• MAHLER 1ere SYMPHONIE

    Le billet du jour de J.M.Onkelinx sur la 1ere symphonie de Mahler me donne le prétexte d'évoquer ici des versions, qui me sont chères et qui ne sont pas les plus couramment citées, d'une oeuvre où beaucoup de chefs se perdent, faute de savoir en dégager la cohérence.

    Paul Kletzki Conducts Mahler Symphones 1 4 5 / Emmy Loose (2 CDs)

    L'une des plus extraordinaires versions, et somptueusement enregistrée, est celle du trop oublié Paul Kletzki (ou Klecki) avec le Philharmonique de Vienne, dans les années 60. Réellement exceptionnel. Difficile à trouver.

    Mahler: Symphony No. 1; Reger: Ballet Suite Op.130

    Il avait prouvé - son dernier concert à Liège trois mois avant sa mort - avec la 4e symphonie qu'il était un immense mahlérien: la version d'Armin Jordan avec l'Orchestre de la Suisse romande (Warner/Apex) est très haut dans mon panthéon personnel.

    Gustav Mahler: Symphonies No. 1 & 9

    Comme pour Brahms 3, Jansons avec Oslo en "live" est passionnant de bout en bout (SIMAX); j'ai été moins convaincu par son "remake" live aussi avec le Concertgebouw d'Amsterdam

    Mahler- Symphony No. 1- Kirill Kondrashin

    Kondrachine, génial comme presque dans tous les répertoires, avec une préférence pour la version captée par la radio de Hambourg (EMI)

    Et enfin, pour ceux qui pourraient encore le trouver sous étiquette TAHRA une formidable version d'Igor Markevitch en concert avec le Gewandhaus de Leipzig.

  • ENCORE BRAHMS

    Le magazine CLASSICA-Répertoire consacre, dans son numéro de juin, tout un dossier à... Brahms, et propose une discographie comparée de la Troisième symphonie.

    Comme toujours lors d'une écoute à l'aveugle, les résultats sont surprenants, et les trois versions arrivées en tête ne correspondent pas vraiment aux "références" couramment citées pour cette oeuvre. Je les ai dans ma discothèque, mais je vais leur prêter une oreille plus attentive.

    Brahms: Symphonies Nos. 2 & 3

    En tête, Mariss Jansons et son ex-orchestre d'Oslo (un live) chez SIMAX

    Brahms: The 4 Symphonies: Overtures; Haydn Variations; Piano Concertos; Violin Concerto

    En deuxième position, Colin Davis, inattendu, avec l'orchestre de la Radio Bavaroise, dans un coffret très économique BMG/RCA

    Brahms: The Symphonies; Overtures; Haydn Variations, etc.. / Abbado, Berlin Philharmonic Orchestra

    En numéro 3, la version fluide de Claudio Abbado avec Berlin (DGG). Je conserve une préférence pour la première version du tout jeune Abbado avec la Staatskapelle de Dresde, difficilement trouvable.

     

  • YOURI EGOROV

    EMI a eu l'excellente idée de rassembler en un coffret de 7 CD les enregistrements du pianiste Youri Egorov, mort du sida à 33 ans en 1988. L'aura de légende qui s'est attachée depuis à ce musicien ne tient pas seulement à la prématurité ni aux circonstances de sa disparition (au même âge que Lipatti), mais surtout à la singularité de son génie d'interprète. Troisième prix (seulement!) en 1975 du concours Reine Elisabeth, Egorov a laissé sur tous ceux qui ont eu le bonheur de l'entendre en concert (ce qui n'est malheureusement pas mon cas) une empreinte indélébile.

    Pouvoir ici retrouver plusieurs de ses récitals mémorables, au Concertgebouw d'Amsterdam, au Carnegie Hall, et les rares enregistrements de studio, les Bach, Chopin, Debussy, Mozart ou Schumann qu'Egorov nous a laissés, est un bonheur rare.

    The Master Pianist

  • TCHAIKOVSKI MUSIQUE POUR PIANO

    WARNER a eu l'excellente idée de rééditer sous étiquette ERATO l'intégrale de l'oeuvre pianistique de Tchaikovski enregistrée par l'excellente pianiste russe, Viktoria Postnikova, à la ville Madame Rojdestvenski.

