20.04.2012
LE ROI DE LA VALSE
Ce n'est pas de saison, tant pis ! Mais on peut parler de la valse viennoise autrement qu'un 1er janvier et se réjouir de la parution d'un coffret EMI de 11 CD à petit prix, assez bizarrement intitulé: BALLROOM CLASSICS.
On n'a jamais fait mieux dans ce répertoire que l'ancien violon solo "historique" du Philharmonique de Vienne, Willi Boskovsky. Le chic, l'élégance, sans empois, sans lourdeur, tout sonne toujours juste et beau.
On connaissait déjà les deux anthologies consacrées à la famille Strauss, la première parue chez DECCA, la seconde enregistrée dans les années 80 avec un orchestre d'occasion formé des meilleurs éléments du Philharmonique et du Symphonique de Vienne, le Johann Strauss Orchester.

Le nouveau coffret EMI reprend les 6 CD du coffret Strauss mais regroupe quantité d'enregistrements parus séparément et aujourd'hui difficilement trouvables d'autres compositeurs contemporains ou épigones des Strauss: Lanner, Ziehrer, Millöcker, Lehar, Waldteufel, Suppé, Zeller, Komzak...
En inconditionnel de cette musique, je croyais avoir fait le tour de la discographie de Boskovsky, et je suis heureux de retrouver dans ce coffret des enregistrements que j'ignorais. On a donc vraiment ici une malle aux trésors. Et contrairement à l'habitude, un livret qui ne fait pas dans le cliché ou l'approximation mais qui décrit un contexte historique et musical, et n'use pas de la langue de bois concernant par exemple la dynastie Strauss.
Pour ce prix, un coffret INDISPENSABLE !
07:48 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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10.04.2012
HOMMAGE à ARMIN JORDAN
Armin JORDAN, disparu le 20 septembre 2006, aurait eu 80 ans ce 9 avril. Sauf erreur de ma part, aucun hommage particulier n'est prévu de la part de son éditeur historique, Erato, une des marques de Warner. On ne demande pas ce qu'EMI a fait pour un Karajan, la réédition intégrale en deux gros coffrets du symphonique d'une part, du lyrique d'autre part. Mais ça aurait de la gueule tout de même de proposer des rééditions économiques de manière plus systématique que les publications sporadiques que propose Warner.
Sans prétendre à une quelconque exhaustivité, on aimerait retrouver dans ces hypothétiques coffrets les grands domaines de prédilection du chef suisse, la musique française et Mozart. Mais aussi Mahler, Schumann, Mendelssohn, Prokofiev...




Il manque bon nombre de références aujourd'hui introuvables. En matière lyrique, Warner a un peu mieux travaillé en rééditant à petit prix pratiquement tous les opéras dont Armin Jordan a laissé des versions de référence :

07:34 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14.03.2012
MAGNIFICAT : CINQ SIÈCLES DE MUSIQUE SACRÉE
On aurait aimé saluer sans réserve la parution de ce gros coffret de 50 CD à petit prix, intitulé : MAGNIFICAT, CINQ SIECLES DE MUSIQUE SACREE.

Comme on le lira ci-dessous, la sélection est particulièrement pertinente, il n'y a que des oeuvres intégrales dans des versions de référence, récentes pour la plupart. Mais que vient faire dans un coffret de musique sacrée le tube de Carl Orff "Carmina Burana" ? Qui est certes sous-titré "Cantate scénique", mais depuis Bach et d'autres, on sait que les cantates peuvent aussi être profanes, et en l'occurrence Carl Orff a adapté un recueil de chansons plutôt paillardes du Moyen Âge ! Même interrogation sur la 8e symphonie de Mahler qui contient certes un "Veni Creator"...
Pour le reste que du très bon :
CD 1 : Oeuvres de ALLEGRI, LOTTI, BYRD, PALESTRINA, VICTORIA, TALLIS (The Sixteen, Gabrieli Consort, King's College Cambridge)
CD 2 : OCKEGHEM, Requiem, PALESTRINA, Missa Papae Marcelli (Westminster Abbey, Preston)
CD 3 : BYRD, Messes et fantaisies (The Cardinall's Musik)
CD 4 : VICTORIA, Officium defunctorum (Gabrieli Consort, McCreesh)
CD 5-6 : MONTEVERDI, Vêpres de la Vierge (Gardiner), PERGOLESE, Stabat Mater (Scholl, Bonney, Rousset talens lyriques)
CD 7 : SCHÜTZ, Vêpres de Noël (Gabrieli Consort, McCreesh)
CD 8 : CHARPENTIER, Te Deum, Messe de Minuit (Minkowski, Musiciens du Louvre)
CD 9 : PURCELL, Ode à Ste Cécile, musique funèbre de la Reine Mary (Gabrieli Consort, McCreesh)
CD 10 : VIVALDI, Gloria, Nulla in mondo (Kirkby, Preston, Academy of ancient music), BACH Magnificat (Schreier, orch.CPE Bach)
CD 11 : BACH, cantates BWV 106,140,147 (Gardiner)
CD 12-13 : BACH, Passion selon St Matthieu (Chailly, Gewandhaus Leipzig)
CD 14-15 : BACH, Passion selon St Jean (Gardiner)
CD 16-17 : BACH, Messe en si (Gardiner)
CD 18-19 : HAENDEL, Israël en Egypte, Coronation Anthems (Gardiner)
CD 20-21 : HAENDEL, Messie (Hogwood)
CD 22 : MOZART, Messe en ut, Messe du Couronnement (Hogwood)
CD 23 : MOZART, Requiem (Marriner), Ave verum corpus (Schreier)
CD 24 : HAYDN, Messe Nelson, Te Deum (Pinnock)
CD 25-26 : HAYDN, La Création (Gabrieli Consort, McCreesh)
CD 27 : BEETHOVEN, Missa Solemnis (Gardiner)
CD 28 : ROSSINI, Stabat Mater (Giulini)
CD 29-30 : MENDELSSOHN, Elijah (Paul Daniel)
CD 31-32 : BERLIOZ, L'enfance du Christ (Dutoit)
CD 33 : SCHUBERT, Messe D167 (Abbado), BRUCKNER, Te Deum (Jochum)
CD 34 : BRAHMS, Ein deutsches Requiem (Gardiner)
CD 35-36 : VERDI, Requiem, Pezzi sacri (Solti)
CD 37 : FAURÉ, DURUFLÉ, Requiem (Chung)
CD 38 : STAINER, Crucifixion (Guest, Cambridge)
CD 39-40 : WALTON, Belshazzar's Feast (Litton), ELGAR, The Dream of Gerontius (Britten), PARRY, Jerusalem (Hill)
CD 41 : MAHLER, Symphonie n°8 (Solti)
CD 42 : JANACEK, Messe glagolithique (Kempe), KODALY Missa brevis (Heltay)
CD 43 : RACHMANINOV, Vêpres (Krainev)
CD 44 : STRAVINSKY, symphonie de psaumes (Boulez), BERNSTEIN, Chichester psalms (Bernstein)
CD 45 : ORFF, Carmina burana (Thielemann)
CD 46 : POULENC, Gloria, Stabat Mater, Litanies à la Vierge Noire (Dutoit)
CD 47 : BRITTEN, War Requiem (Britten)
CD 48 : TIPPETT, A Child of our time (Davis)
CD 49 : WHITACRE, Light and Gold (Laudibus, King's Singers)
CD 50 : Oeuvres chorales de LIGETI, MESSIAEN, PÂRT, GORECKI, DURUFLÉ, TAVENER, BARBER (Guest)
14:11 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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27.02.2012
KEMPFF ENFIN !
On désespérait de voir enfin rendu à l'un des plus grands musiciens/pianistes du XXème siècle l'hommage qui lui est dû. Deutsche Grammphon pubie enfin dans un beau boitier l'intégrale des enregistrements pour piano solo de Wilhelm KEMPFF (1895-1991).
Certes on pouvait déjà trouver en coffrets à petit prix les Sonates de SCHUBERT, celles de BEETHOVEN (la version stéréo), ses SCHUMANN. Mais ici on a tout : des Bach miraculeux, des Mozart d'une tendresse infinie, des Liszt irréels, des Brahms et des Chopin (parus sous étiquette Decca) d'une sobriété qui n'interdit pas le romantisme.
On espère que DGG ne restera pas en si bon chemin et publiera les concertos de Mozart, Beethoven, même Schumann (tardif) qu'il a dans ses archives.
A chaque fois que j'écoute Kempff, je rends les armes, il EST la musique, la simplicité, la poésie, la culture allemande dans son arbre généalogique.

