stravinsky à Milhaud. Passionnant ! Imaginons une seconde qu'on puisse avoir des documents sonores de Beethoven au pianoforte ou de Mozart au violon ?