    Tchaikovsky: Cpte Piano Works

    Ce n'est pas dans ces partitions que le génie de Tchaikovski est le plus éclatant, mais il n'y aucune raison d'ignorer la Grande sonate op.37, ou les ravissantes Saisons. Mais il y en a une qui devrait motiver tous les musicologues et les mélomanes: la transcription, effectuée par Tchaikovski pour piano à 4 mains, de 50 chants populaires russes. Le duo Crommelynck avait, jadis, enregistré ce recueil pour Claves. Mais cette version est depuis longtemps introuvable.

    Oui, Tchaikovski a fait ce qu'au XX° siècle Bartok ou Kodaly ont réalisé en Hongrie et Transylvanie. Et il s'est très largement inspiré de ce matériau pour ses grandes oeuvres symphoniques (la 4e symphonie par exemple).

  • STEFAN VLADAR

    Après un magnifique 1er concerto de Brahms en concert hier à Liège, le point sur la discographie de ce grand pianiste qu'est Stefan Vladar, injustement ignoré en France.

    Beethoven: Piano Concertos Nos. 4 And 5

    Une très belle intégrale des concertos de Beethoven réalisée dans la foulée du succès éclatant de Vladar au concours Beethoven de Vienne en 1995, à tout petit prix chez NAXOS.

    Symphonic Etudes: Anhang Variation 4

    Un Schumann d'une grande maîtrise et un piano somptueux (NAXOS)

    Schumann: Papillons; Carnaval; Faschingsschwank aus Wien

    Un autre Schumann magnifique avec les deux Carnavals enregistré pour SONY

    Chopin - 24 Preludes Op 28; Ballades 1-4

    Pour son nouvel éditeur HARMONIA MUNDI Vladar frappait fort avec sa version des Préludes et des Ballades de Chopin

    Mozart - Piano Concertos

    Mozart: Piano Concertos Nos. 21 & 24

    Enfin, deux disques de concertos de Mozart, le premier réalisé en 1995 avec Marriner (SONY, le second en 2006 avec cette fois Vladar comme soliste et chef...très inspiré de la Camerata Salzburg (HARMONIA MUNDI)

  • BRAHMS CONCERTO POUR PIANO N°1

    Ce soir à Liège, Stefan Vladar et l'OPL dirigé par Louis Langrée donnent le 1er concerto pour piano de Brahms, l'occasion de faire un point sur l'abondante discographie de l'oeuvre.

    Europa Konzert From Athens: Johannes Brahms: Piano Concerto No.1 & Piano Quartet No. 1/Daniel Baren

    D'abord ce "live" capté à Athènes avec Daniel Barenboim au piano et Simon Rattle avec les Berliner. Electrique !

    Brahms: Piano Concerto no 1 / Curzon, Szell

    Ensuite l'indétrônable référence Curzon (DECCA) avec l'explosif George Szell face au London symphony.

    Brahms: Piano Concerto No. 1; Haendel Variations

    De même niveau, toujours George Szell cette fois avec Cleveland et un autre grand, Rudolf Serkin (SONY)

    Brahms: Piano Concerto No. 1 [Hybrid SACD]

    Splendide Rubinstein - dont le 1er de Brahms fut toujours l'un des chevaux de bataille - formidablement accompagné par Reiner et Chicago (RCA)

    Brahms: Concertos pour piano 1 & 2

    Enfin Claudio Arrau, dans sa première version stéréo, avec Giulini et le Philharmonia en 1960 (EMI), incomparablement plus excitante que son "remake" avec Haitink (Philips).

    Brahms: Concertos for Piano No. 1 & 2, Fantasia Op. 116

    Ne pas oublier Gilels et Jochum, grandioses (DGG)

  • BRAHMS QUATRIEME SYMPHONIE

    En prélude au concert de ce dimanche 25 mai, avec l'OPL et Louis Langrée, quelques-unes de mes versions préférées de la 4e symphonie de Brahms.