18:00 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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12.02.2012
DEBUSSY : MELODIES
Stéphanie d'Oustrac, Wolfgang Holzmair et Philippe Cassard viennent d'offrir au public liégeois une trentaine de mélodies de Debussy, couvrant toute sa période créatrice. De pures merveilles.
Qu'en est-il de la discographie de ce répertoire raffiné, sensuel, exigeant ?
Pour retrouver Philippe Cassard - qui est bien plus qu'un "accompagnateur" - on essaiera de retrouver un disque naguère réalisé avec Véronique Dietschy. J'aurais beaucoup plus de mal à recommander le dernier CD publié avec Natalie Dessay EMI). Pour les mêmes raisons d'allergie au timbre et à la diction, on évitera les Debussy de Barbara Hendricks.

Sandrine Piau et Jos van Immerseel (enregistrés d'ailleurs dans la Salle Philharmonique) offrent un superbe bouquet chez Naïve.

Pour qui cherche un timbre plus ombré, Nathalie Stutzmann est idéale, avec une partenaire d'exception en la personne de Catherine Collard, trop tôt disparue.

Il faut aussi (re)découvrir l'art de la grande Elly Ameling, qui fêtera ses 80 ans l'an prochain, et à qui EMI consacre un coffret de 8 CD dans sa collection ICON. On peut y entendre une quinzaine des plus belles mélodies de Debussy.

Dans les voix d'hommes, c'est d'abord l'inoubliable Bernard Kruysen qui a mes faveurs, même si ses disques sont devenus difficilement trouvables (Naïve serait bien inspiré de rééditer tout ce que Kruysen a laissé chez Valois, les Debussy bien sûr, mais les Duparc, Poulenc, etc.)

On ne saurait négliger Gérard Souzay, interprète exceptionnel de la mélodie française, mais dont le maniérisme peut parfois irriter.

09:22 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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04.02.2012
KARAJAN 60's
J'ignore pourquoi ce coffret de 82 CD n'a jamais été disponible en Europe, alors qu'il est remarquablement composé et passionnant à plus d'un titre. Ce sont les Japonais qui ont publié la totalité des enregistrements réalisés par Karajan pour la célèbre marque jaune dans les années 60, avec les pochettes microsillon d'origine.
Par rapport à tout ce qui a été déjà réédité (notamment en 2008, l'année du centenaire de la naissance du chef autrichien), assez peu d'inédits, mais plutôt amusants (comme des Marches ou la Musique pour un ballet de cavaliers de Beethoven).
Evidemment les premières intégrales des Symphonies de Beethoven et Brahms, les légendaires symphonies 4 à 7 de Sibelius, les concertos pour violon de Bach, Beethoven, Brahms, Sibelius, Tchaikovski avec l'incandescent et lumineux Christian Ferras.
Beaucoup de Mozart, mais à part les symphonies 29 et 33, surtout des Divertimenti où Karajan voulait manifestement prouver l'extraordinaire virtuosité d'ensemble de "ses" Berlinois", comme dans des Sonates pour cordes de Rossini.
Comme souvent, c'est dans des répertoires où il est moins attendu que Karajan fait des étincelles. Ainsi dans Stravinsky, un premier Sacre du printemps (qu'il refera en 1977), Apollon Musagète ou la Symphonie en ut, une 5e symphonie de Prokofiev à mettre en tête de la discographie pourtant abondante de cette oeuvre, idem pour une 10e symphonie de Chostakovitch, donnée en URSS puis enregistrée en présence du compositeur (comme pour le Sacre, Karajan réenregistrera l'oeuvre en "digital" au début des années 80), ou encore les versions les plus poignantes des 2e et 3e symphonies d'Arthur Honegger.
On peut se procurer ce très beau coffret sur les sites de vente par correspondance (il faut faire jouer la concurrence, le prix pouvant varier du simple au double !)
09:08 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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13.01.2012
WAND LE VETERAN
SONY a publié il y a un an un formidable coffret reprenant tous les enregistrements de Symphonies réalisés par Leonard Bernstein pour CBS : BERNSTEIN, THE SYMPHONY EDITION (en 60 CD !
Le même éditeur propose, à l'occasion du centenaire du grand chef allemand, Günter WAND, un coffret de même format, mais 28 CD seulement et 1 DVD, intitulé : Günter WAND, The great recordings.

Le chef, né en 1912 et décédé quasiment en activité en 2002, est l'archétype du Kapellmeister, dans son acception la plus noble. Il a très peu dirigé en dehors de son Allemagne natale, et de ses orchestres (la radio de Cologne, la radio de Hambourg, quelques invitations à la radio bavaroise, à Berlin...).
Le contenu de ce beau coffret (à moins de 60 €), les intégrales des Symphonies de Beethoven et Brahms (NDR Hambourg), Bruckner et Schubert (WDR Cologne), de Mozart les trois dernières symphonies, quelques danses allemandes et la Sérénade Posthorn (NDR Hambourg), de Schumann les symphonies n°3 et 4, de Tchaikovski les symphonies n°5 et 6 (NDR Hambourg), Pulcinella de Stravinsky, les Tableaux d'une exposition de Moussorgski, les fragments symphoniques du Martyre de Saint-Sébastien de Debussy, la Petite symphonie concertante de Frank Martin, les 5 pièces op.10 de Webern.
Il y a eu plusieurs autres versions, notamment avec Berlin, des "live" de telle ou telle symphonie de Bruckner ou Schubert.
On a cependant ici un beau panorama de l'art d'un chef qui privilégie la clarté, l'équilibre, sans lourdeur ni pathos, mais avec un sens de la grandeur et de l'architecture qui convient idéalement à Brahms et Bruckner.
J'ai personnellement le souvenir d'un premier disque Bartok jadis paru sous étiquette Musidisc. Apparemment disponible en téléchargement :

Ou fugitivement reparu en France, un enregistrement des débuts de la stéréo (1957) des 5e et 7e symphonies de Beethoven, toujours à Cologne.

19:00 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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22.12.2011
SVETLANOV EN MAJESTÉ
On n'a pas fini d'apprécier le talent de l'un des chefs les plus originaux du XXème siècle, le Russe Evgueni Svetlanov (1928-2002). Physique d'apparatchik soviétique, il n'a jamais eu, en Occident, l'aura d'un Kondrachine ou d'un Mravinski. Et pourtant il a laissé un prodigieux legs discographique - il avait l'ambition d'enregistrer toute la musique symphonique russe et il y est presque parvenu ! - L'essentiel a déjà été réédité notamment dans le cadre d'une Svetlanov Edition (Warner).
Pour l'heure je retiens deux coffrets particulièrement intéressants. Le premier est la réédition de versions majeures des trois grands ballets de Tchaikovski (Melodia) Casse-Noisette, Le lac des cygnes, La belle au bois dormant.

