• WEBER : DER FREISCHÜTZ

    Considéré comme le premier grand opéra romantique allemand, le Freischütz de Carl-Maria von Weber est un chef-d'oeuvre incontestable, qui a bénéficié d'une magnifique discographie. Ci-dessous mes références...dans l'ordre de mes préférences !

     

    D'abord Keilberth (1959) superbement enregistré, avec Berlin et la plus belle et émouvante Agathe qui soit, Elisabeth Grümmer (qui, elle, n'a pas la discographie qu'elle mérite !).

    Weber: Der Freischütz

     

    Ensuite, pour la fougue extraordinaire, la somptuosité de la Staatskapelle de Dresde, et le génie du chef Carlos Kleiber, la version enregistrée en 1973 (DGG) avec Gundula Janowitz

     

    Weber: Der Freischütz

     

    Enfin, Jochum et l'orchestre de la radio bavaroise, plus "classique" avec Irmgard Seefried, émouvante mais un peu tendue dans Agathe et surtout la merveilleuse Ännchen de Rita Streich (DGG)

    Der Freischütz / Act 2 - "Kommt ein schlanker Bursch gegangen"

  • LES 50 ANS DE DEUTSCHE HARMONIA MUNDI

    Le label "Deutsche Harmonia Mundi" (rien à voir avec Harmonia Mundi branche "historique" ou branche américaine) appartient désormais au conglomérat BMG/SONY/RCA. Il a, comme son faux homonyme français, considérablement contribué à la connaissance de la musique ancienne et baroque et fait appel à de tous jeunes ensembles ou artistes qui ont fait une belle carrière, Jordi Savall, René Jacobs, Collegium aureum, Thomas Hengelbrock, Ensemble Gilles Binchois, Kuijken, Bylsma, etc.

    Aujourd'hui paraît un coffret anniversaire pour les 50 ans du label: 50 CD passionnants avec un panorama très ouvert, des "tubes" de Bach, Monteverdi ou Machaut aux plus rares Literes, Astorga, Zelenka. Et pour moins de 50 €.

    DHM 50TH Anniversary Box/Various (Box)

  • RACHMANINOV CONCERTOS POUR PIANO

    Dans ces certains milieux musicaux sérieux, il ne fait bon s'avouer amateur de Rachmaninov. Tous les qualificatifs y passent: guimauve, Hollywood, romantisme de pacotille.

    Je tiens bon depuis des années, et tiens Rachmaninov pour un très grand compositeur. D'abord ses concertos pour piano et sa Rhapsodie sur un thème de Paganini qui exigent non seulement d'excellents techniciens du piano, mais des musiciens, pianistes et chefs, hautement inspirés.

    Quelques-unes de mes versions de référence :

    1. Earl Wild, Jascha Horenstein et le Royal Philharmonic (CHANDOS)

    Rachmaninov: Piano Concertos Nos. 1-4; Rhapsody on a Theme of Paganini

     

    2. Rafaël Orozco, exceptionnel pianiste espagnol trop tôt disparu, Edo de Waart et le Royal philharmonic orchestra (PHILIPS)

    Serge Rachmaninoff: Piano Concertos Nos. 1-4/Rhapsody On  A Theme By Paganini

     

    3. Le même Edo de Waart récidive quelques années plus tard avec le pianiste hongrois, Zoltan Kocsis, clair et nerveux (PHILIPS)

    Rachmaninoff: Complete Works For Piano And Orchestra

     

    4. La trop méconnue version de Kurt Sanderling et de Peter Rösel (BERLIN CLASSICS)

    Peter Rösel plays Various Piano Concertos

     

    Et bien sûr, la référence laissée par le compositeur lui-même. Ne pas hésiter à acquérir l'intégrale des enregistrements de Rachmaninov reparue dans un coffret très économique (RCA)

    Rachmaninov : L'intégrale des enregistrements (Coffret 10CD)

  • AIRS DU NORD

    C'est grâce à un chef, Petri Sakari - que j'ai depuis souvent invité à l'OPL - que j'ai découvert un orchestre (l'orchestre symphonique..d'Islande !) et des oeuvres passionnantes de compositeurs, injustement restés dans l'ombre de Sibelius: Leevi Madetoja et Uuno Klami.

    Madetoja: Orchestral Works

     

    Klami: Karelian Rhapsody; Kalevala Suite; Sea Pictures

     

    A découvrir et écouter sans modération. On peut commencer par la 2e symphonie de Madetoja, ou les Sea pictures de Klami. Mais une fois qu'on a goûté à ces univers, on ne cesse d'y revenir.