    Carlos Kleiber - Beethoven Coriolan Overture, Brahms Symphony No. 4, Mozart Symphony No. 33,  MunichJohannes Brahms: Symphony No. 4 in E minor, Op. 98 - Carlos Kleiber / Vienna Philharmonic Orchestra

    Carlos Kleiber, bien sûr, en disque avec le philharmonique de Vienne, mais surtout en DVD avec l'orchestre d'Etat de Bavière (DGG)

    Brahms: Symphony No. 4; Beethoven: Egmont Overture

    La version de Reiner est exceptionnelle, serrée, puissante. Magistrale ! (CHESKY)

    Johannes Brahms: Symphonies Nos. 3 & 4

    Version complètement méconnue d'un pourtant très grand chef William Steinberg dans une magnifique prise de son avec Pittsburgh (EVEREST)

    Brahms: Symphony No.4

    Des nombreuses versions Karajan - qui sont toutes intéressantes - une préférence pour la toute dernière (1984) où le vieux chef s'abandonne un peu plus (DGG)

    Brahms: Symphonie No. 4; Haydn-Variationen; Nänie

    Belle vision lumineuse, latine presque, de la dernière de Brahms par Abbado du temps de sa splendeur berlinoise (DGG)

  • UN REQUIEM ALLEMAND

    L'écoute comparée de plusieurs versions d'une oeuvre produit souvent des résultats surprenants. Telle version dite "de référence" déçoit, tel disque sorti discrètement s'avère passionnant. Hier soir, à la Salle Philharmonique de Liège, en présence de Louis Langrée (qui va diriger Ein deutsches Requiem ce samedi) et de... François-Xavier Roth (grève des trains belges oblige!), j'ai proposé l'écoute de quatre versions du Requiem allemand. L'ordre d'arrivée est le suivant

    Brahms: Ein deutsches Requiem Op.45

    Remarquable orchestre, "le meilleur choeur", pureté de la soprano Charlotte Margiono et direction parfaitement construite de John Eliot Gardiner (PHILIPS)

    Brahms: German Requiem / Mendelssohn: Sacred Music

    Très belle inspiration pour ce "live" de Michel Corboz et son magnifique ensemble vocal de Lausanne (VIRGIN)

    Brahms: Ein deutsches Requiem [A German Requiem]

    Conception marmoréenne de Klemperer, choeurs et orchestre pas toujours irréprochables, Schwarzkopf "émouvante" pour les uns, "fabriquée" pour les autres, Fischer-Dieskau trop dramatique (EMI)

    Brahms: A German Requiem

    Pas grand chose à garder de la troisième version Karajan de ce Requiem (1976 EMI), sauf la prestation sobre et bouleversante de José van Dam

  • BRAHMS RHAPSODIE POUR CONTRALTO

    Dimanche prochain, à 17 heures, à la salle philharmonique de Liège, Louis Langrée dirige, entre autres, la Rhapsodie pour contralto, choeur d'hommes et orchestre de Brahms, avec l'OPL bien sûr, Sara Mingardo et les membres du Choeur du Städtischer Musikverein de Düsseldorf.

    Jean-Marc Onkelinx évoque cette oeuvre aujourd'hui sur son blog ( http://jmomusique.skynetblogs.be/ ).

    Ici quelques-unes des grandes références discographiques de l'oeuvre:

    Kathleen Ferrier: Ovation 10

    Bien sûr l'inoubliable Kathleen Ferrier "accompagnée" par Clemens Krauss et le London Philharmonic (DECCA)

    Wagner: Wesendonck Lieder & Isoldes Liebestod/Brahms: Alto Rhapsody/Mahler: 5 Lieder - Christa Ludwig, Otto Klemperer, Philharmonia Orchestra

    Même si Klemperer y est d'une lenteur marmoréenne, cette version avec Christa Ludwig et le Philharmonia reste un "must" (d'autant que les Wesendonck sont au même niveau !)