Un souffle, une poésie qui ont peu d'équivalents.
Scribendum (http://www.silveroakmusic.com/silveroak.html) propose un coffret de 20 CD regroupant des enregistrements déjà parus séparément sous ce label ou d'autres étiquettes, avec des références et des raretés dans le répertoire de Svetlanov, qui avait une curiosité sans limite. Qu'on en juge :
BEETHOVEN : Symphonies 3 et 5
BRAHMS : Symphonies (4)
BRUCKNER : Symphonie n°8
CHOSTAKOVITCH : Symphonie n°7 (deux versions studio et live 1978)
DVORAK : Symphonie n°9
ELGAR : Sea Pictures / Symphonie n°2
FRANCK : Symphonie
KHRENNIKOV : Symphonies 1-3
MOSSOLOV : Fonderies d'acier
RACHMANINOV : Symphonie n°2
RESPIGHI : Les pins de Rome / Les fontaines de Rome / Fêtes romaines
SAINT-SAENS : Symphonie n°3 "avec orgue"
STRAVINSKY : Le sacre du printemps
TCHAIKOVSKI : Symphonies (6) / Francesca da Rimini / La tempête / Roméo et Juliette / Ouverture 1812 / Marche slave / Sérénade pour cordes / Capriccio italien

08:10 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07.12.2011
Le Roi Art(h)ur
Il n'aimait pas qu'on mît un "h" à son prénom, orthographié à la polonaise. Son pays natal. Artur RUBINSTEIN est sans doute l'artiste qui m'a vraiment donné le goût de la musique dans mes jeunes années. Par ses mémoires, le film que Reichenbach lui a consacré en 1970, et bien sûr ses interprétations souvent inégalées de Chopin et de tant d'autres.
Aujourd'hui SONY/RCA publie un somptueux coffret de 144 CD et DVD, présenté comme The complete album collection.

Certes on a cédé à la mode des pochettes d'origine (et donc de disques très courts), mais l'ensemble est tellement exceptionnel et à un prix des plus raisonnables (moins de 200 euros !) qu'on ne va pas bouder son plaisir.
Un très bel ouvrage richement illustré de beaucoup de documents personnels, le détail complet des lieux, circonstances et dates d'enregistrement. Evidemment plusieurs doublons, ce qui permet de mesurer à la fois la permanence et l'évolution de l'art du pianiste.
Artur Rubinstein reste un modèle absolu de "naturel" - si tant est que cette notion ait un sens en musique - qui est à la fois respect de la partition et liberté souveraine des phrasés et des nuances. Pour Chopin, il demeure insurpassé.
C'est seulement sur le tard que Rubinstein s'est laissé convaincre d'enregistrer les chefs-d'oeuvre de la musique de chambre avec piano. Que d'émotion dans les Beethoven, Brahms et Schubert gravés avec Szeryng et Fournier, quelle splendeur dans les Mozart, Fauré, Dvorak, Brahms, Schumann captés avec les tout jeunes Guarneri, parfois d'une traite !
De précieux inédits aussi, 3 CD d'extraits de récitals donnés au Carnegie Hall en 1961. Son dernier récital en et pour Israël.
Le plus beau des cadeaux de cette fin d'année !
14:00 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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18.11.2011
LE CONCERTO POUR VIOLON DE KORNGOLD
Etrange et passionnante personnalité que celle d'Erich Wolfgang KORNGOLD (1897-1957). Enfant prodige à l'instar de son homonyme Wolfgang.... Amadeus Mozart, il compose dès l'âge de 12 ans et remporte un triomphe, à 23 ans, avec son opéra Die tote Stadt.
Comme tant d'autres, Korngold fuira Vienne et l'Europe devant la montée du nazisme et trouvera refuge à Hollywood, où ses dons exceptionnels vont apporter un éclat nouveau à la musique de film (Robin des Bois, L'aigle des mers, etc.). Mais le compositeur n'oubliera jamais la musique "sérieuse" et c'est pour le grand Jasha Heifetz qu'il écrit en 1945 un concerto pour violon qui porte le même numéro d'opus (35) et a la même tonalité - ré majeur - que celui de Tchaikovski !
Ce concerto pour violon est joué cette semaine par Alina Pogostkina et l'OPRL dirigé par Domingo Hindoyan et a été enregistré pour Naïve par Laurent Korcia, l'OPRL et Jean-Jacques Kantorow (un CD récompensé par un DIAPASON D'OR)
L'occasion de faire le point sur la discographie qui s'est considérablement enrichie ces dernières années.


Evidemment, la version du dédicataire et créateur est à écouter.
Dans l'ordre de mes préférences, à la fois pour la pureté et la chaleur du jeu, je place les versions suivantes :

Magnifique Gil Shaham dans un couplage finalement assez évident entre deux concertos "américains".
Même couplage, avec le concerto de Walton en prime, sous l'archet rigoureux et lumineux de James Ehnes :

Association plutôt surprenante de Brahms et Korngold dans la version très sensible de deux Russes, Nicolai Znaider et Valery Gergiev :

Les autres versions disponibles suscitent toutes des réserves. Anne-Sophie Mutter en fait des tonnes dans une oeuvre qui peut justement verser dans le cliché hollywoodien (DGG), Vadim Gluzman est un fabuleux et passionnant violoniste, accompagné à la va-vite par un Neeme Järvi peu soigneux (BIS), notre cher Renaud Capuçon ne nous a pas convaincu - et encore moins l'accompagnement terne et sans relief de Yannick Nézet-Séguin - dans un couplage audacieux, Beethoven et Korngold (VIRGIN).
Je n'ai pas écouté la récente version du violoniste tchèque qui monte, Pavel Sporcl, qui donne aussi le trop rare concerto de Richard Strauss (Supraphon), mais connaissant d'autres disques de ce talentueux artiste, celui-ci doit mériter un coup d'oreille !
18:55 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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06.11.2011
DECCA SOUND
Autant j'ai été plus que dubitatif sur l'utilité des deux coffrets que Deutsche Grammophon a publiés à l'occasion de son... 111e anniversaire (ça ne s'invente pas !), autant je trouve que le très beau coffret de 50 CD publié par DECCA sous le titre "The DECCA Sound" est d'une totale pertinence.
Pas véritablement d'inédit, mais des enregistrements qui, pour certains, étaient devenus difficiles à trouver, et surtout, pour les gravures les plus anciennes (fin des années 50, début 60) un magnifique remastering qui permet de redécouvrir la somptuosité légendaire des prises de son Decca de l'époque... sans le souffle de bande qu'on avait oublié de gommer sur les premiers CD réédités.
Des galettes avec pochette originale, mais copieusement complétées par rapport aux LP d'origine.