  • BIZET SYMPHONIE

    L'unique symphonie de Bizet est l'oeuvre d'un jeune homme de 17 ans et n'a été "découverte" que soixante ans après la mort de l'auteur de Carmen. L'oeuvre s'inspire ouvertement de Haydn et Schubert, et fait preuve d'une maîtrise confondante.

    J'ai découvert cette symphonie par l'ancienne - et toujours actuelle - version de Beecham avec un Orchestre National au son encore si identifiable (et à l'indiscipline notoire !) en 1959 (EMI)

    Bizet: Symphony in C; L'Arlésienne Suites

     

    Autre version qui a toute la légereté, la fluidité, l'élégance requises, celle de Neville Marriner et "son" Academy of St Martin in the Fields (EMI)

    Bizet: Symphony in C; L'Arlésienne Suites Nos. 1 & 2

     

    Enfin, une version réellement moderne, vive, aux couleurs franches, avec un orchestre sur instruments d'époque Les Siècles, dirigé par son chef fondateur François-Xavier Roth (MIRARE). Un modèle d'interprétation de la musique française (en complément de la Symphonie de Bizet, la ravissante petite suite  Jeux d'enfants et la Suite pastorale de Chabrier.

    Bizet : Symphonie En Ut Majeur - Jeux D'Enfants - Chabrier : Suite Pastorale

  • SZYMANOWSKI LE MAGICIEN

    Karol Szymanowski n'est pas encore assez fréquent dans les programmes de concert. Exotique ce compositeur polonais, qui a passé une grande partie de sa vie à Paris? En tous cas, rien de ce qu'il a écrit ne peut laisser indifférent. EMI vient de rééditer en un coffret super-économique les enregistrements que Rattle et Birmingham ont consacrés à ce compositeur, avec, notamment, la version moderne de référence du Roi Roger.

     

    On peut aussi acheter les très belles versions polonaises parues chez EMI Gemini et Naxos

     

    Szymanowski: Symphonies #2-4, Harnasie, 2 Mazurkas, Concert Overture in ESzymanowski: Symphony Nos. 2 and 3Szymanowski: Violin Concertos Nos. 1 & 2

  • SHEHERAZADE de RIMSKI-KORSAKOV

    L'OPL consacre ce jeudi un "Dessous des quartes", puis ses concerts de vendredi (Liège) et samedi (Charleroi) au chef-d'oeuvre de Rimski-Korsakov Shéhérazade.

    Occasion toute trouvée de faire ici une discothèque idéale tout à fait subjective, mais nourrie par une longue fréquentation de l'oeuvre (30 versions dans ma discothèque perso !). Une écoute comparée réserve bien des surprises, et mes choix ne correspondent pas vraiment au classement habituel des versions dites de "référence".

    Rimsky-Korsakov: Scheherazade; Arensky: Variations on a Theme by Tchaikovksy; Glazunov: The Seasons

     

    Svetlanov incontournable, mais dans cette version de studio enregistrée avec le Philharmonia (EMI), beaucoup plus que dans les autres versions Melodia ou Warner.

     

     

    Kondrachine bien sûr avec le Concertgebouw d'Amsterdam (PHILIPS)

    Rimsky-Korsakov: Scheherazade

     

     

     

    Bernstein, passionnant, démesuré mais phénoménal avec New York (SONY) et le violon solo de John Carigliano !

    Rimsky-Korsakov: Scheherazade; Capriccio Espagnol

     

     

    Ozawa le magicien des couleurs avec un orchestre de Boston en pleine lumière (DGG collection "éco").

    Rimsky-Korsakov: Sheherazade; Capriccio espagnol

     

     

    Ne pas oublier non plus la somptueuse et poétique version du grand Thomas Beecham avec "son" Royal Philharmonic, magnifiquement rééditée par EMI.

    Great Recordings Of The Century - Rimsky-Korsakov: Scheherazade; Borodin: Polovtsian Dances / Beecham, Royal Philharmonic Orchestra

    On peut aussi jeter une oreille sur les belles versions de Temirkanov, Maazel (Berlin), Ormandy (SONY) ou Muti (EMI). Je ne connais pas la version de Masur avec New York que J.M.Onkelinx conseille sur son blog ( http://jmomusique.skynetblogs.be/ ).

    En revanche, on sera surpris de ne pas trouver ici des noms qui me sont chers, Ansermet, Jordan, Karajan. Quelque immense admiration que j'aie pour ces chefs (les deux premiers surtout), je trouve leurs visions trop statiques.