    Schubert: Symphony No. 9 'Great C Major'

    L'opposé absolu de Klemperer, la version fluide, rapide de Boult avec la voix typée de Janet Baker (EMI, disponible dans plusieurs couplages différents)

    Philips Recordings 1954-1958, Vol. 2

    Malheureusement plus disponible isolément (sauf chez les disquaires d'occasions), l'autre grande contralto du XXème siècle, Aafje Heinis, sous la baguette ô combien inspirée d'Eduard van Beinum avec le Concertgebouw (Philips)

     

     

  • CHRISTIAN ARMING

    Le jeune chef autrichien Christian Arming a, une nouvelle fois, fait très forte impression sur le public et les musiciens de l'Orchestre philharmonique de Liège en dirigeant, la semaine dernière, la 3e symphonie "Héroïque" de Beethoven, le redoutable concerto pour clarinette de Magnus Lindberg et le Cygne de Tuonela de Sibelius. Il y a deux ans, il avait inscrit Janacek (De la maison des morts et Taras Boulba), Rihm (Gesungene Zeit) et Brahms (ouverture tragique) au programme de son premier concert avec l'OPL.

    Sa discographie n'est pas encore abondante, mais elle est de tout premier plan. Dans l'ordre de parution :

     

    MacDowell - Piano Concerto No 2

    Un "live" du festival de Montpellier Radio France avec le 2e concerto de McDowell et le fantas(ti)que pianiste russe Leonid Kuzmin (Universal)

    Mahler - Symphony No 5

    Le début d'une nouvelle intégrale Mahler avec le New Japan Philharmonic dont Arming est le chef titulaire.

    Leos Janácek: Taras Bulba; Suite "From the House of the Dead"

    Et un magnifique disque Janacek avec l'orchestre "natif" du grand compositeur morave (Arte Nova / BMG)

  • CHRISTIAN ARMING

    Le jeune chef autrichien Christian Arming a, de nouveau, fait forte impression sur les musiciens de l'Orchestre philharmonique de Liège et le public, en dirigeant la semaine dernière l'Héroïque de Beethoven, le redoutable concerto pour clarinette de Lindberg et le Cygne de Tuonela de Sibelius.

    Pour n'être pas encore très importante, la discographie de Christian Arming est toute à conseiller.

    Leos Janácek: Taras Bulba; Suite "From the House of the Dead"

     

  • SAINT-SAENS CONCERTO POUR VIOLON N°3

    On a assez brocardé l'académisme de Saint-Saëns pour lui reconnaître quand même quelques belles qualités d'écriture, de virtuosité et d'élégance notamment dans ses concertos. Le 3ème concerto pour violon est, pour moi, un petit bijou de musique française.

    Je l'ai découvert avec une version qui, pour moi, n'a jamais été dépassée, celle de Nathan Milstein, accompagné à la perfection par Anatole Fistoulari et le Philharmonia (1959)

    The Art of Nathan Milstein

     

    Version qui n'est pas disponible séparément, mais on trouvera sur internet ou chez les bons disquaires le coffret des enregistrements concertants de Milstein.

    Les versions qui suivent paraissent plus fades, mais elles ont toutes des attraits et du charme

    1. Le méconnu Cho Liang Lin - excellent avec le Philharmonia dirigé par M.Tilson-Thomas - et sur le même disque une version somptueuse du 2e concerto pour piano avec l'extraordinaire Cécile Licad, et un 1er concerto pour violoncelle très réussi par Yo Yo Ma.

    Saint-Saëns: Concertos

     

    2. Plus très facile à trouver, mais évidemment magnifique, Grumiaux avec Rosenthal (et un "complément" logique, les 4e et 5e concertos de Vieuxtemps)

    Saint-Saëns: Violin Concerto No. 3; Vieuxtemps: Violin Concertos Nos. 4 & 5

     

    3. Pour le côté solaire de son jeu, Gil Shaham accompagné par Giuseppe Sinopoli (DGG)

     

    Paganini: Concerto for Violin and Orchestra No.1/Saint-Saëns: Concerto for Violin and Orchestra No.3

     

    On peut aussi écouter avec plaisir Kyung Wha Chung avec Dutoit et Montréal (Decca), Frank-Peter Zimmermann avec Mariss Jansons (EMI) ou Julian Rachlin avec Mehta (un live SONY/BMG)

  • CARLOS KLEIBER

    C'est un fait entendu, Carlos Kleiber était un chef exceptionnel, génial même - si l'adjectif a encore un sens !. Sa discographie est mince, mais du plus haut niveau, j'y reviendrai. Heureusement, il existe plusieurs DVD qui doivent figurer dans toute biblio-discothèque d'honnête homme.