CD 1 ANSERMET Falla: Le tricorne • Debussy: Images
CD 2 ARGENTA España • Tchaikovski: Concerto pour violon
CD 3 ASHKENAZY Rachmaninov: Concerto 3 (dir. Fistoulari) • Sonate n°2
CD 4 ASHKENAZY Sibelius Symphonie n°1 • Moussorgski (orch.Ashkenazy!) : Tableaux d'une exposition
CD 5 BARTOLI (avec Andras Schiff) : Chansons italiennes
CD 6 BELL Concertos Barber, Bloch, Walton
CD 7 BLOMSTEDT R. Strauss: Eine Alpensinfonie
CD 8 BÖHM Bruckner 4
CD 9 BOSKOVSKY: New Year’s Day Concert 1979
CD 10 BRITTEN War Requiem
CD 11 CHAILLY Messiaen: Turangalîla-symphonie
CD 12 Kyung Wha CHUNG Bruch & Mendelssohn Concertos, Bruch Fantaisie écossaise
CD 13 CURZON Mozart: Piano Concertos 20 & 27 (dir. Britten)
CD 14 DOHNÁNYI Schoenberg, Berg & Webern
CD 15 DORATI Stravinsky: L’Oiseau de feu • Le Sacre du printemps
CD 16 DUTOIT Ravel: Ma Mère l’oye • Boléro
CD 17 FLEMING Opera scenes (dir. Solti)
CD 18 FREIRE Brahms: Concerto 1 • Schumann: Carnaval
CD 19 HAITINK Chostakovich Symphonies 5 & 9
CD 20 HOGWOOD Purcell: Dido and Aeneas
CD 21 Janine JANSEN Britten & Beethoven Concertos violon
CD 22 KARAJAN Holst: The Planets
CD 23 KATCHEN Bartók & Prokofiev Concertos 3 • Ravel sol M
CD 24 KERTÉSZ Dvorák: Symphonies 8 et 9
CD 25 KING’S COLLEGE CHOIR & ST JOHN’S COLLEGE CHOIR Haydn: Nelson Mass & Paukenmesse
CD 26 LARROCHA Granados: Goyescas • Falla: Noches en los jardines de España
CD 27 LEMPER Berlin Cabaret Songs
CD 28 LUPU Beethoven: Moonlight, Pathétique & Waldstein Sonatas
CD 29 MAAG Mendelssohn: A Midsummer Night’s Dream • Symphony 3
CD 30 MAAZEL Respighi: Feste Romane • Pini di Roma • Rimsky-Korsakov Shéhérazade
CD 31 MACKERRAS Janácek: Sinfonietta, Tara Bulba The Cunning Little Vixen Suite
CD 32 MARRINER Tchaikovski: Serenade • Souvenir de Florence
CD 33 MARTINON Ibert: Divertissement • Borodine Symphonie 2
CD 34 MEHTA Varèse Amériques • Ives symphonie 2
CD 35 MONTEUX Ravel: Daphnis et Chloë • Elgar: Enigma Variations
CD 36 MÜNCHINGER Bach: Magnificat • Cantatas 10 & 140
CD 37 NILSSON: Wagner: Der Ring des Nibelungen – scenes
CD 38 PAVAROTTI The Three Tenors in Concert 1990
CD 39 PAVAROTTI Puccini: Turandot – highlights
CD 40 PICKETT Susato: Dansereye
CD 41 ROGÉ Saint-Saëns: Concertos 2, 4 & 5 (dir. Dutoit)
CD 42 ROUSSET Pergolesi: Stabat Mater
CD 43 SCHIFF Bach: Goldberg Variations
CD 44 SOLTI Romantic Russia • Suppé 4 Ouvertures
CD 45 SOLTI Mahler 8
CD 46 SUTHERLAND/PAVAROTTI/HORNE Live from Lincoln Center
CD 47 TAKÁCS QUARTETT Beethoven: Quatuors opp.95, 130 & 133
CD 48 TEBALDI Puccini: La fanciulla del West – highlights
CD 49 WIENER OKTETT Mendelssohn: Octuor • Beethoven: Septuor
CD 50 WINCHESTER CATHEDRAL CHOIR / BRYN TERFEL Walton: Belshazzar’s Feast
11:26 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23.10.2011
BRAHMS : PREMIER CONCERTO POUR PIANO
Hélène Grimaud jouait ce samedi soir à Liège le 1er concerto de Brahms (avec l'Orchestre national de Belgique et Walter Weller). Oeuvre longue (plus de 50 minutes) et redoutable. Hélène Grimaud est d'ailleurs l'une des seules femmes pianistes que je connaisse qui surmonte les difficultés de ce concerto. Elle en a d'ailleurs laissé un très bel enregistrement avec le regretté Kurt Sanderling. J'ai beau chercher, je ne trouve dans la discographie aucune autre version féminine !

Comme l'a expliqué Jean-Marc Onkelinx sur son blog, l'oeuvre pose de multiples problèmes à ses interprètes. Ce qui peut expliquer qu'en concert on reste souvent frustré en tant qu'auditeur.
Au disque, les très bonnes versions ne sont pas légion non plus. Dans l'ordre de mes préférences :
L'indétrônable George Szell survolté, avec un Clifford Curzon souverain (et une prise de son parfaite)

Le même George Szell a laissé deux autres enregistrements passionnants, avec deux pianistes légendaires, Rudolf Serkin et Leon Fleisher.


J'évoque le chef d'orchestre en premier, tant le discours orchestral est essentiel (et sûrement pas réduit à un rôle d'accompagnement) dans cette vaste "symphonie concertante".
Autre version phénoménale, celle d'Arrau et Giulini captée au début des années 1960 (préférable au "remake" d'Arrau avec Haitink) :

On sautera sur l'occasion de trouver, rassemblés en un coffret tout récent, tous les concertos enregistrés par Radu Lupu pour Decca, et notamment un 1er de Brahms où le pianiste roumain est pleinement à son affaire.
Autre immense pianiste, contemporain de Lupu, Stephen Kovacevich (ex-Bishop) qui, à vingt ans d'intervalle, a gravé deux versions racées, nerveuses, magnifiquement accompagné par Colin Davis et Wolfgang Sawallisch.



On ne peut faire l'impasse sur la version hautaine, granitique et puissante de Gilels, qui bénéficie du formidable "accompagnement" de Jochum, Brahmsien d'exception :

J'aurais aimé recommander sans réserve les versions toutes récentes de pianistes que j'aime beaucoup, Cédric Tiberghien (chez Harmonia Mundi) et Nicholas Angelich (Virgin). Ils ne bénéficient malheureusement ni l'un ni l'autre de partenaires à la hauteur de leur inspiration (Belohlavek pour Tiberghien, Paavo Järvi pour Angelich).
18:51 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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30.09.2011
RICHARD STRAUSS
Deutsche Grammophon réédite en un coffret de 5 CD l'essentiel des enregistrements réalisés par Karajan des oeuvres symphoniques de Richard STRAUSS

On a sélectionné les versions les plus récentes de certaines oeuvres que le chef autrichien avait déjà enregistrées dans les années 1970. Prises de son supérieures et interprétations plus fouillées, moins clinquantes.
CD 1 : Ainsi parlait Zarathoustra, Don Juan, Concerto pour hautbois (Lothar Koch)
CD 2 : Don Quichotte (Antonio Meneses), Till Eulenspiegel, Danse des sept voiles de Salomé
CD 3 : Une vie de héros, Mort et transfiguration
CD 4 : Symphonie alpestre, Concerto pour cor n°2 (Norbert Hauptmann)
CD 5 : Vier letzte Lieder, Die heiligen drei Könige, Scène finale de Capriccio (Anna Tomowa-Sintow), Métamorphoses
La Philharmonie de Berlin est superlative. Très beau témoignage du dernier Karajan.
Ce coffret ne détrône pas la somme léguée par Rudolf Kempe à la tête du plus straussien des orchestres, la Staatskapelle de Dresde.

On peut aimer la rigueur altière de Karl Böhm, plus souvent exceptionnel dans les opéras que dans le corpus symphonique de Richard Strauss.

P.S. Comme me le fait remarquer l'honorable commentateur ci-dessous, il manque à ce palmarès sans doute le plus grand straussien du XXème siècle, Fritz Reiner, dont les enregistrements légendaires - dans une somptueuse stéréo des années 50 - ont justement été réédités il y a quelques mois dans un coffret très bon marché :

21:47 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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08.09.2011
CHARLES MUNCH
Dans la galerie des grands chefs du XXème siècle, Charles Munch n'occupe pas, à mon sens, toute la place qui devrait être la sienne. Une des premières. Et pas seulement pour le répertoire français - Berlioz, Debussy, Ravel - dans lequel il excellait bien sûr.
On est heureux de voir son éditeur historique, RCA, ressortir une partie importante de son legs discographique, les Beethoven, Brahms, Dvorak, Tchaikovski, etc. Dans des prises de son d'anthologie.

CD 1 : WAGNER, extraits du Ring et de Tristan et Isolde (avec Eileen FARRELL)
CD 2 : TCHAIKOVSKI, Symphonie n°4, Sérénade pour cordes
CD 3 : TCHAIKOVSKI, Symphonie n°6, Roméo et Juliette
CD 4 : TCHAIKOVSKI, Concerto pour violon (avec Henryk SZERYNG), Francesca da Rimini
CD 5 : DVORAK, Symphonie n°8, Concerto pour violoncelle (avec Gregor PIATIGORSKI)
CD 6 : MAHLER, Lieder eines fahrenden Gesellen, Kindertotenlieder (avec Maureen FORRESTER)
CD 7 : R.STRAUSS, Till Eulenspiegel, Don Quichotte (avec Gregor PIATIGORSKI)

BRAHMS: Symphonies 1, 2, 4, Ouverture tragique, Concerto pour piano n°1 (avec Gary GRAFFMAN), Concerto pour piano N°2 (avec Artur RUBINSTEIN) MENDELSSOHN: Symphonies n°3,4,5, Concerto pour violon (avec Jasha HEIFETZ), SCHUBERT: Symphonies n°2, 8, 9, SCHUMANN : Symphonie n°1, ouvertures de Manfred, Genoveva.