     

     

  • BEETHOVEN ZIMERMAN BERNSTEIN

    Il n'y a pas une intégrale de référence des concertos pour piano de Beethoven, mais - comme pour les symphonies - une multitude d'approches, de visions passionnantes.

    La version qu'en ont laissée le tout jeune Krystian Zimerman, l'orchestre philharmonique de Vienne, et Leonard Bernstein (pour trois concertos sur cinq, le grand chef américain étant décédé avant de pouvoir boucler le cycle) est, de bout en bout, traversée d'une vitalité conquérante.

    Les disques de ces concertos ne sont pas toujours aisément trouvables...et toujours vendus au prix fort.

    Ludwig von Beethoven: Klavierkonzerte Nos. 3 & 4 [Germany]Beethoven: Piano Concerto No.5 'Emperor' [Germany]

    DGG vient de rééditer en DVD l'intégrale de ces concertos. Heureuse initiative !

    Beethoven: The Piano Concertos [DVD Video] 

     

  • ROSTROPOVITCH CHEF

    On n'a jamais tari d'éloges sur Mstislav Rostropovitch violoncelliste. La critique s'est, en revanche, souvent montrée dubitative sur ses talents de chef d'orchestre. Sans doute n'avait-il pas une technique de direction infaillible, mais c'est toujours un musicien qui s'exprime, qui parle la langue de ses origines. Deux rééditions en coffrets très bon marché en témoignent: les symphonies (avec les deux versions de la 4e) de Prokofiev enegistrées (très belle prise de son) avec l'Orchestre national de France (ERATO/WARNER) et les symphonies de Tchaikovski (+ Manfred, Roméo et Juliette et Francesca da Rimini) avec l'Orchestre philharmonique de Londres (EMI).

    Rostropovich Conducts Prokofiev

  • MOZART DIVERTIMENTI 136 à 138

    Mozart a écrit  trois "symphonies salzbourgeoises" classées par Köchel dans les "divertimenti" et portant les numéros 136, 137 et 138. De petits bijoux pour orchestre de chambre (des cordes exclusivement).

    J'aime deux versions, complètement extrêmes, celle, vraiment extraordinaire, spirituelle, vive, imaginative de Ton Koopman avec son orchestre baroque d'Amsterdam (ERATO), et celle de...Karajan avec ses cordes berlinoises : bien sûr, pas grand chose "d'authentique", un effectif qui doit avoisiner les 40 musiciens, mais c'est effectivement bluffant de faire atteindre un tel niveau de virtuosité collective à un ensemble aussi imposant, d'autant que Karajan prend des tempi hyper-rapides dans les mouvements vifs. Sûrement pas une "référence", mais la performance vaut l'écoute !

    Mozart: DivertimentiDivertimenti K 136 & K 138/11

  • ITZHAK PERLMAN

    Itzhak Perlman a été l'un des violonistes qui m'a le plus touché...au disque. Je ne l'ai jamais entendu en concert malheureusement. Il s'essaie aujourd'hui à la direcion d'orchestre, avec moins de bonheur semble-t-il.

    La mode dans le disque classique est à la réédition nostalgique. Avec les pochettes d'origine. Toutes les "majors" s'y sont mises. SONY/RCA ne déroge pas à la règle et propose un coffret de 10 CD, conscacré à une grande part d'enregistrements inédits ou jamais publiés en CD de Perlman.

    The Original Jacket Collection: Itzhak Perlman

    EMI ayant toujours été l'éditeur principal du violoniste, on ne trouve pas ici les grands concertos du répertoire. Mais, dans le désordre, de magnifiques sonates de Prokofiev (avec le tout jeune Ashkenazy au piano), un Concert de Chausson avec le quatuor Julliard et Jorge Bolet, excusez du peu, ou encore des duos de Mozart et Leclair avec Zukerman.

     

  • MELINA MERCOURI

    Je n'ai pas attendu le décès de Jules Dassin pour avouer mon admiration pour celle qui fut sa femme, sa muse, son actrice, Melina Mercouri. Bien sûr il faut revoir Never on sunday, mais j'aime avant tout la voix rauque, fêlée, durcie par le tabac, de cette grande dame grecque. On avait peine à trouver ses disques. Je viens de trouver, à la FNAC de Liège, une superbe réédition en deux CD, de toutes ses chansons, la plupart en grec, mais aussi celles qu'elle enregistra en français durant son séjour "obligé" dans l'Hexagone du temps des colonels.