    Pour se limiter aux seuls Strauss, Johann, Josef et Richard, trois versions que je ne me lasse pas de réécouter et revoir.

    D'abord un Rosenkavalier où l'osmose Kleiber/Wiener Philharmoniker est un bonheur de tous les instants.

     

    Richard Strauss - Der Rosenkavalier

    Je n'ai vu que des extraits d'un autre DVD capté à Munich (avec Gwyneth Jones) mais pour Felicity Lott, Carlos Kleiber et Vienne, ce DVD me semble être le premier choix.

    Autre Strauss, Johann cette fois, et une Fledermaus d'anthologie.

     

    Johann Strauss : Fledermaus

     

    Enfin, ne manquer sous aucun prétexte les deux concerts de Nouvel An (1989 et 1992) que Carlos Kleiber a légués, toujours à la tête du philharmonique de Vienne. Tout simplement inégalé, inégalable.

     

    Le Concert du nouvel an à Vienne (Orchestre Philarmonique de Vienne)

     

     

  • L'AUBAINE WAGNER

    Brève visite hier à la FNAC de Liège et la surprise de trouver, pour moins de 50 euros, un coffret de 33 CD reprenant tous les "live" de Bayreuth des opéras de Wagner, les Lohengrin, Tannhäuser et Vaisseau fantôme splendides de Sawallisch, le Ring et le Tristan de Böhm, les Maîtres chanteurs de Varviso, le Parsifal de Levine. On a beau ne pas être un wagnérien impénitent, on n'hésite pas une seconde devant pareille aubaine. Merci DECCA !

  • ZOLTAN KOCSIS

    De passage à Budapest, j'ai évidemment trouvé nombre d'enregistrements (quoique le nombre et la surface des magasins de disques se soient considérablement réduits!) de la "star" locale du piano: Zoltan Kocsis.

    PHILIPS a édité les plus "vendeurs" internationalement, par exemple les concertos de Rachmaninov (dir. Edo de Waart), cf. "post" précédent.

    HUNGAROTON garde quelques trésors qu'il exporte parcimonieusement, par exemple un double CD de Sonates de Haydn, à moins qu'on ne préfère les sonates de Mozart

    Mozart: Piano Sonatas, Vol. 2

    Enregistrement de référence aussi pour les concertos de Liszt, d'une imagination débordante (aidée par une technique superlative !), avec son complice de toujours Ivan Fischer et "leur" orchestre du festival de Budapest. En prime, les délicieuses et virtuoses Variations d'Ernö von Dohnanyi sur le célèbre Ah vous dirai-je maman. On trouve ces Variations sur l'album consacré à Kocsis par la collection "Great Pianists"

    Zoltan Kocsis

     

  • PUCCINI TURANDOT

    Venant de voir une nouvelle fois Turandot à l'opéra de Budapest, j'en profite pour faire le point de mes préférences discographiques pour une oeuvre qui continue de me fasciner.

    Même si aucune des voix de la distribution ne pourrait franchir la scène (endehors de Domingo), je place en numéro un la version de Karajan (DGG) pour la direction superlative, la sensualité de l'orchestre (Vienne) et des choeurs: et au disque, Ricciarrelli fait une belle Turandot, Hendricks une touchante Liu et Raimondi un rayonnant Timur. Domingo est impérial en Calaf

    Puccini - Turandot / Ricciarelli · Domingo · Hendricks · Raimondi · Wiener Phil. · Karajan

    On peut aussi céder aux charmes puissants de la version en Cinémascope de Zubin Mehta (Decca) avec son plateau de stars: Sutherland (Turandot), Caballé (Liu), Pavarotti (Calaf) et Ghiaurov (Timur)

    Puccini - Turandot / Sutherland · Pavarotti · Caballé · Ghiaurov · Krause · Pears · LPO · Mehta

     

    Mais on jettera une oreille plus qu'attentive à la version Molinari-Pradelli, à l'opéra de Rome (EMI) avec une distribution qui n'était pas moins royale, Nilsson, Scotto, Corelli et Giaiotti

    Puccini: Turandot

    Si on ne craint pas le kitsch absolu de la mise en scène de Zeffirelli , il faut regarder la version Levine du Met (1988)... avec un débutant de 86 ans sur la scène new yorkaise, Hugues Cuénod dans le rôle de l'empereur Altoum (au passage un affectueux salut au ténor suisse qui va tranquillement sur ses 106 ans !!)