Incontournable évidemment, le coffret Berlioz/Munch
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16.08.2011
LES SYMPHONIES DE BEETHOVEN, D'AUTRES INTEGRALES
Les intégrales des symphonies de Beethoven ne se comptent plus, mais les critiques comme les guides discographiques en restent peu ou prou toujours aux mêmes "références", laissant de côté - injustement - des versions originales, moins célèbres, et pourtant de première qualité.
Ainsi on pourrait proposer comme alternative aux Furtwängler, Toscanini, Karajan, Klemperer, Norrington, Gardiner, la liste suivante. Sans ordre particulier de préférence.
PIERRE MONTEUX avec LONDRES et VIENNE (DECCA)

WALTER WELLER avec BIRMINGHAM (CHANDOS)

CHARLES MACKERRAS avec LIVERPOOL (EMI)

BRUNO WALTER (SONY)

THOMAS DAUSGAARD avec l'Orchestre de chambre suédois (SIMAX)

COLIN DAVIS avec la STAATSKAPELLE de DRESDE (reparution en septembre chez NEWTON Classics)

ANDRÉ CLUYTENS et BERLIN (EMI)

RICCARDO MUTI avec PHILADELPHIE (EMI)

HERBERT BLOMSTEDT avec DRESDE (BRILLIANT)

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08.07.2011
SAINT-SAËNS CONCERTOS POUR PIANO
L'avant-dernière Tribune des critiques de disques de France-Musique - l'émission est supprimée dans la grille de rentrée ! - diffusée le 27 juin dernier, était consacrée au 4e concerto pour piano de Saint-Saëns. François Hudry m'avait convié, avec Antoine Pecqueur et Rodolphe Bruneau-Boulmier, à l'écoute comparée de cette oeuvre.
L'occasion de faire le point ici de la discographie des 5 concertos que Camille Saint-Saëns a écrits pour son instrument de prédilection : le compositeur français était lui-même un pianiste extrêmement virtuose.
La version du 4e concerto qui nous a tous très heureusement surpris - virtuosité éclatante et poésie du pianiste, commentaire orchestral précis, raffiné et engagé - est celle de Jean-Philippe COLLARD et d'André PREVIN dirigeant le Royal Philharmonic. Prise de son de référence.

Immédiatement après, même si l'enregistrement sonne moins large et profond, une version justement remarquée à sa sortie, celle du fantastique pianiste anglais Stephen Hough et de l'orchestre de Birmingham dirigé par Sakari Oramo (Hyperion)

L'intégrale réalisée pour Decca par Pascal Rogé et Charles Dutoit est d'une neutralité insuffisante pour convaincre.

On ne peut malheureusement pas recommander les deux autres intégrales disponibles sur le marché, pour des raisons opposées d'ailleurs.
La version longtemps citée comme une référence, d'Aldo Ciccolini et de Serge Baudo avec l'Orchestre de Paris, souffre d'une prise de son épouvantable, d'un orchestre qui sonne souvent faux et brouillon. Même problème de prise de son catastrophique à Toulouse, avec l'orchestre du Capitole pourtant dirigé avec sa fougue habituelle par Michel Plasson, mais un pianiste vraiment pâle et peu inspiré, Philippe Entremont.

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23.06.2011
BACH AU PIANO
Depuis des décennies, on nous présente les interprétations de Bach par Glenn Gould comme le nec plus ultra. Son éditeur (CBS puis SONY) ne sait plus comment "rhabiller" ce précieux fond de catalogue. Dernier avatar en date ce coffret :

Personnellement je n'ai jamais supporté ce jeu proche d'une machine à écrire, prétendument "objectif".
D'autres pianistes se sont risqués à enregistrer Bach sur un piano moderne, avec des bonheurs divers.
On mettra en tête de liste la regrettée Tatiana Nikolaieva, l'une des rares Russes à s'être intéressée avec autant d'imagination que de talent à ce corpus formidable, notamment les deux livres du Clavier bien tempéré


Je ne partage pas du tout l'enthousiasme d'une certaine critique pour les Bach de Sviatoslav Richter, pourtant génial et immense interprète. Son intégrale du Clavier bien tempéré, maintes fois rééditée, est de surcroît très mal enregistrée.
En revanche, même si les moyens techniques ne sont plus ce qu'ils étaient, les Bach que Wilhelm Kempff a gravés au soir de sa vie sont pure poésie.


On n'a pas très envie de recommander l'intégrale du pianiste hongrois Andras Schiff, qui, tout à l'opposé de Glenn Gould, donne un Bach hyper-sophistiqué, presque romantique, manquant toujours de naturel et de simplicité.

Mais voici que le label néerlandais V.O.I.D. rassemble en un coffret de 20 CD à petit prix les gravures réalisées par le pianiste Ivo Janssen depuis une dizaine d'années et qui sont, en tous points, admirables. J'avais déjà signalé l'extraordinaire - pour moi la plus réussie - intégrale du Clavier bien tempéré, et lu avec plaisir que la critique française, anglaise et allemande avait partagé la même passion pour cet artiste qui est loin d'avoir la notoriété qu'il mérite.
Une occasion à saisir absolument si l'on veut goûter l'oeuvre de Bach écrite pour le clavier !

08:40 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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10.06.2011
DANSES SYMPHONIQUES
Je rebondis sur l'article que Jean-Marc Onkelinx consacre aux Danses Symphoniques de Rachmaninov sur son blog : http://jmomusique.skynetblogs.be/ .
Dernier opus du pianiste/compositeur, cette symphonie qui ne dit pas son nom, en trois "mouvements", est un chef-d'oeuvre, d'une redoutable difficulté en concert.
La discographie de ces "Danses Symphoniques" est aujourd'hui relativement abondante, mais peu d'interprètes ont su traduire toutes les facettes de l'oeuvre. En tête de liste, les indétrônables Kondrachine et Jansons.

(Sur ce CD Melodia, une autre version de référence d'un autre chef-d'oeuvre de Rachmaninov Les Cloches)

Juste après, on placera Svetlanov et Temirkanov.


Pour ce qui est de la jeune génération, les Vladmir Jurowski, Vassily Petrenko ou Tugan Sokhiev, ils passent malheureusement à côté des aspects tragiques de l'oeuvre : il suffit de comparer le début de la 2e Danse, une sorte de valse lente, qui s'ouvre sur une terrible sonnerie de trompettes. Qui doit être tout sauf jolie et propre : ce doit être grinçant, glaçant. Comme le fait Kondrachine.
On citera encore, mais pas au même niveau, les versions d'Ashkenazy (et du somptueux Concertgebouw d'Amsterdam) et d'Ormandy, l'interprète historique de Rachmaninov.


En dehors de ces versions orchestrales, il faut absolument écouter l'extraordinaire version pour 2 pianos due à Martha Argerich et Nelson Freire, captée "live" lors d'un récent festival de Salzbourg.

Et pour montrer, si besoin, qu'il n'y a pas de frontière entre les genres musicaux, on jettera une oreille à la délicieuse Night Waltz de cet autre chef-d'oeuvre qu'est la comédie musicale de Stephen Sondheim A little night music.

J'ignore si Sondheim s'est inspiré, consciemment ou non, de Rachmaninov, mais les parentés sont évidentes.
08:24 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15.05.2011
JOHANN STRAUSS EDITION
Au nouveau directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Liège, Christian Arming, natif de Vienne, on posait la question il y a quelques jours : "Que veut dire être Viennois"? Et lui de répondre qu'il ne savait pas ce qu'était un Viennois "authentique", puisque Vienne a toujours été au carrefour des cultures et des influences germanique, tchèque, hongroise, tzigane, etc...
S'il est un compositeur qui, plus que tout autre, illustre Vienne dans le monde entier, c'est Johann STRAUSS junior.
Depuis une vingtaine d'années, NAXOS a entrepris de graver l'intégrale de l'oeuvre du roi de la valse viennoise (et du reste de sa famille d'ailleurs, le père Johann, les frères Josef et Eduard). En parcourant l'imposant booklet du coffret de 52 CD qui vient de paraître, on mesure l'incroyable célébrité de la dynastie Strauss dans le monde entier, et la diversité d'inspirations de celui, Johann junior, que Wagner, Brahms et bien d'autres admiraient profondément.
Comme dans toute intégrale, tout n'est pas de la même eau, et il y a longtemps que les valses et polkas les plus célèbres ont bénéficié de versions de référence (Kleiber, Böhm, Krauss, etc.). Mais l'essentiel de ces disques a été gravé par des chefs familiers de ce répertoire (Alfred Walter, Michael Dittrich, Peter Guth, Christian Pollack, Franz Bauer-Theussl, etc...) avec des orchestres d'excellent niveau, comme les phalanges slovaques.
L'intérêt de ce coffret est aussi d'inclure les versions chantées, soit avec choeur d'hommes, soit par une soprano, de nombre de valses.