    MELINA MERCOURI 8X10 B&W PHOTO

  • HAYDN OUVERTURES

    Je n'ai pas fini d'évoquer ici l'oeuvre et la discographie de Joseph Haydn, dont 2009 marquera le bicentenaire de la mort, et qui sera particulièrement à l'honneur de la prochaine saison de l'OPL.

    Si les opéras de Haydn sont moins connus - moins réussis aussi - que ceux de Mozart, les ouvertures de ces opéras sont de petits bijoux, comme des symphonies en miniature, et, étrangement, la discographie de ces ouvertures est très pauvre. Manfred Huss et son très bel ensemble baroque "Haydn sinfonietta" ont réalisé deux volumes magnifiques de ces ouvertures. A savourer sans modération !

    Ouvertures, Intégrale Vol.2

  • BRUCKNER SCHURICHT

    La prochaine saison de l'Orchestre philharmonique de Liège sera centrée sur Vienne. Je n'aurai que l'embarras du choix pour évoquer les références discographiques des Haydn, Beethoven, Brahms, etc.

    Poursuivant notre cycle Bruckner, nous proposerons deux grandes symphonies: la Troisième (dir.Theodor Guschlbauer) et la Neuvième (dir.Louis Langrée).

    L'occasion pour moi de mentionner ici - parmi cent autres versions que j'admire! - trois enregistrements exceptionnels, dont pour moi la version véritablement de référence de la 9e, de Carl Schuricht avec l'orchestre philharmonique de Vienne, captés dans une magnifique stéréo au début des années 1960.

    Les 8e et 9e symphonies ont été rééditées dans un double CD éco EMI, mais on ne les trouve plus guère que sur des sites de vente par correspondance ou dans des magasins de seconde main.

    Anton Bruckner: Symphonies 8 & 9

    Si vous les trouvez, achetez-les les yeux fermés!

    La 3e symphonie, toujours avec Vienne, était aussi disponible dans une collection économique publiée par EMI Allemagne. Je vois qu'elle a été rééditée par Preiser Records...et téléchargeable sur IStore.

    Bruckner: Symphony No. 3 

     

    Là aussi, à acquérir d'urgence !

     

  • BRAHMS : CONCERTO POUR PIANO N°2

    C'est toute une rubrique qu'il faudrait consacrer à une discographie comparée du second concerto pour piano de Brahms.

    J'aimerais juste mentionner ici trois versions qui ne sont pas les plus couramment citées comme des "références" et qui figurent dans les trésors de ma discothèque.

    1. La très belle version enregistrée par Sviatoslav Richter lors de son premier séjour aux Etats-Unis en 1959 avec Erich Leinsdorf et l'orchestre symphonique de Chicago, régulièrement rééditée sous étiquette RCA

    2. La non moins belle vision de Geza Anda, très grand pianiste s'il en fut, enregistrée au début des années 1960 avec... Karajan et le philharmonique de Berlin, rééditée récemment dans la collection "Originals" de Deutsche Grammophon

     

    3. Et enfin une version complètement disparue des circuits, que j'avais trouvée en Hollande dans une éphémère collection "Royal classics", et qui vient de reparaître dans le très imposant coffret Karajan/EMI: celle du pianiste allemand Hans Richter-Haaser, avec bien sûr Karajan et Berlin.

    J'ai aussi des concertos de Beethoven avec Richter-Haaser (et le tout jeune Kertesz). C'est exceptionnel.

  • Zemlinsky : Symphonie Lyrique

     Cela fait des années que, pour des raisons totalement incompréhensibles, la célèbre version de référence de la Symphonie lyrique de Zemlinsky, avec l'orchestre philharmonique de Berlin, dirigé par Lorin Maazel, et en solistes Julia Varady et Dietrich Fischer-Dieskau, est introuvable dans les magasins de disques.

    Mais elle vient subrepticement d'être rééditée sur IStore, donc téléchargeable. Une référence, absolument !

  • En toute liberté

    Je suis depuis longtemps passionné de musique - ce n'est guère original ! - et discophile (maintenant ITunes-ophile !) incorrigible.

    Au hasard de mes achats, de mes voyages, je découvre des disques, des "bonnes affaires", des références disparues, et j'ai envie, en toute liberté, de vous faire partager mes coups de coeur, mes enthousiasmes... et parfois mes coups de colère.

    Vous pourrez, à votre tour, par vos "commentaires" faire part de votre opinion, de vos propres "coups de coeur".

    Mais n'oublions jamais que rien, pas même le plus beau disque du monde, ne remplace le concert vivant, et le contact direct avec les musiciens.