L'OPL, dirigé par F.X. Roth, donnait, en clôture du festival VISA POUR L'EUROPE, l'intégralité du cycle de poèmes symphoniques "Ma Patrie" de Bedrich SMETANA. L'occasion de faire le point sur une discographie surabondante, après avoir été longtemps l'apanage des seuls Tchèques. Rafael KUBELIK reste, pour moi, le champion de ce cycle dont il a gravé au moins cinq versions au disque et laissé un "live" exceptionnellement émouvant, puisque c'était en 1990, au Printemps de Prague, le retour du grand chef tchèque exilé depuis 1948 dans sa mère patrie. 
Outre le live avec le Philharmonique tchèque (Supraphon) on retiendra la version DGG enregistrée à Boston et ORFEO avec "son" orchestre de la radio bavaroise. J'ai longtemps aimé la version de Karel Ancerl, avec la Philharmonie Tchèque (Supraphon), mais la réécoute s'avère ingrate, sèche de son et austère de conception. Parmi les non-Tchèques, Charles Mackerras est, ici, comme dans toute la musique tchèque, un interprète de première importance 
Le grand sibélien qu'est Paavo Berglund donne une vision splendide de "Ma Patrie", aidé par les sonorités exceptionnelles de la Staatskapelle de Dresde (EMI, disponible sous plusieurs étiquettes) James Levine et les Wiener Philharmoniker ne manquent pas de panache, même s'ils wagnérisent un peu trop ces partitions déjà puissamment orchestrées. |