18:39 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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05.05.2011
BICENTENAIRE LISZT
Les années 2010 et 2011 sont fastes pour les éditeurs de disques... et les discophiles. Chopin, Schumann, Mahler, et maintenant Liszt, le prototype du musicien romantique.
Beaucoup de rééditions prévues, chez tous les grands éditeurs. La première salve vient - comme souvent - de BRILLIANT Classics.

Tout n'est pas du même niveau, mais ce ooffret de 30 CD (+ 1 CDRom comprenant le livret) comporte bien des pépites, et même des versions de référence, comme les introuvables Etudes d'exécution transcendante de Vladimir Ovchinikov. Et, pour ce qui est des oeuvres d'orchestre, beaucoup de grandes versions hongroises depuis longtemps indisponibles.
CD 1 : FAUST SYMPHONIE / Ferencsik
CD 2 : DANTE SYMPHONIE + A la chapelle SIxtine / Haenchen
CD 3-6 : Intégrale Poèmes Symphoniques / Joo
CD 7 : 2 Episodes du Faust de Lenau + Mephisto Valse n°2 + Soszat und Hymnus Fantasie / Joo
CD 8 : Oeuvre d'orgue / Kaiser
CD 9 : Messe solenelle de Gran / Ferencsik
CD 10 : Sonate + Sonnets de Pétrarque + Légende n°1 / Sun
CD 11 : Etudes d'exécution transcendante / Ovchinikov
CD 12-13 : Rhapsodies hongroises / Pizzaro
CD 14 : Transcriptions de Wagner / Campanella
CD 15 : Transcriptions de Verdi / Campanella
CD 16 : Transcriptions / Campanella
CD 17 : Malédiction + Fantaisie sur Lelio + De profundis / Lortie, Pehlivanian
CD 18 : Concertos + Totentanz / Freire, Plasson
Concerto n°3 op.posth. / Mayer, Vasary
CD 19 : Oeuvres pour piano et orchestre / Lortie, Pehlivanian
CD 20 à 30 Enregistrements historiques : Lazar Berman, Alfred Brendel, György Cziffra, Emil Gilels, Maria Yudina, Sviatoslav Richter, Vladimir Sofronitski, Earl Wild.
Il faut rappeler l'aventure de toute une vie du pianiste anglais Leslie Howard et la publication par Hyperion d'un coffret de 99 CD (!!) de l'intégrale vraiment intégrale de l'oeuvre pour piano de Liszt :

07:02 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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09.04.2011
LE FREISCHÜTZ
Les représentations ces jours-ci du Freischütz de Weber, dans la version en français de Berlioz, à l'Opéra-Comique de Paris (lire : http://rousseaumusique.blog.com/2011/04/08/un-freischutz-francais/ ) me donnent l'occasion de faire le point sur la discographie de cet opéra.
Considéré comme le premier grand opéra romantique allemand, le Freischütz de Carl-Maria von Weber est un chef-d'oeuvre incontestable, qui a bénéficié d'une magnifique discographie. Ci-dessous mes références...dans l'ordre de mes préférences !
D'abord Keilberth (1959) superbement enregistré, avec Berlin et la plus belle et émouvante Agathe qui soit, Elisabeth Grümmer (qui, elle, n'a pas la discographie qu'elle mérite !).

Ensuite, pour la fougue extraordinaire, la somptuosité de la Staatskapelle de Dresde, et le génie du chef Carlos Kleiber, la version enregistrée en 1973 (DGG) avec Gundula Janowitz

Enfin, Jochum et l'orchestre de la radio bavaroise, plus "classique" avec Irmgard Seefried, émouvante mais un peu tendue dans Agathe et surtout la merveilleuse Ännchen de Rita Streich (DGG)

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19.03.2011
CARMINA BURANA
Tandis que l'Orchestre philharmonique de Liège programme le "tube" de Carl Orff à la Salle philharmonique de Liège, on peut essayer de faire une sélection parmi les innombrables versions de CARMINA BURANA. A vrai dire, il n'est pas si aisé de réussir cette fresque, qui requiert non seulement des choeurs de premier plan, mais aussi trois solistes d'exception.
Les récentes versions de Daniel Harding et Simon Rattle sont décevantes.
J'en reviens, pour ma part, toujours à mes quatre versions favorites, celle de Jochum en tête :

Jochum y est souverain, à la tête des forces de l'opéra de Berlin, et les solistes insurpassés : Gundula Janowitz, Gerhard Stolze et Dietrich Fischer-Dieskau.
Exceptionnelle aussi, mais bien oubliée aujourd'hui, la version de Michael Tilson-Thomas, qui accentue la modernité de cette musique

Autres grandes réussites, à peu près contemporaines, celles de Riccardo Muti et d'Antal Dorati :


13:40 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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26.02.2011
BEECHAM EDITION
Il n'a pas la notoriété d'un Toscanini ou d'un Furtwängler ses contemporains. Pourtant Thomas Beecham, disparu il y a 50 ans, est un chef qui, dans ses répertoires de prédilection, reste insurpassé. Mélange d'élégance british, de raffinement, et toujours de justesse stylistique. Un grand amoureux de la musique française de surcroît : c'est toujours à sa version de Carmen de Bizet qu'on revient.
EMI publie plusieurs coffrets qu'il faut acquérir d'urgence, si on n'a pas déjà plusieurs versions de référence.

Tout dans ce coffret de 6 CD est absolument admirable : des versions de référence des Symphonies de Franck, Lalo, Bizet, de la Symphonie fantastique de Berlioz (petit détail amusant : quand on écoute au casque le 2e mouvement Un bal on entend distinctement un téléphone qui sonne dans la pièce à côté...), et Gounod, Saint-Saëns, Fauré, Delibes, etc.
Autre incontournable, sans doute plus exotique pour nos oreilles continentales, le coffret consacré à la musique anglaise, essentiellement Frederic Delius - un compositeur original qui a passé l'essentiel de son existence.. en France, auquel je consacrerai un billet sur rousseaumusique.blog.com )

Autre coffret plus composite, avec quelques joyaux :

Des versions très "modernes" de la 2e et de la 7e symphonies de Beethoven, de la rare Messe en do majeur et de la musique de scène des Ruines d'Athènes, surtout de parfaites 3e, 5e et 6e symphonies de Schubert, un magnifique Heldenleben de Richard Strauss, une grandiose Faust-Symphonie de Liszt, ou encore un beau couplage Brahms (2e symphonie, Chant du destin, ouverture académique)
Enfin, on doit mentionner un coffret Haydn/Mozart, les symphonies "londoniennes", les Saisons, les dernières symphonies de Mozart. Toujours élégant et stylé, mais pas indispensable.

08:44 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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04.02.2011
LE COFFRET OPL 50 BIENTOT REEDITE
Le coffret regroupant la quasi-intégrale des enregistrements de l'OPL paru en novembre 2010 ayant été rapidement épuisé, CYPRES et l'OPL ont décidé de le rééditer pour répondre aux nombreuses demandes insatisfaites.