     

  • L'OUBLIE D'INDY

    Vincent d'Indy n'a pas bonne presse. On n'entend jamais sa musique en concert, la discographie a longtemps été inexistante. Et une fois de plus, ce sont les Anglais qui ressuscitent ce magnifique répertoire.

    Je viens de télécharger le tout nouveau disque de Rumon Gamba à la tête de l'Orchestre symphonique...d'Islande (CHANDOS) entièrement consacré à de merveilleuses pages symphoniques de D'Indy.

    Vincent d'Indy: Jour d'été à la montagne; La Forêt enchantée; Souvenirs

    La couverture annonce "volume 1" et laisse donc présager une intégrale du maître français. On attend la suite avec impatience.

    Il faut rappeler, chez EMI, les beaux enregistrements de Pierre Dervaux et Michel Plasson, mais il n'est pas certain qu'ils soient aisément disponibles.

    D'Indy: Symphonie sur un chant montagnard français, Symphony no. 2Dervaux plays D'Indy, Pierne, and Rabaud

  • BARTOK MUSIQUE POUR CORDES PERCUSSION ET CELESTA

    Moins enregistrée (parce que beaucoup plus difficile sans doute !) que le Concerto pour orchestre, la Musique pour cordes, percussion et célesta de Bartok a connu relativement peu de grandes versions au disque.

    Très largement en tête vient la version époustouflante, hallucinée de Mravinski avec Leningrad, enregistrée en concert au Conservatoire de Moscou en 1965. C'est tout simplement prodigieux.

    Yevgeny Mravinsky. Debussy. Bartok. Stravinsky.

    (On trouve cette version sous plusieurs éditions et labels)

     

    Ensuite, la première version Karajan avec Berlin (1958), reparue dans l'énorme coffret EMI ou disponible séparément, est cinglante, acérée, loin du "beau son" que HvK cultivera plus tard.

    Bartók: Concerto for Orchestra; Music for Strings

     

    Curieusement, les versions des Hongrois Solti, Dorati, manquent un peu de folie ou d'abandon. On peut écouter Ivan Fischer et "son" orchestre du festival de Budapest (Philips) au milieu d'un très intéressant coffret super-éco

    Bartók: Orchestral Music

     

    Pour l'anecdote, Universal France avait ressorti en collection très bon marché le Concerto pour orchestre par Dorati/Concertgebouw et cette version de Fischer sous l'intitulé Musique pour cordes, percussion et célestin (sic!).

     

  • BRAHMS DANSES HONGROISES

    A la veille d'un court séjour à Budapest (où je vais faire provision de quelques CD Hungaroton ou autres!), un point sur la discographie des Danses Hongroises de Brahms, version piano et version orchestre.

    Au piano, on en revient toujours au magnifique duo Crommelynck, trop tôt et tragiquement disparu (Claves)

    Danses hongroises / Valses op. 39

     

    Pour l'énergie, l'excitation (excessive parfois), les soeurs Labèque valent le détour

    Brahms: The 21 Hungarian Dances

     

    Et, last but not least, l'extraordinaire version de Julius Katchen et Jean-Pierre Marty qui n'est pas disponible en dehors de l'indispensable coffret Brahms (Decca)

    Brahms : Oeuvres pour Piano Solo (Coffret 6CD)

     

    A l'orchestre, il n'y a pas pléthore de très bonnes versions des 21 danses.
    Certains (Abbado) n'en font qu'une démonstration de virtuoisité, d'autres (Maazel) de lourdeur. J'en reviens toujours à trois versions idiomatiques.