Si vous voulez être informé en priorité de la réédition de ce coffret (50 ans, 50 CD, 50 euros !), inscrivez vous sur :
http://www.opl.be/news-article.html?tx_ttnews%5BbackPid%5D=18&tx_ttnews%5Btt_news%5D=415&cHash=a143ec2fe8
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04.01.2011
L'ENTENTE PARFAITE
Je ne peux pas résister au plaisir de parler de ce qui n'est pas encore une intégrale (mais qui va le devenir j'en suis sûr) des SONATES POUR PIANO ET VIOLON de BEETHOVEN. Captée "live" lors de récitals donnés au célèbre Wigmore Hall au début de l'année 2010 par Cédric TIBERGHIEN et Alina IBRAGIMOVA.
Le premier volume, très généreux (plus de 80 minutes de musique !) comportait 4 sonates (op.12/1, op.23, op.30/2 et 3), le second qui vient de sortir comprend l'opus 26 (le Printemps), l'opus 12/2 et l'opus 96.
C'est, à mes yeux (et à mes oreilles !), l'une des plus belles réussites au disque de ce corpus essentiel.. et si difficile de Beethoven. La prise de risque, la virtuosité des deux interprètes, leur parfaite entente, le rayonnement de leur jeu, sont en tous points admirables.
Précipitez vous sur ces précieux disques (vendus à petit prix de surcroît).


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27.12.2010
LES SYMPHONIES DE SCHUMANN
Un point sur l'abondante discographie des Symphonies de SCHUMANN, avant que ne s'achève l'année du bicentenaire de sa naissance. Pour une fois on fera un classement, très subjectif, des versions à garder dans une "discothèque idéale", et de celles qu'on peut éviter même si elles sont signées d'illustres chefs.
Les Anglais republient au compte-gouttes les légendaires bandes Westminster, gravées à Londres au milieu des années 50. Une stéréo parfaite, un rendu un peu sec, voire acide. Dans ce cadre on (re)découvre une intégrale des symphonies de Schumann due à Adrian Boult, qu'on n'attend pas vraiment dans ce répertoire. Tout à fait étonnant, des tempi légers, souvent très rapides (peut-être les plus vifs de toute la discographie). Rien de pesant, ni de "germanique".

On aime beaucoup les deux versions Bernstein, avec une préférence pour les gravures new-yorkaises (notamment une 3e Rhénane d'anthologie).


Grandeur et pudeur se côtoient dans la très belle vision d'Armin Jordan et de son Orchestre de la Suisse Romande (qu'on trouve soit sous étiquette WARNER/APEX soit sous CASCAVELLE)
J'aime beaucoup la fraîcheur de la vision du jeune Zubin Mehta et la sonorité inimitable des Wiener Philharmoniker

En revanche, quelle raideur, quelle énergie sans poésie chez Solti avec les mêmes Philharmoniker

Autre déception, Karajan, qui monumentalise ces symphonies, leur donnant un poids et un empois qui n'ont rien de fébrile ni de romantique

A force de tenir toujours une sorte de juste milieu, Kubelik nous ennuie vite

Reste Sawallisch, sauvé par la somptuosité de la Staatskapelle de Dresde, trop souvent prévisible et un peu timoré. Même si le tout a de l'allure, et en particulier l'Ouverture, Scherzo et Finale, dont on a ici la version de référence.

22:25 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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06.12.2010
MAHLER PAR INTERNET
Il me semble que c'est une première : DEUTSCHE GRAMMOPHON publie un coffret de l'intégrale des symphonies de MAHLER composée d'après les votes des internautes ! THE MAHLER PEOPLE'S EDITION.

Abonné à la newsletter d'Universal, je me rappelle avoir été sollicité, il y a quelques mois, de faire mon choix parmi les nombreuses versions du catalogue DGG/DECCA/PHILIPS. Je n'ai pas voté, mais ce coffret ne manque pas d'originalité ni de pertinence. A ce prix, c'est une aubaine.. et un beau cadeau pour les fêtes de fin d'année.
Détail du coffret :
CD 1 Symphonie n°1 / Kubelik orch.radio bavaroise
CD 2 Symphonie n°2 / Cotrubas, Ludwig, Mehta, orch.phil. Vienne
CD 3-4 Symphonie n°3 / Larsson Abbado orch.phil. Berlin
CD 5 Symphonie n°4 / Mathis, Karajan orch.phil. Berlin
CD 6 Symphonie n°5 / Bernstein orch.phil. Vienne
CD 7-8 Symphonie n°6 / Bernstein orch.phil. Vienne
CD 9 Symphonie n°7 / Bernstein orch.phil.Vienne
CD 10 Symphonie n° 8 / Auger, Harper, Minton, Popp, Watts, Kollo, Shirley-Quirk, Talvela, Solti orch.symph. Chicago
CD 11-12 Symphonie n°9 / Giulini orch.symph.Chicago
CD 13 Symphonie n°10 / Chailly orch.radio Berlin
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23.11.2010
VIEUXTEMPS : LES SEPT CONCERTOS POUR VIOLON
Les sorties se suivent et ne se ressemblent pas. Quoique...
Après le coffret des 50 CD de l'OPL - qui devrait être disponible cette semaine dans tous les points de vente habituels après un peu de retard dans la distribution - sort un coffret de 3 CD des CONCERTOS POUR VIOLON de VIEUXTEMPS.

Cette publication est originale à plus d'un titre.
On y trouve les sept concertos qu'Henry Vieuxtemps(1820-1881) a écrits pour son instrument et qui lui valurent non seulement la célébrité en Europe (et en Amérique) mais aussi l'admiration de ses contemporains comme Berlioz. Vieuxtemps est un peu passé de mode dans les salles de concert et au répertoire des violonistes.
Au cours d'un déjeuner à l'été 2009 avec Bernard de Launoit, président du comité exécutif de la Chapelle musicale Reine Elizabeth, celui-ci me fait part d'un projet un peu fou : faire enregistrer à la "crème" des violonistes élèves ou anciens élèves de la Chapelle l'intégrale des concertos de Vieuxtemps. Il me parle d'un orchestre étranger avec lequel il est en contact. Je lui réponds que je ne vois aucun autre orchestre plus qualifié que l'orchestre de Liège pour cette entreprise ! Nous trouvons une période - juillet 2010 -, nous nous mettons d'accord sur le chef capable (et disponible !) de mener à bien un projet délicat, la plupart des solistes ayant très peu d'expérience.
Augustin Dumay parraine le projet et viendra personnellement superviser l'enregistrement. En juillet, dans le cloître du Musée de la Vie Wallonne à Liège, on donnera deux des sept concertos dans le cadre de "L'orchestre l'été".
Aline Blondiau, aux commandes de la prise de son, a une fois de plus réalisé des prodiges.
Voici le détail des oeuvres et des interprètes
Henri Vieuxtemps Henri Vieuxtemps Henri Vieuxtemps Henri Vieuxtemps Henri Vieuxtemps Henri Vieuxtemps Henri Vieuxtemps
Concerto n° 1 en mi majeur, pour violon et orchestre, op. 10
Vineta Sareika, violon
Concerto n° 2 en fa dièse mineur, pour violon et orchestre, op. 19
Hrachya Avanesyan, violon
Concerto n° 3 en la majeur, pour violon et orchestre, op. 25
Nikita Boriso-Glebsky, violon
Concerto n° 4 en ré mineur, pour violon et orchestre, op. 31
Lorenzo Gatto, violon
Concerto n° 5 en la mineur, pour violon, op. 37
Yossif Ivanov, violon
Concerto n° 6, pour violon et orchestre
Jolente De Maeyer, violon
Concerto n° 7, pour violon et orchestre, op. 49
Harriet Langley, violon
07:55 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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15.11.2010
OPL 50 ANS
Cyprès publie ces jours-ci un imposant coffret de 50 CD marquant le 50ème anniversaire de l'Orchestre philharmonique de Liège et comprenant la quasi-totalité des enregistrements parus en disques et en CD.