    La première version (Hungaroton) du jeune Ivan Fischer et de son nouveau-né l'orchestre du Festival de Budapest (le "remake" récent chez Philips a nettement moins de saveur)

     

    Autre belle version, moins attendue, rééditée récemment par Universal France, celle de Hans Schmidt-Isserstedt avec l'orchestre de la radio de Hambourg (NDR)

    Brahms: Danses Hongroises Pour Orch

     

    Et pour le panache et la couleur Walter Weller et le Royal Philharmonic qu'on trouve, en extraits, dans la collection super éco de Decca, ou intégralement sur un CD Decca Eloquence qu'on ne trouve qu'en Grande Bretagne ou en Allemagne

    Brahms - Danses hongroises / Danses slaves

  • TAKEMITSU

    BRILLIANT CLASSICS a eu l'excellente idée de publier un double CD d'oeuvres du compositeur japonais, disparu en 1996, Toru Takemitsu, l'un des plus grands créateurs du XX° siècle, fasciné par Debussy entre autres.

    Takemitsu; Orchestral Works

    Un beau panorama allant du Requiem pour cordes (1957) au Jardin de l'esprit (1996)

    Autre très beau disque, celui de Seiji Ozawa qui chante dans son arbre généalogique avec "son" orchestre nippon Saito Kinnen.

    My Way of Life / Requiem / Family Tree / Ceremonial Air

  • GRANDES VOIX

    Deux coffrets viennent de sortir pour rendre hommage à deux grandes cantatrices: Christa Ludwig et Marilyn Horne.

    On peut ne pas aimer ces timbres caractéristiques, surtout Horne. Mais ils ne m'ont jamais laissé indifférent, et j'aime ces voix si caractéristiques, si identifiables, si personnelles.

    Pour Christa Ludwig, jeune octogénaire, on retiendra le coffret EMI, le plus complet.

    The Art of Christa Ludwig

     

    Quant à Marilyn Horne, DECCA a regroupé tous ses "récitals", avec, en particulier, des Rossini d'anthologie

     

    The Complete Decca Recitals

  • SCHUMANN SYMPHONIES

    L'arrivée (tardive) du printemps m'a donné envie de réécouter la première (et les suivantes!) symphonies de Schumann. Pour n'en rester qu'aux seules intégrales, il y en a, curieusement, beaucoup de décevantes, certains grands chefs ne parvenant pas manifestement à pénétrer un univers éminemment romantique, fantasievoll. A éviter par exemple Karajan, Chailly, Haitink, Masur...la liste n'est pas close !

    En revanche, à écouter ou à (re)découvrir les versions suivantes, dans l'ordre de mes préférences:

     

    Bernstein et New York (SONY), plus réussi que la seconde intégrale avec Vienne (DGG)

    The Royal Edition, No. 73 Of 100: Robert Schumann

     

    Même engagement, même splendeur orchestrale avec George Szell et Cleveland (SONY)

    Schumann: Symphonies 1-4; Manfred Overture

    Autrefois parue sous étiquette ERATO, l'intégrale d'Armin Jordan et de l'Orchestre de la Suisse Romande a heureusement été rééditée par Cascavelle.

    Autre version phénoménale, magnifiquement enregistrée, celle de Barenboim avec "sa" Staatskapelle de Berlin (Warner)

    Schumann - The Symphonies / Barenboim, Berlin Staatskapelle

    Et, pour la beauté de l'orchestre, plus que pour la direction un peu "sage", Sawallisch et la Staatskapelle de Dresde (EMI).

  • RESPIGHI "TRILOGIE" ROMAINE

    Respighi est un maître de l'orchestre comme il est peu au XXème siècle. On commence seulement à découvrir la richesse de sa production. Longtemps les chefs se sont cantonnés à la fameuse "trilogie" inspirée par la Ville éternelle: Les Pins de Rome, les Fontaines de Rome, Fêtes romaines.

    Ici quelques références de ces trois oeuvres, parmi des dizaines d'enregistrements prestigieux.