Beaucoup d'inédits ou d'enregistrements indisponibles depuis longtemps. Un répertoire impressionnant.
Le détail de ce coffret :
CD 1 : JONGEN Concerto pour harpe (Flour/Quinet), FRANCK, Le chasseur maudit, les Eolides, Variations symphoniques, les Djinns (Ciccolini/Strauss)
CD 2 : FRANCK Psyché, JONGEN Troisième suite (Strauss)
CD 3/4 : JONGEN Passacaille et gigue (Quinet), GOSSEC, Grande messe des morts, Symphonie à 17 parites (Houtmann)
CD 5 : BRAHMS 21 danses hongroises, KODALY Hary Janos (Strauss)
CD 6/7 : KERSTERS Ulenspiegel de Geus (Doneux), GRETRY Danses villageoises, Céphale et Procris, etc. (Strauss)
CD 8 : MARCHES CELEBRES, ENESCO Rhapsodies roumaines 1 et 2 (Strauss)
CD 9 : DE GREEF, GRIEG, Concertos pour piano (Vanden Eynden/Bartholomée)
CD 10 : FRANCK Symphonie, VILLA LOBOS, Chôrôs XII (Bartholomée)
CD 11 : SCHUBERT Symphonie n°10 (Bartholomée)
, JONGEN, symph.concertante orgue (Schoonbroodt/Defossez)
CD 12 : Richard STRAUSS Eine Alpensinfonie (Bartholomée)
CD 13 : MAGNARD Hymne à la Justice, BUSONI Nocturne symphonique, DUPUIS Macbeth, SIBELIUS Tapiola (Bartholomée)
CD 14 : POUSSEUR Couleurs croisées, ROBERT Aquatilis (Bartholomée)
CD 15 : LEKEU Barberine, 1ere étude symphonique, 2e étude symphonique, fantaisie sur deux airs populaires angevins, adagio (Bartholomée)
CD 16 : LEKEU 2e étude symphonique, fantaisie sur des cramignons liégeois (Strauss) Ophélie, Epithalame, Larghetto pour violoncelle, fantaisie sur des cramignons liégeois, Chant lyrique pour choeur et orchestre (Bartholomée)
CD 17 : LEKEU Andromède, introductions symphoniques aux Burgraves (Bartholomée)
CD 18 : TOURNEMIRE symphonie n°7 (Bartholomée)
CD 19 : TOURNEMIRE symphonie n°3, BRAHMS/SCHOENBERG quatuor op.25 (Bartholomée)
CD 20 : BRAHMS danses hongroises 1,3,10, TOURNEMIRE symphonie n°6 (Bartholomée)
CD 21 : TOURNEMIRE symphonies n° 5 et 8 (Bartholomée)
CD 22 : VAN ROSSUM concertos violon 1 et 2, Epitaphe (Zazofsky/Bartholomée)
CD 23/24/25 : MOZART, concertos violon, symphonie concertante, adagio, rondos (Pasquier/Bartholomée), DVORAK, symphonie n°7 (Bartholomée)
CD 26 : SIBELIUS Légendes op.22, concerto violon (Pasquier/Bartholomée)
CD 27 : POUSSEUR Dichterliebesreigentraum (Bartholomée)
CD 28 : BIARENT Trenmor, Symphonie, Sonnets pour violoncelle (Dewez/Bartholomée)
CD 29 : VIERNE Symphonie, poème pour piano (Kerdoncuff/Bartholomée)
CD 30 : VIEUXTEMPS Concertos pour violon n°6 et 7, Greeting to America (Poulet/Bartholomée)
CD 31 : VIEUXTEMPS Fantasia appassionata violon (Jongen/Cartigny), LEDUC ouverture d'été, le printemps, symphonie op.29 (Bartholomée)
CD 32 : BOESMANS Concerto pour violon, Concerto pour piano, Conversions (Piéta, Mercenier / Bartholomée)
CD 33 : BIARENT Poème héroïque, Rhapsodie wallonne pour piano, Contes d'orient (Andersen/Bartholomée)
CD 34 : BARTHOLOMEE Fredons et tarabusts, Humoresque (Bartholomée)
CD 35 : SOURIS Danceries de la Renaissance française, Symphonies, le marchand d'images (Baton)
CD 36 : MATHIEU Freyhir (Haeck), RENS Espace-temps (Bartholomée)
CD 37 : KELTERBORN concerto pour violoncelle (Monighetti/Krenz) DUTILLEUX, Tout un monde lointain, CAPLET Epiphanie (Coppey/Rophé)
CD 38 : ESCAICH concerto orgue, 1ere symphonie, fantaisie concertante piano (Latry, Le Guay/ Rophé)
CD 39 : LALO ouverture du Roi d'Ys, concerto violoncelle, symphonie sol mineur (Cohen/Haeck)
CD 40 : JONGEN Comala, Clair de Lune (Haeck), MERNIER An die Nacht (Delcampe/Davin)
CD 41 : SCHUMANN concerto violoncelle (Gastinel/Langrée), LISZT concertos pour piano (Le Guay/Langrée)
CD 42 : POULENC concerto piano, concerto 2 pianos, Aubade (Le Sage, Braley / Denève)
CD 43 : MOZART oeuvres pour cor et orchestre (De Marchi/ Haeck)
CD 44 : DUPUIS Pour un drame, Macbeth, concerto, légende, poème pour violoncelle, suite en ré majeur, prélude et danse pour violon (Piéta,Cohen / Haeck)
CD 45 : FRANCK, CHAUSSON Symphonies (Langrée)
CD 46 : RAVEL concertos piano, SCHULHOFF concerto piano n°2 (Le Guay/Langrée)
CD 47 : MOZART concerto clarinette, WEBER concerto clarinette n°1, ROSSINI Introduction et variations (Votano/Langrée), BRUCH double concerto alto clarinette - extrait - (Votano,Thorette/Rophé)
CD 48 : JONGEN symphonie concertante orgue, SAINT-SAENS, symphonie n°3 (Latry/Rophé)
CD 49 : MILHAUD Le Carnaval d'Aix, concerto clarinette, concerto batterie, Scaramouche (Meyer,Le Sage, Verschraegen, Moretti/Meyer), DUSAPIN Uncut, solo n°7 (Rophé)
CD 50 : Léo FERRE muet, Génération2001/Rap Odyssée, Miam Monster Miam (L'origine du monde)/Haeck
23:25 Écrit par Jean-Pierre Rousseau dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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13.11.2010
MACKERRAS ET LA MUSIQUE TCHEQUE
On trouve encore à Praque quelques (rares) magasins de disques, bien pourvus en musique "nationale". SUPRAPHON a eu la bonne idée de rendre hommage au grand chef australien Charles MACKERRAS, récemment disparu. Le chef, né en 1925 et mort le 14 juillet dernier, nourrissait depuis sa jeunesse une authentique passion pour le répertoire tchèque, il avait eu la chance de se former à Prague auprès de Vaclav Talich.
On sait qu'il a fait oeuvre de pionnier en enregistrant pour DECCA, et avec le Philharmonique de Vienne, des versions de référence de la plupart des opéras de Janacek.
Dans les vingt dernières années, il avait noué une relation particulière avec les orchestres pragois (une intégrale des symphonies de Mozart avec l'orchestre de chambre de Prague) et singulièrement la Philharmonie tchèque. En est résultée toute une série de magnifiques disques consacrés à Dvorak, Smetana, Martinu et Janacek. SUPRAPHON vient de rééditer ce legs en deux coffrets.

Ce coffret contient :
CD 1 : DVORAK Danses slaves
CD 2 : DVORAK Variations symphoniques, symphonie n°6
CD 3 : DVORAK symphonies 8 et 9
CD 4 : DVORAK Légendes, scherzo cappricioso, Dans la nature
CD 5 : DVORAK L'ondin, la sorcière de midi, le rouet d'or, la colombe
CD 6 : SMETANA, Ma Patrie

Ce second coffret comprend :
CD 1 : JANACEK, Jalousie, suite de la Petite renarde rusée, Sarka, Taras Bulba
CD 2 : JANACEK, suite de Katia Kabanova, Schluck und Jau, Sinfonietta
CD 3 : JANACEK, Messe glagolithique, Amarus
CD 4 : MARTINU, suite de Juliette, Messe militaire, double concerto, les Fresques de Piero della Francesca
DVD JANACEK, Messe glagolithique, Jalousie, Taras Bulba
17:53 Écrit par Jean-Pierre Rousseau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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