    Ozawa d'abord pour la sensualité, la clarté de "son" orchestre de Boston (et la beauté de la prise de son, déterminante dans pareilles oeuvres). DGG

    Respighi: Pini Di Roma

     

    Quant au futur directeur musical de l'Orchestre National de France, Daniele Gatti, il exalte les couleurs "natives" de l'excellente formation de l'Accademia Santa Cecilia de Rome sur un CD super-éco (RCA )

    Respighi: Feste Romane; Fontane di Roma; Pini di Roma

     

    On aime aussi la somptuosité presque crapuleuse de l'Orchestre de Philadelphie sous la baguette de deux de ses patrons successifs, Eugene Ormandy bien sûr (SONY) et Riccardo Muti (BRILLIANT)

    Respighi: Pines of Rome/Fountains of Rome/Roman Festivals

    Respighi: Fontane di Roma; Pini di Roma; Feste di Roma; Antiche arie e danze

     

  • MOZART 27eme CONCERTO POUR PIANO

    J'ai découvert les concertos pour piano de Mozart par la première intégrale qu'en a réalisée Daniel Barenboim dans les années 60/70 avec l'English Chamber orchestra. J'avais reçu le coffret pour mes 15 ans. Longtemps, et encore maintenant, j'ai été bouleversé par cette version de l'ultime concerto pour piano de Mozart. Quelque chose comme un état de grâce, que Barenboim n'a pas égalé plus tard avec le philharmonique de Berlin.

    Mozart: The Complete Piano Concertos

    Mozart: The Piano Concertos [includes Bonus DVD]

     

    J'ai aussi une tendresse particulière pour le grand Wilhelm Kempff, qui a malheureusement laissé trop peu d'enregistrements de concertos de Mozart, mais tous sont exceptionnels

    Mozart: Piano Concertos Nos. 8, 23, 24, 27

     

     

  • RACHMANINOV SYMPHONIES

    En écho à un précédent billet sur les concertos pour piano de Rachmaninov, quelques-unes de mes (p)références pour les symphonies du même. On cite toujours la deuxième (et son sublime mouvement lent), on doit porter la même oreille attentive à la première, encore très "rimskienne" et pourtant déjà ancrée dans le XX° siècle et à la troisième, énigmatique comme les Danses symphoniques contemporaines.

    A tout petit prix, la plus belle des intégrales, celle de Mariss Jansons avec un Philharmonique de St Pétersbourg des grands jours. Sous étiquette EMI ou BRILLIANT

    Rachmaninov: Symphonies
    Tout aussi passionnante, mais moins bien enregistrée, la première intégrale de Svetlanov (BMG ou Melodia); la seconde parue chez Warner est moins exaltante, parce que moins exaltée.
    Rachmaninov: The 3 Symphonies
    Très belle version aussi que celle d'Ormandy avec son orchestre de Philadelphie (SONY)
    Rachmaninov: Symphony Nos.1-3/Vocalise
    En revanche, on peut éviter Maazel/Berlin ou même Pletnev/ON Russie (DGG)
  • MARC COPPEY

    Jacques Drillon, dans Le Nouvel Observateur de cette semaine, fait une superbe critique du dernier disque de l'OPL, et dit surtout des mots très justes sur Marc Coppey, un violoncelliste au sommet de son art, un musicien rare. J'ai la chance de connaître Marc depuis ses tout débuts, il devait avoir à peine 20 ans, au Festival d'Evian: il jouait un trio de Beethoven avec Viktoria Mullova et Maria Joao Pires pour partenaires. Par sa seule présence, il grava ce moment de musique à jamais dans ma mémoire.

    Il y aurait bien des enregistrements à signaler dans la discographie de Marc Coppey. Les trois plus récents sont, chacun pour ce qu'ils sont, des références.

     

    Dutilleux : Tout Un Monde Lointain - Trois Strophes - Caplet : Epiphanie

     

    Bach : Les 6 Suites pour violoncelle

     

    sonates russes pour violoncelle & piano

  • 1er MAI OLD FASHION

    Aucune nostalgie, pour ce qui me concerne, de l'époque soviétique et des défilés impressionnants du 1er mai sur la place rouge. Mais il reste de très beaux enregistrements des Choeurs de l'Armée rouge (de la glorieuse époque Alexandrov), qui se laissent écouter avec plaisir.

    Red Army Ensemble